‹ Le jardin des plantesChapitre 13 sur 143 · TRIB*J DES FAUCONS · texte numérisé non relu

TRIB*J DES FAUCONS

transportait d'Islande et do Itussip ,u i -, Son plumage est, brun en dessus »™ , ' ik VEuro V«> ^ "»■»« en l'erse,

plume, et. des lignes en travers si i '"' fi ,,e points P ,u8 P â,es a «M**

''«ile; il est blanchâtre en devons ïiPT" " ' M teCtriceS °" «a»™*"™» *'" l'âge, se changent sur les cuisses en I taCheS brunes lon & ue8 ' 1 ui - avec

l,nm ^ de grisâtre- mais eett ^ transversales i la «l»eue est rayée de

"Wina ^e brun ou de' blanc . ,,7 , *?*" e<msidera ble m ent par le plus ou t0 «t Wanc sur le corps et ne" 7" ! Y , ' ** GerfaUtS dont le P luma & e «« ,lla <I«e penne du manteau il! T 7 * pi '* m t9cb * Sl "' lc n,ilieu de

''"'"«^"e verrions pointe,, France s'il '"' l '" ''^ Bel ° n ' eSt "" oisea " 11 ■* bon a tous vols car "ne refus — " ta " 1,PP ° r,é d ' éU " an ^ W»i

a »tre Oiseau de proie. , Jama,s r,en - el " ««* P'"* harii que nul

«llz:;; ïJSLtS S F r ons r éd,,cabie8 - •»» °-

'lente. Les Oiseaux qui la composent ontl P n ° ml ' mise V* 1- prece- 'nœ,u-s et leur courage sont le Tèlr ° T'" 8 **"■«« î ■»* leurs

-égalité dans la puissance du " entTl ^ ^^ ' «"<

Première est très-courte, et la quatrième h p, ; 0pon,0n des rém ^ do nt la "ffet que si l'aile était tronquée o ô em ï ^ " ,Di prodah le fflêffle

robuste, car, au lieu d'être armé d w7 ' ■" T '' *** beC eSt aussi -«*»" '«baie, il n'a qu'un léger fes to danT e ■ ^ * " ^ de *■*- "»-

Les Aigle», qui forme lt en " ^ ** Sa loD ^ eur -

» *" trllor!, droltî ha ?TJZ & * "«* ^™ *» Faucons, on, '''«bord le groupe des ,H 9 / JZ^ t ""*"•* ™" sa pointe. Étudions -- des doigts, la ti ^^^^^-^to™ 1 Aigle commdk (Fa/co A /,,,, ,1, i • Dt La P 1 *""*» espèce est

'es ailes et très-arrond.e el i L""^ *"* '" qUeUC CSl P ,US to 4™ ** >' a ^e moitié ; le plumai t TJÏÏ I " "^ ^^ e t noire dans la "«que est de couleur faut f " ^ V* d<îVieflt D ° irâtre ^ »"««• :

"oms différents, à cZ des V S *7 ' ^ l ° agterap8 COaa ™ "« ^i

f* quand In pl„m a ! e £ rfT ' ' ^^ '^ """' 8 « ~ ^ ''«ndesirregului.es ceîdr^L^ ^LS^T:'"" ^ "^ et ««irte*- P« ls 'e bec jusqu'au bout du pied • fen " ^ PlC<]S 6t demi de lo,1 § l| eur, de- «t .de dix-huit livres, ta J ^ "*.*» buitpiedsetdemi!so„ poids noirs et pointus ; celui qu, esîen tSt " " T T C '° ,,Ze ! las ""^ «»" Mgueur; le bec est de couleur bl Z , qUel ^ IS J-T»'* cinq pouces d, yeux sont grands et paraissent enTolés dl ^^ ^ ° Va ' es ' »«««*»! 'le bord saillant de l'orbite. C'est surtout T ""* Wité P'' ofond e, que domine quer cette membrane à coulisse dont noLv "^ °' S6aU <|ne Vaa P eut rema1 'nimal de regarder fixement le soleil 1 'Ai l i aV ° liS ?aM ' Ct qui permel à ia " les montagnes boisées de l'Europe tempérée" de lï ^ï 1CS g '' andCS f ° rèts ,;l septentrionale : on en trouve même l Fontatebtau ÎT" * ^ ^^ Oiseaux, de Lièvres, d'Agneauxetde jeunes Cerfs M "\ n °" mt de gros

