‹ Le jardin des caressesChapitre 67 sur 78 · M M LE DOUTE M M · texte numérisé non relu

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^f û a pensée va sans cesse vers i V^ S toi, et le doute me torture. ®®

® Si je pouvais te serrer dans mes bras, comme mon inquiétude s'en irait! ©®®®®®®®@®@®©®©® @ Tout ce que tu m'as donné, le donnes-tu maintenant à un autre? Tout ce que je t'ai pris, un autre le prend-il, maintenant? ®@ S© ®@ @® @© ®@ @® @ Une nuit entière, ne m'as-tu laissé croire au bonheur que parce que mes caresses se confondaient pour toi avec les caresses du vent, et mes

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mots d'amour avec les murmures des arbres ?©@®@®®®®®®®®®®®®® © Sur le jour de la Résurrection, tu m'as juré qu'aucun homme n'avait baisé tes lèvres. Le Seigneur t'entendait, et j'ai été inondé de joie. @® @® @ Mais, j'ai oublié de te faire jurer qu'aucun homme ne t'avait parlé d'amour. ®®®®®®®@®®®®@®®®@® © Certaines paroles d'amour ne sontelles pas aussi enivrantes que des baisers? @®@®®®@®®®®®®®®®® © Ma pensée va sans cesse vers toi, et le doute me torture. ®@ ®@ @® @® © Nous nous sommes quittés trop tôt.

Je n'ai pas essayé de t'attacher à moi, car mon bonheur me rendait confiant.

©J'évoque notre première promenade. Ta jeune sœur nous précédait, agile chevreau parmi les buissons de kiloûbs. ©@®®®®®@®@®®®®® ©lia fallu que nous nous rencontrions encore. . . Je t'ai dit pourquoi je n'avais

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pas voulu te revoir. @® ®@ ®@ ®® ®@ © Sur le jour de la Résurrection, tu m'as juré que tu n'appartiendrais jamais à un autre. @® ®@ ®@ ®@ ®@ ®@ © AhT que je voudrais savoir si Dieu souriait... ©©®®®®®®©®@®S>®©®

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a tribu mystérieuse a établi son campement loin de la verte ceinture que nos jardins font à la cité. ® ®@ ®® @® ®@ ®@ © L'eau copieuse et glacée des sources, les carrefours ombragés, n'ont eu aucun attrait pour ces nomades.

© Redoutaient-ils de subir un enchantement qui leur aurait fait oublier le but de leur exode ? @® ®@ ®@ ®@ ®@ © Ils boivent l'eau infecte d'une mare, ils dédaignent les fruits que nous leur envoyons, et leurs fils détournent la tête quand passent nos filles.

©Comme ces voyageurs, devons-

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nous mépriser le superflu de ce monde ?@®@®@S)®®®®®®®®®®® © Certains disent : « La route est longue jusqu'à la mort, et personne ne sait son destin. © ®@ ®@ ®@ @® ®@ ®@ © « Tel, qui s'endort aujourd'hui sur un tapis de cent dinars, n'aura peutêtre pas, demain, une pierre à placer sous sa tête. ®@ @® ®@ @® ®® @® @® © « Tel, qui se baigne aujourd'hui dans un bassin de marbre, ne possédera peut-être pas, demain, une écuelle. ®®®®@®®®®@®®@@@®@ © « Tel, qui caresse aujourd'hui une femme chérie, sera peut-être abandonné, demain. » ®@ ®@ ®@ ®@ ®@ ®@ © D'autres disent : « Celui qui est étendu sur un tapis de cent dinars dort quelquefois moins profondément que le chamelier dont la tête repose sur un chevalet de bois. ® @® © « Celui qui se délecte dans un bassin de marbre ne connaîtra jamais la

joie du mendiant qui trouve une écuelle. ®@®S®®®®@®®®®®®®® ® « Celui qui caresse une femme chérie ignore l'émotion d'attendre le retour d'une infidèle. » ® @® @® @® ®@ @ Il est écrit dans le Livre : « Dieu a créé pour toi tout ce qui est sur la terre. » Et je jouis sans remords des biens de ce monde, en demandant seulement au Seigneur de faire revenir ma bien-aimée. ® @® @® @® ®® ®®®@®®®@®®®®®®®®®®®®®®

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