‹ Le jardin des caressesChapitre 48 sur 78 · M L'OUED M M M · texte numérisé non relu

M L'OUED M M M

u sortir de la montagne où il s'est frayé une voie, l'oued se heurte à une paroi infran-

chissable. Et le torrent se rue à l'assaut du granit. C'est le défi du mouvement à l'immuable, du fluide au solide, de la femelle au mâle. ®@ ®@ ® — Je te diluerai sous mes baisers, dit l'eau furieuse au roc. Je t'effriterai sous mes dents et sous mes ongles!

® Elle caresse, elle lèche, elle mord.

Sa colère s'achève en aboiements. De l'écume poudroie. Enfin, elle abandonne, dépitée, soumise, mais pour se tordre comme une couleuvre au soleil et revenir à l'escalade. © S® ®® ©Je songe aux sages du Djebel Anouar, dont la demeure domine une crête. Ils sont la muraille contre laquelle vient se briser le fleuve des tentations. @®@®®®@®©®®©®®@® @ Lorsque la nuit se tasse autour de leur rocher, voient-ils la femme démoniaque qui les guette et qui, pour vaincre leur résistance, se couche, cambre ses reins, et, de ses bras luxu-

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rieux, enserre la solitude où s'attriste leur orgueil ? ®@ @® ®@ @© @® . ®® @®

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