•' «Maqaer, il se jette sur des victimes nlus faih ï , ^ a " lmaux vieill, e"t

" lo^leslires-larouchr;

58 bES OISEAUX.

il vit avec sa compagne au milieu des rochers, et chasse de sou voisinage tout Rapacc qui voudrait s'y établir. Il fond sur sa proie avec la rapidité d'un trait, et, après s'être abreuvé de son sang, l'emporte dans ses serres jusque dans sa retraite, où il la dépèce en lambeaux, qu'il présente tout palpitants à ses Aiglons. Son aire est ordinairement construite sur la plate-l'orme d'un rocher escarpé; elle est formée de gros bâtons entre-croisés, et ses parois s'élèvent continuellement par l'accumulation des ossements que l'Oiseau y abandonne. La femelle pond ordinairement deux œufs, et les couve pendant (rente jours; alors le mâle chasse seul pour fournir aux besoins de sa femelle; quand les petits sont éclos, leurs parents se mettent en campagne pour leur chercher de la pâture; et, si l'on en croit les témoignages unanimes des habitants des montagnes, tandis que l'un bâties buissons, l'autre se tient sur un roc élevé ou sur la cime d'un arbre, pour saisir le gibier au passage. Sa physionomie sévère el imposante, sa voix grave, son œil étincelaul, ombragé par un sourcil saillant, son vol rapide, surtout sa force et son courage, le faisaient regarder par les anciens comme le symbole de la puissance et de la domination. On l'avait dédié au maître des dieux ; les souverains, ainsi que les peuples belliqueux, l'avaient adopté pour leur enseigne de guerre; puis, pour flatter les dominateurs, on lit à l'Aigle une réputation de noblesse et de magnanimité, qui ne s'accorde guère avec l'observation exacte des faits. Écoutez, à ce sujet, un naluralislc-poële : « L'Aigle a « plusieurs convenances physiques et morales avec le Lion : la force, et par « conséquent l'empire sur les autres Oiseaux, comme le Lion sur les Quadru- „ pèdes ;— la magnanimité, il dédaigne également les petits animaux, et méprise « leurs insultes : ce n'est qu'après avoir été longtemps provoqué par les cris « importuns de la Corneille et de la Pie, que l'Aigle se détermine à les punir « de mort; d'ailleurs il ne veut de bien que celui qu'il conquiert, d'autre proie « que celle qu'il prend lui-même ; — la tempérance, il ne mange presque ja- « mais son gibier en entier, et, il laisse, comme le Lion, les débris et les restes « aux autres animaux. Quelque affamé qu'il soit, il ne se jette jamais sur les « cadavres.» Est-ce bien là le langage d'un historien de la nature?

L'Aigle imperi.il [Falco imperîalis, de Bechslein) est un peu moins grand. avec le port plus trapu et les ailes plus longues que l'Aigle royal. Les pennes scapulaires portent une grande tache blanche, les narines sont dirigées transversalement, la queue est noire, ondée de gris à sa partie supérieure. La femelle esl fauve avec des taches brunes; cet Oiseau habile les hautes montagnes du midi de l'Europe, de l'Egypte et de. l'Afrique septentrionale; il est plus féroce encore que l'Aigle royal, et son cri sonore jette la terreur parmi les Daims et les Chevreuils, dont il l'ait sa proie ordinaire. Il n'en jouissait pas moins autrefois d'une haute réputation de magnanimité , supérieure même à celle que les anciens attribuaient à l'Aigle royal, et que vous venez d'entendre confirmer dans les phrases éloquentes de Billion.

