Voir plus haiit ce que nous avons dit de Denis Talon
3. Ses bulles, datées du 4 des ides d'octobre 1(593 {\2 oct.), ne furent présentées au chapitre de Vence par son procureur que le 25 mars 1694 ; il ne fut reçu que le 9 décembre suivant (Chap. de Vence, G. 4).
Le forma dignum que Layet demandait à de Cormis lui fut refusé parce que le bachelier avait « soutenu la Troisième proposition de Jansénius, qui porte que, pour mériter ou démériter dans l'état de la nature corrompue, la liberté qui exclut la nécessité n'est pas requise en l'homme, mais suffit la liberté qui exclut la contrainte ». Le roi ayant déclaré, le 15 février 1665, indignes de bénéfices ecclésiastiques tous ceux qui soutiendraient les Cinq Propositions condamnées par Innocent X en mai 1653, Layet fut tenu pour hérétique. Son procès est bien le premier ; il appartient à l'épiscopat de Viens (nommé, non encore sacré) ; il n'a pas l'ampleur de celui que nous allons étudier; le dossier ne se compose que de quelques pièces peu intéressantes. Ce n'est qu'une escarmouche, durant les trente-quatre années où « la paix de Clément IX » dura et où les âmes ne se passionnèrent que pour les querelles relatives à la régale, au gallicanisme, au quiétisme. Dans les délibérations du chapitre, le 28 mars 1693, approbation est faite « des consultes que le chanoine économe a fait faire en l'affaire contre le sieur Layet, de la Colle, sur l'impétration par lui faite de la prétendue vieairie dudit la Colle » \' à noter que de Jansénisme il n'est pas parlé ici. Deux mois après avait lieu le procès que nous avons mentionné plus haut. Le 9 septembre suivant, le chapitre reçoit communication d'une « consultation faite par M"' Peissonnel et de Cormis ^ avocats en Parlement, le 1" juillet, sur l'affaire pendante par devant M. le lieutenant au siège de Grasse entre le chapitre, le vicaire-doyen de Saint-PauP, et Joseph Layet, prêtre de la Colle Saint-Paul pour l'impétration faite par ce dernier de la prétendue vieairie