Chap. de V., G. 3, loc. cit
11. Génois d'origine, il fut nonce extraordinaire en France; Clément XI le lit, le 17 mai 1706, cardinal du titre de Sainte-Marie de la Paix; il fut aussi archevêque de Gènes.
des évêques de Cavaillon, M^' J.-B. de Sade de Mazan, et de Valence, M^-" Guillaume Bochard de Ctiampigny. M^' de Grillon prêta serment à Louis XIV, dans la chapelle de Marly, le 10 mai 1698, fut reçu dans sa ville épiscopale' le 1" octobre et dans sa cathédrale le 4 ; il devint abbé de Saint-Liguaire au diocèse de Saintes, le 1" novembre 1701, ainsi que de Saint-Florent de Saumur, le 14 août 1711, enfin archevêque de Vienne, le 30 décembre 1714^ Il mourut en octobre 1720.
Notons qu'il assista, ainsi que Fléchier, le successeur de Godeau à l'Académie, au sacre d'un évêque de Béziers, M^' des Alrics de Rousset, à qui M^"" Louis-Joseph de Grignan, évêque de Carcassonne — et filleul du père de M^"" de Rousset, — imposa les mains à Montpellier et le 3 décembre 17021
De Grillon trois lettres sont conservées aux Archives départementales des Alpes-Maritimes ^ L'une, autographe, datée d'Avignon et du 30 septembre 1699 : il y remercie des condoléances qu'il avait reçues pour la mort de son frère, de Montmeyran. Une seulement est signée par lui, écrite à Aix et le 8 septembre 1711 : il y remercie des félicitations qui lui avaient été envoyées « à propos du grand et magnifique don que le Roy vient de me faire de l'abbaye de Saint-Florent-le-Jeune et de Saint-Florentle- Vieux, don auquel je ne m'attendois pas et que je ne devois pas espérer ». De la troisième, datée d'Aix et du
1. On sait que Vence était un des cinq évéchés suffragants d'Embrun. Fut archevêque de cette ville, de 1668 à novembre 1714, Charles Brulart de Genlis. Au surplus, dans le procès que nous allons étudier, il n'est point parlé du métropolitain qui était un gallican si courageux que certains le disaient janséniste (Le Roy, p. 345).
2. Tisserand, dont les ouvrages méritent qu'on s'y fie peu, écrit que Grillon devint « êvéque de Rennes en 11 11 » (Hist. de Vence, Paris, Belin, 1860, p. 22) et ailleurs « évêque de Rennes en 11 13 « (Hist. de Nice et des Alp. Maritim., Nice, Visconti et Delbecchi, 1862, t. II, p. 206). M. Albert Le Roy, que Grillon devint « archevêque de Narbonne » (p. 508). Ge sont autant d'erreurs. L'archevêque de Vienne avait les titres de comte, de primat des primats des Gaules et de vice-gérant du Souverain Pontife dans la Province Viennoise et dans sept autres provinces.
3. Chanoine Charpentier, L.-J . de Grignan, Sueur-Charruey, Arras et Paris, 1899, p. 129, note 1.