L'Aigle tacheté, ou petit LiQi*{FalcomaculatU8, de Linné), d'un tiers plus petit que les deux antres, habite, comme l'Aigle impérial, les montagne» du midi de l'Europe ; ses taises sont plus grêles, et son plumage est brun; la queue est noirâtre avec des bandes plus pâles; les petites couver titre* portent une bande formée par des taches fauve pâle: il \ a une autre bande, au bout

1,U,! ' i BKS FAUCONS, «es grandes couvertures, qui rem™».. , ■

une troisième au bout des rémi». «, T Pe "" eS sca P ulai re« ; il y en ,-, gouttelettes fauves; l'animal prend ITZ "'•,!' L<2 1,ant (le l ' aile est char 8 e (l « Les ailes n'ont guère que quatre n 2 d " ""' tei " te bmne Hnifo ™e.

- cris plaintifs, qui ui L ^"Te n o m 7^ ï" 1 P ° USSe «««««««-«11 •^-difficile de l'apprivoiser et les uco „„ • T ^ /a "*»* H »' est P a * ,le 1 Aigle royal ( qui ne se 1 k J fdU ? onni ? rs ' lorces de renoncer aux services P** « Peut blesser S^ST^^ "^^ 6St l0Urd " r 1- de se servir du petit™" h ^ iT^' *'«**« ^ ma «"

"! ^ génères; mais iuj Z ^^ ^^ ^} ." -«rage

'I- ^s congeneresV^sTe^Se 3 ^' ''" '?* 6U aUtant ^--age

".»'• 'Epervier. Chardin dit ^en^i S «T J"*' et ' e laisse vai ^

-; la chasse du petit Aigle iTvtS "l^' d ™?«* ^r-

i::---,t ête ^- la — « «^^

ÎTîS^-^^ -5 - -ehre na-

Haudin). Sa taille est égale à celle' de A g rov " f^" ( **»««««.. de '•et plus fiuble et moins convexe, mais s s 1 2 ' . ' ^ P ' US ronde > soi, nembres plus musculeux. 11 a huit pied t° ! T ^ puissantes - * «es

- "«que forment par derrière une espèce LZ te h' *«"*' hs plumes *»

- «^ pennes égales ; le dessous du corps depu la .^ ? endante ; ' a ( l« e »" compris les jambes, est d'un beau blanc V, , *?*** JUSqU ' a la c I"eue, v -tes d„ cou 80HUouverts d(j « a ne ^ssus de la tête, le derrière et les

2 P™' r - Wanc s^percoit auta^que 1 0ngl,le Ct d ' lm "*«« Iniques endroits du cou, ce qui forme 1 T m ' S IeS J oues et dans

dos et les couvertures de la queu elZ Z ln 7 " *"* { ° H ^^ ! h

Chaque plume est bordée d'un teTnte p l us c ia ^ TV nW '" ma ' lteaU ' mais n^res sont noires, les secondaire sinrt 7* * ^ Rémiges pri- ''• ^râtre, les pennes scapula e [Z t ™«-ta>ent de b,a„ et

'«eue est rayée comme les r LiC econ 1 ! ? ^ """ a leur P*»", et la '«■*> : H fait une guen o terrib e aux r ""*** d " Griffart égale sa

ormer la chasse, les jambe .d'et et " Ct m LièTrM - 0n ,e "* le ve slhautiqu , onenie 1 -<lm ese , es 8eppm ou

"tôt rauque et lugubre. Il exclu, " "' S °" Cri ' tantot «igu et percL

Oiseaux de rapine/dont la Co „ cl T neUBement de son domafne le s 2, ' J^e cette précaution, Q ImTE^X? ^^ ~ '™ les Corbeaux et des Vautours qui se en , *** 8a proie coa ^ les attaques

