‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 152 sur 190 · Id · texte numérisé non relu

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hommes seicheront de crainte, que les puissances du ciel et les fondem(en)ts de la terre, c'est à dire, les plus grands saints et les plus grands roys seront dans d'étranges agitations, qu'ils en auront l'esprit com(m)e troublé, qu'ils ne scauront plus oîi ils en seront, que tout frémira, tout tremblera, jusqu'à ceux qui n'auront nul sujet de crainte, Arescentibus hominibus prae timoré et expectatione quae universo orbi \

Mais si le son des trompettes, si la vue du ciel et de la terre réduites en cendres, si la voix des Anges qui citeront les morts au tribunal redoutable, si l'attente de J. C. doit causer une si grande frayeur, que sera-ce, lorsque le ciel s'ouvrant tout d'un coup, le souverain juge paraîtra sur un nuage embrazé, portant dans ses yeux et sur son front toutes les marques d'un implacable courroux? Pour moi, j'avoiie que mon esprit se perd et se confond dans ces pensées, et je n'ay point de paroles pour les exprimer. Ecoutez seulement la description qu'en fait saint Jean dans son Ajjocalipse.

J'ay vu, dit-il, le redout(able) juge de tous les hom(m)es, je l'ai vu au milieu de cette pompe terrible en laquelle il jugera les vivans et les morts; et cet éfroyable spectacle m'a fait tomber com(m)e mort à ses pieds ; il étoit sous la figure d'un hom(m)e, non pas d'un homme plein de douceur et de bonté, tel qu'il étoit autrefois sur la terre, mais d'un hom(m)e environné d'éclat et de majesté, d'un hom(m)e animé d'une juste fureur, d'un hom(m)e qui ne respire que le sang et la vengeance; ses yeux en courroux jettoient de tous cotez de regards de feu ; son visage paraissoit un soleil dans tout son éclat, dont la vive lumière perçant jusqu'au fonds des cœurs en découvroit les crimes les plus cachez ; le son de sa voix ressembloit à ces rugissemens

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