‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 160 sur 190 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Conclusions du promoteur. — Dernier interrogatoire. Sentence contre l'abbé de Guigues.

Le 25 septembre, le promoteur rédige ses conclusions définitives. Il demande que de Guigues « pour réparation » signe le formulaire dressé « par nos seigneurs du clergé de France en suite des brefs et constitutions de NN. SS. Innocent X, Alexandre VII et Clément XI à présent siégeant » ; qu'il soit interdit pour un an, que huit jours après la sentence il se retire dans un séminaire que lui indiquera Tévêque, qu'il y jeûne tous les vendredis et y récite tous les samedis les Psaumes de la Pénitence, etc.. Nous voici au cinquième et dernier acte du procès.

Le 27 a lieu l'interrogatoire « (der)rière le bureau ». M^"" de Crillon le dirige dans l'évêché ; mais il est cette fois assisté de Jean-Paul Tliéas d'Andon, docteur de Sorbonne, chanoine et archidiacre de Grasse', et de Honoré Bernardy, avocat à la cour de Grasse.

Celui-là était un personnage à Grasse. Sa place au chœur avait été fixée par une ordonnance de M^"" de Verjus, datée du 18 avril 1704. Néanmoins il continua à occuper la première après celle du cabiscol du côté de la chaise épiscopale ; il ne devait siéger, en vertu de son ancienneté, qu'à la seconde après celle du cabiscol. Ordre spécial lui fut donné par l'évêque de Grasse, le 24, de l'occuper sous peine d'interdit. Théas protesta et dit qu'il siégerait, sans approuver la mesure de M^' de Verjus, à la place dont il

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