-^«-a contenance fie^ Z^ ^ ™^»^Z Ut Aigle construit son aire sur les ] " q " d nairemen 'Po»rl e8 tenir à l'écart vaillent de concert ; ce n'est pas un nid tZ ?J t * »** et la femel 'e Y lai solide pour supporter le poids d'un homme II L 1 "" e S °, rte de ***<*«■ «mm» « ; es placées en croix les unes sur les aies entSts ^ ^ f ° rteS P^

surmonteesd'une couche de menu bois, de , m t ( d ° bl ' anches "exibles

Pocher est recouvert de bûchettes de lois ^torV^""'-™***** œufs. A défaut d'arbre, le nid es, placé su les Ah f" S ° m ^° sés «

"^'oche.s presque inaccessibles,

in

les oiseaux:

et alors la base du nul n'est plus formée de perches entre-croisées, qui seraieni inutiles; mais dans tous les cas, c'est sur une couclie nue de bûchettes que reposent les œufs. Il y en a deux, de couleur blanche et de forme presque sphérique. Pendant que la femelle les couve, le mâle pourvoit aux besoins de sa compagne, et quand les petits viennent d'éclore, la mère restant auprès d'eux, le père va chercher de la pâture pour sa famille; mais bientôt les Aiglons deviennent si voraces, qu'il faut que les parents aillent tous deux à la provision, et il arrive souvent que de petits Mammifères carnassiers profitent de cette absence pour rendre visite aux jeunes Oiseaux, visite dont le résultat est la disparition de l'un d'eux. Souvent aussi, quand l'aire est sur un arbre, les Hollentots y grimpent, non pour nuire aux petits, mais pour dérober une partie du butin qu'on leur a apporté ; ce larcin se renouvelle tous les jours, jusqu'à ce que les petits n'aient plus besoin de leurs parents, qui ont été de la sorte, pendant un certain temps, les pourvoyeurs de leur famille et d'une famille étrangère.

Passons à la section des Aigles pêcheurs, qui diffèreni des Aigles ordinaires par leurs tarses empluniés dans le liant, et garnis de deini-écussoiis a leur moitié inférieure, (les Oiseaux se tiennent au bord de la mer et des rivières, el vivent surtout de Poisson. La première espèce est le Pygargueou Orfraie, nommé aussi Aigte damer, qui habite spécialement l'hémisphère nord : les naturalistes en ont fait longtemps trois espèces, trompés par les différences de taille et de livrée que produisent l'âge et le sexe. L'Oiseau, dans le jeune âge. esl le Faleo ossifraijus, de Linné : sou bec est noir, sa queue noirâtre tachetée il 1 ' blanchâtre ; sou plumage est brunâtre avec une flamme brun foncé sur le milieu de chaque plume. Celui qu'on a nommé le Faleo albi cilla est la femelle adulte qui, avec l'âge, devient d'un gris brun uniforme plus pâle à la tête et au cou avec une queue toute blanche et un bec jaune pâle. Sa taille égale presque celle de l'Aigle royal. Enfin le petit Pygargue n'est que le mâle du grand : on lui a donné le nom de Falro aMoatutus. Le Pygargme habite été préférence les forêt? qui avoisinent la mer el les grands lacs; on le rencontre communément pendant l'hiver sur les côtes de la Manche. Il vole moins liant el moins vite que les Aigh' s proprement dits. Il chasse de nuit aussi bien que de jour; il saisit les Poisson!* en fondant dessus quand ils sont à fleur d'eau, ou même en plongearlt, el se nourrit aussi déjeunes Phoques, d'Oiseaux de mer, de Mammifères terrestres: s'il voit un autre liapace plus faible que lui, qui s'est emparé d'un Poisson il le poursuit avec acharnement, jusqu'à ce que ce concurrent malheureux h" abandonne son butin.

