‹ Le jardin des caressesChapitre 57 sur 78 · M LE SOIR SECRET M · texte numérisé non relu

M LE SOIR SECRET M

orsque ma bien-aimée réapparaîtra, le soir des épousailles, je veux qu'elle soit vêtue d'une robe verte comme l'étendard du Prophète. ® ®® ®@ ®® ®® ®® ® Les femmes ne joncheront pas les dalles de fleurs et de palmes, car je veux voir si le marbre ne frissonnera pas sous ses pieds. ® ®® ®® ®® ®® ® Lorsque ma bien-aimée m' apparaîtra, le soir des épousailles, je veux que l'on arrête le jet d'eau delà cour, afin que j'entende mieux l'hymne de mon cœur. ®®®®®®®®®®®®®®®® @ Lorsque ma bien-aimée m'aura ouvert ses bras, les femmes emporteront toutes les lampes, et je serai encore ébloui T ®® ®@ ®® ®® ®@ ®® ®®

r'a'a VaVa'aVa'a'i

M M LE VAINCU JKT J£

e ne veux que te meurtrir de caresses, et je n'en désire aucune. ®@ @® @® ®@ S® ®@ ®@ © Je ne veux qu'écouter la mer dans tes mains creuses, puis mettre tes mains sur mes yeux, comme de la nuit. ®®®®®®®®®®@®®®@®®®@ © Je ne veux que me griser de nostalgie en soutenant ton regard. © ®@ © Je ne veux qu'entendre ta voix, qui me rappelle les voix des femmes de mon pays. ®@®®®®®®®®®@®@®® ©Je ne veux que caresser sur ton corps des souvenirs et des regrets.

© Et si je baise tes lèvres, leur suc me sera très amer. © @® @® ®@ ®@ @® ©@ © Mais, j'ai baisé tes lèvres, et leur suc m'a enivré. J'ai caressé ton corps, et ma main tremblait. J'ai entendu ta voix, et les voix des femmes de mon pays n'étaient plus qu'une musique

■;.!«!■;. !.!.Trrrr

barbare. J'ai soutenu ton regard, et j'ai baissé les yeux. J'ai écouté la mer dans tes mains creuses, et cet océan m'a submergé I © ®@ @® @® @®

Page 1