SCENE XIV DARCY, MADAME DE TOURNE LLE, puis DUMONT
MADAME DE TOURNELLE
Qu'il est triste !... Ah ! Monsieur, approchez qu'on vous
[gronde.
DARCY
Madame.
MVDAMIC DK TOUHMXr.i:
Kh ! quoi, u'est-il que votre .leanne au monde ?
DAliCY
Mais...
MADAME iJK TOL km;m,i:, taisant (les mines.
.l'enlends, il est dur à votre vanité Par un fat de vous voir si vite supplanté...
DARCY
Célimone et Bélise, ô cervelle baroque !
Il n'importe, soyons vraiment de notre époque...
Oui, Madame, mon seul amour-propre est en jeu.
MAD'AME DE TOLUINELLE
Et cet amour ?
DAHCY
Il est réel, je l'aime...
(Sur un mouvement de Madame de. Tournelle.l
Un peu, En rendant volontiers justice à certaine autre.
MADAME DE TOUUNELLE, COquette.
Bien et cette autre ? C'est ?
DARCY
Son visage est le vôtre...
Soyons plat... Elle vous ressemble exactement.
Elle a ces yeux si pleins de feu, ce front charmant.
Ah ! Madame, est-il vrai qu'un sot, que Dieu pardonne !
Tenta de délaisser cette aimable personne ?...
Ce n'est plus moi, c'est elle ici qu'il faut venger.
<A pan. ) Je suis abject.
LE JAUUIN DK MOLIKIIF. 33
\1\IJAML; de TObHKELLE
Point n'est besoin l'encourager.
Oui, d'un conniiun accord, nous frapperons l'infâme, Après nous verrons bien s'il aime cette femme... Voici Monsieur Dumout qui s'est à nous uni.
DLMo.N'r, entrani
i'^n scène, je n'ai plus que vingt vers, c'est fini.
Ouf ! Je viens d'écorclier mon rôle un grand quart d'heure,
Durand me va couvrir d'opprobre, mais se leurre.
Personne du public ne s'en est aperçu.
(Ils sortent tous. — Des laquais viennent donner le dernier coup vie main aux. préparatifs du yoùter. — On entend des applaudissements nourris.)