Il y a, dans l'Amérique septentrionale, un Aigle presque aussi grand que l'Aigl'' commun, qui paraît même quelquefois dans le nord de l'Europe, c'est l'A m;'.' \ TÊTE BLAISCU E Falro leucocephalus, de Linné i; il a, dans sa jeunesse, lecol'P" et la tête brun cendré; mais il ne faut pas le confondre avec le vieux Pygarguedont la tête blanchit par l'âge, son plumage est d'un brun foncé uniforme; l ;l tête el la queue sont blanches, et le bec jaunâtre. (Test le Faucon a tète blanc'"' qui esi représenté sur l'étendard des États-Unis d'Amérique; nul Oiseau i"' possède un vol plus puissant . nul n'a plus de force, d'adresse et de courage mais sou caractère esl féroce et tyrannique; Franklin n'approuvait pas le ch"'"

TRIBU DES FAUCONS. -, que ses compatriotes avaient fait de l'Ai ff |, à t* m

national. Un brigand ailé disait il '"""' l( '" r l)iason

■'"x Oiseaux plus faibles que lui u'w '"'"J ^ S ° S avanta g<* P*ir ravir

représenter l'indépendance loyale et S ^ J™ C ° nqUiS ' n ' est > ias fli?m> fl "

y ' H séreuse du pe„pl e américain

" Voulez-vous, dit l'ilhi«< ra v i .

W-che ? Permeue 2 - m "d vo u r )0U ' """"^ iCS mœu ™ de »*W« * têle

-tomne, au ^eTJllZm^T ""r * ^^ "»>■«**

hent du soleil. Laisse< ^™"J? ° 1Seaux fu ' e »t le Nord et se rappro- ">»- verrez deux arbres don h Le * ^ ^ d " ^ afid fleu ™. Quand

* ^ce l'un de l'autre sur L . T CpaSSC t0Utes les a "tres cimes s'élève

a ; Perché sur ,e fat del4n 1^ ^ C ' U ""^ »™ ^ Yeux : ? A gl es «.te, comme un globe d ™ 8 , "*«• ; «on œil étincelle et roule dans son o = ; -uvent son re 8 ,, d Ï^^^T*»™ * vaste étendu ^s" •end tous les bruils sont écoutés ™ CUf il ' 8W lc S ° 1; i! ° bse ™> il «t-

* [U1 effleure a P** les feuillage; ne lui tF* ™ ^^ *#*«* : ■* W» compagne est en sentinelle : de m l" 6Chap P e l ,as - S "'' I'arbw oppose s,

e mâle à la patience. Il y répond p r S il?^' T C,i 8cmMe "^ J tout son corps et par un glapi senënta!^ " ^ ^ Une incIinat "«

. 2 LES OISKADX.

tait voler sur le courant, arrive à l'ouïe des deux époux : ce bruit ;i le retentissement et la raucité d'un instrument, do cuivre : c'est la voix du Cygne. La femelle avertit le mâle par un appel composé de deux notes : tout le corps de l'Aigle frémit ; deux ou trois coups de bec dont, il frappe rapidement son plumage le préparent à son expédition. 11 va partir.

« Le Cygne vient, comme un vaisseau flottant dans l'air, son col de neige étendu en avant, l'œil étincelant d'inquiétude. Le battement précipité de ses ailes suffit à peine à soutenir la masse de son corps, et ses pattes, qui se reploient sous sa queue, disparaissent à l'œil. Il approche lentement, victime dévouée. Un cri de guerre se fait entendre. L'Aigle part avec la rapidité de l'étoile qui file. Le Cygne a vu son bourreau; il abaisse son col, décrit, un demicercle et manœuvre, dans l'agonie de sa teneur, pour échapper à la mort. Une seule chance de succès lui reste, c'est de plonger dans le courant, ; mais l'Aigle a prévu ce stratagème : il force sa proie a rester dans l'air, en se tenant sans relâche au-dessous d'elle, et en menaçant de la frapper au ventre ou sous les ailes. Cette habile lactique, que l'homme envierait à l'Oiseau, ne manque jamais d'atteindre son luit. Le Cygne s'affaiblit, se lasse et perd tout espoir de salut : mais alors son ennemi craint encore qu'il n'aille tomber dans l'eau du fleuve un coup des serres de l'Aigle frappe la victime sous l'aile et la précipite obliquement sur le rivage.

