En 1708 par conséquent
3. On a vu que c'est chez ce tailleur que de Guigues mangeait : il estimait beaucoup le prêtre dont il a loué « la bonté et la sainteté ».
4. Détail nouveau : mais l'intérêt est que cet ouvrage, dont j'ignore ce qu'il était, appartient à la littérature que M. de Saci a eu le tort — et comme Sainte-Beuve le déplore! — d'avoir commencée par ses Enluminures publiées en janvier 1654 et destinées à répondre à l'Almanach que les Jésuites venaient de publier en décembre 1653 sous le titre de Déroute et confusion des Jansénistes. Qu'il fût outrageux, Sainte-Beuve en convient : mais la réponse de Saci fut, dit-il, sa seule fausse démarche, contraire à l'esprit de Saint- Cyran et digne d'être sévèrement jugée.
de l'Evoque. Il lui a dit que les femmes du village avaient en mains Vlmitation, les Psaumes, un Psautier français traduit de l'hébreu, le Nouveau Testament d'Amelot; qu'elles n'avaient aucune connaissance du Testament de Mons ' ; qu'il les a priées de cacher « ces livres en son absence afin de les soustraire au chirurgien ». D'autre part il ajouta dans sa visite à Monseigneur qu'il avait le Testament de Mons, « le manifeste en vers burlesques contre la traduction de Mons » , la critique d'une thèse théologique « soutenue sous les P. P. Jésuites » à Lyon et en 1681 ^ une vieille bible déchirée qu'il avait retirée à une protestante convertie au catholicisme, une ordonnance d'un ministre de Genève prescrivant un jeune extraordinaire à l'occasion de la Révocation de l'Edit de Nantes, un psautier noté^ Il a remis à Monseigneur les ouvrages suspects.
Maintenant il produit l'autorisation du Vice-Légat et dit qu'il ignorait que ces actes, même s'ils viennent de Rome, n€ pussent être utilisés en France qu'après avoir été visés par les Ordinaires. L'official est venu à Tourettes le 19 avec le promoteur et le secrétaire de l'Evêque. Ils ont dressé deux inventaires des livres qu'il avait. Les uns furent portés chez le vicaire de Tourettes et de là, par une fille, à l'Evêché. Les autres lui furent laissés : toutefois l'Evêque envoya presque aussitôt chercher « la Morale chrétienne rapportée aux instructions que J.-C. nous a données dans VOraison dominicale ». De Guignes ignorait qu'il y eût chez lui des livres défendus, et croyait le Testam,ent de Mons imprimé à Lyon « et avec la permission des gens du roi » ; il a connu « en août dernier » * la
1. Tontes* non, mais quelques-unes en connaissaient certaines parties.