LE VOYAGE NOCTURNE
■ e traversais des jardins baignés de lune. © ®@ ®® ®@ ®@ ©Je ne sentais pas l'odeur des roses et des jasmins, car tous les parfums étaient restés autour de toi.
@ Les rossignols se taisaient, aucune jeune fille ne chantait, mais il me semblait que le bruit du jour continuait, car tout le silence était resté autour de toi. @® ®@ ®@ ®@ ®® ®@ ®@ @ Je maudissais tes lèvres qui ne s'étaient posées sur les miennes que par lassitude, comme les oiseaux sur les branches. Je maudissais ton corps splendide que j'avais étreint à genoux. ®®®@®@®@®®®@®®®@®® @ Je venais de m'asseoir. Mon lévrier appuya sa tête sur mon épaule, et je m'aperçus que mon cœur ne contenait pas seulement ton amour.®® ®@ @ Aussitôt, les roses embaumèrent,
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les jardins furent silencieux. © @® s®
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ongtemps encore, ô mon œillet flamboyant, refuseras-tu de me regarder ? ® ®® ®@ ®@ ®@ @ — Es-tu donc le soleil, pour vouloir que je me tourne vers toi ? ®® @® ®@ @ — Et si, las de ta cruauté, j'escaladais, pour t'étrangler, le mur de ta demeure ? ®@®®®@®@®®®®®®®@ ® — Je te laisserais baiser mon cou parfumé, afin de t'entendre gémir d'amour. @® ®® ®@ ®@ ®@ @® ®@ S®
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e dormais paisiblement lorsqu'une femme, belle entre toutes, est venue me réveiller.
® Je me suis levé, et je n'ai pas chancelé sous le fardeau de mon bonheur.
Je me suis levé pour emmener Ha-
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lima loin de ce monde cruel, mais elle s'est assise. ®®®®®®@®®®®®@®® ©Je l'interrogeais... Elle ne me répondait pas. Je couvrais de baisers ses mains chaudes... Elle les éloignait de mes lèvres. ®@ ®® ®@ ®@ ®@ ®® @® © Elle avait incendié mon cœur, et elle se contentait de le regarder brûler.
© Je suis parti en cachant mon amour au plus profond de mes entrailles.
Elle ne m'a pas appelé ! ®@ ®@ ®® ®@ © Et j'ai tant couru, que je n'entendrais pas sa voix, si elle m'appelait, maintenant. ®®@®@®®®®@®®®®®
LES JEUNES FILLES es jeunes filles, qui causaient
autour de la citerne, m'ont demandé de leur faire une poésie. Elles attendaient, rieuses et narquoises. ®@®®®®®®®®®@®®® @ Comme l'heure passait, j'ai improvisé une poésie sur les jeunes filles.
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Pouvais-je trouver un meilleur sujet?
@ Comme elles ont bien voulu me féliciter, j'ai gravé cette poésie dans ma mémoire, afin de vous la répéter. ®@ ® « O jeunes filles rieuses, mon cœur n'est-il point pareil à cette citerne ? Tant de jeunes filles s'y sont désaltérées, tant déjeunes filles l'ont tari I C«î « D'abord, elles ne voulaient que jouer... Parce que l'onde de mon cœur était limpide, elles s'y miraient longuement. ®®®®®®®®®@®®®®@® © « Puis, elles sont revenues avec des visages graves, avec des regards volontaires, avec leurs paumes en forme de coupe. s©®®®®®®®®®®©®®® ® « Et parce que l'onde de mon cœur n'était plus limpide, elles ne reconnaissaient plus leurs visages, mais leurs paumes restaient en forme de coupe, car, ô jeunes filles rieuses, la gazelle très altérée n'écoute que sa soif. »®®®®®®®®®®®®®®®®®®
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