« Tant de prudence, d'activité, d'adresse, oui achevé la conquête : vous ne verriez pas sans effroi le triomphe de l'Aigle; il danse sur le cadavre; il enfonce profondément ses armes d'airain dans le cœur du Cygne mourant; il bat des ailes, il hurle de joie; les dernières convulsions de l'Oiseau semblent l'enivrer, il lève sa tête chauve vers le ciel, et ses yeux se colorent d'un pourpre enflammé. Sa femelle vient, le rejoindre. Tous deux ils retournent le Cygne, percent sa poitrine de leur bec. et segorgent du saut; chaud qui en jaillit. »

N'est-ce pas là un drame tout entier, avec sou exposition attachante, sou trouble croissant et ses péripéties imprévues? N'y avez-vous pas trouve larcin et pitié, comme dans la véritable tragédie? Rapprochez de celle, magnifique peinture de mœurs les plus belles pages de Buffon, et vous verrez la différence qui sépare le naturaliste sédentaire du naturaliste voyageur... Loin de, nous l'ingrate pensée d'affaiblir votre admiration pour l'immortel écrivain qui lui l'un des plus actifs bienfaiteurs de ce jardin, que la France comptera toujours avec orgueil parmi ses gloires scientifiques et littéraires, et donl nous vous avons parlé avec tant de vénération dans nos premiers entretiens! En vous invitant à étudier comparativement le style de deux hommes si éminents, nous voulons seulement vous l'aire sentir combien un esprit simple et exact, qui ;l étudie de près la nature, a d'avantages sur le génie le plus brillant qui n'a pu l'observer que dans une ménagerie OU dans un jardin. L'amour passionne de l'histoire naturelle, voilà tout le secrel du talent descriptif d'Audubon . el l'observation attentive des faits a suffi pour donner a ses tableaux une chaleur et un coloris que l'écrivain le plus habile ne saurait trouver dans la poudre du cabinet.

L'Aigle db \\ /lshingtok Faleo Wanhingtonii , qui vient a la suite du Pvffargue ei de l'Aigle à tête blanche, et qui offre avec eux quelque affinité, a été

"il BU bES FAUCONS a

observe pour la première fois en -18^ nav A n(1ll i , ., ,

■» trouvant cette nouvelle espèce , u' W 'i ^ ^ llU -' 1 * ^ Usbeul ' eux

«u mois de février : notre na uruil "" decouvrant sa P la »«te. détail

enveloppait, il était *T?%™f ^* ™ *» ^ indifférence dénier devam l„ i 1 enthousiasme , et voyait avec

"aient le fleuve Tout 11 d( *.7 r,ades «'Oiseaux aquatiques qui descen- -connut au prenier C o UP 7j, *? T ^^ du sa tête ' " - ^ * «toqua, et vit l'Aide Xf-îr !! 7?° elaU n0aveUe P ° Ur lui ' Aussitôt i! P«ster vis-à-vis de cet en ot ! * ""*"■■ L,! lendeœaifl jl alla se avaient lui fournir ces Oi e l '"^f patiemme <" la P a ge d'histoire que 'l'attente, il en, lit " I f 8 ? ^ »«>ni.u.. Après quelques heures

rocher, deux Oiseaux if!,' * '^ *" b ° rd de la sailli « la P 1 ^ élevée du 1-e: c : étaTenUe A^n ^ÏÏSjîT t ^'^ d ° l " toprtîflnM * l de la '«t le premier, tenant S „ s son he ™ t0Ur de ,e '"' S pamits ! ,e P è ™ P>-

