M M LE RÊVE J& M
aïna était assise au bord d'un ruisseau. Kerim, qui passait, lui demanda : ® ®@ @® ®® ®@ © — A quoi penses-tu? S® @® ®® @® (g; — A pas grand'chose, fit Zaïna. ®@ ® Kerim eut un mauvais sourire, et déclara :®®@®®®®®®®®®®®®®@ @ — C'est me dire que tu penses à ton mari... ®®®®®®®@®@®®®®®®®® © — Mon mari? répéta Zaïna, distraite. Il dort derrière ce buisson...
© Sans hésiter, Kerim s'avança vers Ghûlib, le réveilla et lui dit : ® ®® ®@ © — Je parlais de toi, avec Zaïna . . . © — Quelle coïncidence! s'écria Ghâlib, en se trottant les yeux. Lorsque tu m'as secoué, je rêvais que je par-
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lais de toi avec une jeune femme assise près de la fontaine S'badda. © ®® © — Que racontiez- vous? dit Kerim avec satisfaction. ®® ®@ ®@ @® @® ®@ © Et Ghâlib termina : © ®@ ®@ ®@ S® © — Je lui avais demandé : « A quoi penses-tu ? » Elle m'avait répondu :
« A rien. » Ainsi que tu le devines, cher Kerim, j'ai fort déploré que cette jeune femme eût osé te désigner par ce surnom que tu mérites si peu, et j'allais lui reprocher son impertinence, quand tu m'as réveillé. ®@ @®
Jff M M LE BAISER DANS LA NUIT M 3£
deux mains j'ai pris ta tête, Mv comme une urne, et je me suis <5TP M versé la liqueur d'amour. ®®
© Qui aurait pensé qu'une urne si petite contenait tant de liqueur ? ®@ @® © L'aurore ruisselait déjà dans le ciel quand nos bouches se séparèrent. ©
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M LE SOMMEIL FAUCONS M M M epus d'azur, ils dorment. Du sang macule encore leur bec, et leurs serres étreignent le barreau d'ivoire. ®@ ®@ ®@ ®@ ®® ®® @ Ainsi dors-tu quelquefois, rassasiée d'amour, la bouche meurtrie, et tes bras noués autour de mon corps.