Cognet, chap. IV, 1 et
3. Il prit possession, par procureur, du siège de Vence le 5 décembre 1653 et personnellement le n. Son successeur à Grasse fut sacré à Paris le 25 janvier 1654.
taej du livre de Janséiiius ' ». Los évoques reçoivent la bulle ; quelques-uns y joignent des explications, comme Gondi'in, archevêque de Sens, qui les rétracta ensuite ; les Assemblées du clergé ne s'occupent que de l'acceptation de la bulle de 1653. Godeau fut député par ses collègues de la province d'Embrun à celle de 1655 qui, convoquée pour mai, ne s'ouvrit qu'à la fin d'octobre à Paris et se prolongea en 1657 -. 11 n'avait voulu joindre sa signature ni à la requête par laquelle l'évêque de Vabres, Isaac Habert, avait en 1650 demandé au Pape de condamner les cinq propositions que la Sorbonne venait de tirer des sept que Cornet avait dénoncées, ni à la lettre par laquelle onze évoques, voyant que quatre-vingt-cinq de leurs collègues venaient de signer la supplique de M^"" Habert, s'adressèrent directement au Saint-Père « par un penchant secret », dit M. l'abbé Cognet, « pour le jansénisme ou par un sincère esprit de conciliation » ^ Godeau écrivit personnellement au Pape, demanda que les deux partis fussent écoutés à Rome, s'entendit avec les évêques d'Orléans, de Valence, de Châlons et d'A.gen pouV que les doctrines augustiniennes fussent soutenues auprès du Saint-Siège, sut que le Pape avait froidement reçu sa lettre. Il assista à la réunion des évêques de juillet 1653, dit que la bulle Cum occsisione n'aurait pas été acceptée si les évêques n'eussent craint de passer pour jansénistes ^ refusa de rédiger la lettre de remerciements au Pape% accepta de composer la circulaire invitant les évêques de France à accepter la bulle ; il protesta contre les expressions, « qu'il trouvait trop fortes » ^ des remerciements rédigés par
1. Voir plus loin ce que nous en disons d'après le chapitre X de la thèse de M. Cognet.
2. Cognet, p. 2.'k). Il y en avait eu une à Paris en 1650-51.
3. Cognet, p. 30J. Tout le chapitre X de sa thèse (p. :W à 349) est consacre aux rapports de Godeau avec le Jansénisme. Que nous y fassions de considérables emprunts, inutile de le dire.