-re L ensuite, LlÏ a «^2,^ j' " 'T* * ^ ^ ! " gnon, elle jeta autour d'elle un „ g rd \5an ^ P '" *"**» su » <™Wtenait immobile en face du rocher ■ aussïl lli r '. PerÇUl lhomine °- ui 8e ner au-dessus de lui en nouss d " S! ' *">"' et Se mit a tour-

nant caches, Audubon Tamas Te 8 mS P ° U1 ' l ' éIoi « nep - Lus Petits s'é-

le lendemain sans rien oT u £ 7 V^"' ^ ^ Perche » ^n. mais l'invasion avaùe e e X e / n 1Um '" * atteudU l0Ute la I*™* ■ «P-s, i. vit un Aigles a mime e p l^H ^ ^ ^ qUBrtier - U ™ x a «* ^ jours auparavant, on TvaTt^des P c7-l a ^ ^ ^ ° U ' ^ el " ■'oueement; l'Aigle l'attendit sans Ira tre ff ' S °" " ,S " els ' a PP™*a

«lessina, le décrivit et lui don, 7 , ^ ° l m ° Urilt SUr le cou Pi » le

—ver a loisir les l^Z^Z ?«**?#"*• L'hiver suivant! Il put d * -lui de l'Aigle a tête wi^^Tw^ ' Lei "' "* Ml *"*** grand espace, et plane pins près de 1 Mer ^f^ 011 conscrit un pins l-ie, il décrit autour d'elle une sptale à, ■ ' ^ ' qUU,d " r ° ud sur sa

tention évidente d'empêcher tout 1 4 Se ] retrecit P e « « peu, dans l'in- ^ sur elle qu'à f c oTiT^T* ^ "*"*• ,,e Sa vlclil "^ jl *> "" H 'l~nt a Le g ait dis t e ^T^,^ l1 "'' V * 8aisie ' il -«vole

r drmi tes Ai"-1ps r.i.1,.

^^•laï^Z^^™ signalerous le v — ^

n-enque méridionale. L e Vocifè P V r ,b , 0Uclu,, ' e d<;s lle '»ves sur les cotes de l'Ases ailes est de huit pieds ; | a uar ^ ^ZÎT ** ^^ > " m ^ ^ la queue; le reste est d'un brun roux S ? CWpS est blan ^e; ainsi que col, et les scapulaires. sont également U, * '' iCB plumes de la tête, du brunes; celles de la poitrine portenl , „ , el '"ontrent toutes leurs côtes d'un noir brun ; les rémiges sont noire" ■ taCh6S V '^' lon g itudi nales , blanc et de roux à leurs barbes extérieures 11 î? W? thmnml marbrées de son, qu'il va manger ensuite sur un vo7er Zl^T ^ ^ *"* h P ^ amoncelés le long des bords de la rivière ord, ù Lr ° nCS d ' arbres

'I" '' «boWi Pour , prendre ses r, P , Vo n Z?! ° "' '' '"^ endroil

" "" Ll '-'inl i omninn

4i LES OISEAUX.

