L'HEURE TRANQUILLE
oici l'heure tranquille où les £] troupeaux s'acheminent vers le puits. ®@ ®® ®@ @® ®@ ®® © J'attends ma bien-aimée, étendu
sur les coussins qui gardaient l'empreinte de son corps. © ©@ ®@ ®@ @® ® En signal, j'ai posé, sur la fenêtre, un vase dans lequel trempe la tige d'une rose. © @® ®® ®@ @® ®@ ®@ S)® ® Cette rose se détache au sommet d'une colline bleue. ®® @® @® ®® ®®
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a chevelure, qui est l'étendard de mon amour. ®@ ®® ® Ton front, tiède et bombé comme une cassolette. @® ®@ ®@ @® ® Tes yeux, qui sont couchés sur ton visage. ®@®®®®®®®®®®®@®®®® ® Tes lèvres, cette porte du Jardin.
® Tes dents, entre tes lèvres, comme de la neige sur de la pourpre. @® ®@ ® Ta langue, qui a mûri pour ma bouche. ®®®®®®®®®@®®®®S)®®®®@ ® Ton cou, qui est une colonne d'ivoire. ®®®@®®®®®®®®®®®®S)® @ Ton épaule, lisse comme une mar-
gelle de puits. ®® ®@ ®@ ®@ ®@ ®@ ®@ ® Tes bras, qui seront deux flammes autour de mon corps. © ®@ ®@ ®® @® ® Tes seins, qui jaillissent pour se donner. @®®®®©®@®®®©®©®@® ® Ton ventre, ce parvis de marbre.
© Tes jambes, réunies comme deux agneaux craintifs. © ®@ ®@ ©§) ®@ @® ® Tes pieds, qui ont franchi le seuil de ma demeure, et que je pose sur mon front. @® ®@ @® ®® ®® ®® ®@ @®
M JS M M LE CHANT DES GUERRIERS M Jg
ous sommes venus des grands sables, où naît le simoun. ®@ ® Nos chevaux enfonçaient jusqu'aux genoux dans de l'or. Des astres, énormes comme des fruits, nous indiquaient, la nuit, notre route.
© Nous sommes venus des grands sables, où naissent les lions. ®@ @® ®@ ® Le jour, nos boucliers étaient des
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soleils en marche. La nuit, nos lances étaient fleuries d'étoiles. Nos compagnons qui sont tombés, nous les avons ensevelis debout, la face vers l'Occident. ©®®®@®®®®S)®®®®® @ Nous sommes venus des grands sables, où naquirent les Pharaons, et leurs mausolées ne nous ont pas fait détourner la tête. ® ®@ ®@ ®@ ®@ ®@ ® Nous sommes venus des grands sables, où verdoient des oasis plus belles que les Jardins du Paradis, et leurs délices ne nous ont pas retenus.
® Nous sommes venus des grands sables, où l'on entend la voix de Dieu.