dans ces rivières, attestant qu'il ne se nourrit pus exclusivement île Poissons Quand ces Oiseaux sont perches, ils s'appellent et se répondent de fort loin par des cris différemment accentués, qu'ils produisent en faisant de grands mouvements de col et de tête; quand ils volent, ils s'élèvent à une hauteur prodigieuse, avec une grâce toute particulière; leur voix fait entendre alors un chant de quatre notes, caliou eou cou, qui n'est pas désagréable, et auquel l'Oiseau semble aider par un mouvement remarquable de ses ailes, de même que les mouvements de son col favorisent son cri quand il est perché, La voix éclatante du Vocifère fait aisément découvrir sa retraite, mais il ne se laisse pas approcher. F. Levaillant, ayant remarqué un arbre que fréquentaient deux de ces animaux, creusa, à portée de cet arbre, uni; fosse qu'il recouvrit de branchages et de terre; puis il s'y enterra, et passa trois jours à épier les Oiseaux qu'il voulait posséder. Ceux-ci conservèrent leur défiance, et se tinrent à l'écart, tant que la terre qui couvrait le fosse fut humide; mais enfin cette terre ayant pris, en se desséchant, la couleur du sol environnant, ils revinrent a leur arbre, et le patient naturaliste tua la femelle d'un coup de fusil; quelques jours après il s'empara du mâle, qui était venu chercher sa compagne jusque dans le voisinage du camp.

Le Balbuzabd ( Falco Italiœlut, de Linné; est aussi une espèce d'Aigle pécheur répandue au bord des eaux douces de presque tout le globe. 11 se dislingue des autres Aigles pécheurs par ses ongles ronds en dessous, et non creuses en gouttières, par ses tarses réticulés, par ses ailes dépassant la queue, et dont h' seconde rémige est la plus longue; il est d'un tiers plus petit (pie l'Orfraie ; sou plumage est blanc, à manteau brun ; une bande brune descend de l'angle t\n be* vers le dos; il a des taches brunes sur la tète et la nuque, et quelques-unes sur la poitrine. On lui donne en France les noms vulgaires de Craupêchewl 'l i\' Aigle- Noniwi le. Ou a longtemps attribué à cet Oiseau de proie un caractère exceptionnel fort curieux. On croyait qu'il avait le pied gain he à doigts palmés, pour nager, et le pied droit a doigts séparés, pour saisir sa proie dans l'eau- Celle erreur populaire, dont la source est dans Albert le Grand, a été accrédite^ pai'Aldrovande.Gessnerelmèine Linné, qui. du reste, ne l'a pas reproduite dans ses dernières éditions.

Les "landes forêts d'arbres verts du nord-est île l'fêurope, et même de la France, sont habitées par une espèce d'Aigle qui lient le milieu entre le Balbuzard. la Buse et l'Aigle proprement dit: c'est le Jean-le-Blanc {l<\tlcu braehy dactylue,de Teraminck). Sa taille est supérieure à celle du Balbuzard, auquel i' ressemble par ses pieds réticules; ses ailes sont analogues à celles de l'Aigl'' commun, mais la courbure de son bec est plus rapide, et ses doigts sont courts a proportion. 11 est brun en dessus, blanc en dessous, avec des taches d'un hriu' pâle ; sa queue a trois bandes pâles ; le sourcil est noir au-dessus de chaque o'il: la i-ire du bec est jauni', ainsi que les pieds. Les allures de cet Oiseau sont plU" lot celles d'une liuse que d'un Aigle. Il se nourrit siirloul de Lézards, de Grenouilles et de Serpente, mais il fréquente aussi les lieux habiles; on le voit vol'' 1

bas. le long des haies cl de la lisière des forêts, ei enlever les Poules, les je ■

Dindons et les Canards : aussi esi-il bien co i 'les villageois, qui lui oui donH f

le nom de Jean-te-BUme . Bunon en a élevé un. qui n'était point farouche, ei s'

TRIBU DESFAUCONS. ■ -,

laissait loucher sans s'irriter ■ il

jamais que lorsqu'il était seul' etTorLT d< T tSOn * drdi ™ ■ " lills H »« b «™' Buffoa attribue cette précaution AI av °! r , lo »gtemps regarde autour de lui

dans l'eau jusqu'aux yeux Zl h '" °" Mt ''O* 863 " d ' e » fo «^ '* tête-

ennemi. yU ' X ' P ° UI ,,0 "' y . ce qui l'expose a être surpris par un

Les Harpies sont des ki«tes de l'A., • eheurs que parleurs ailes courtes l Amenq " e ' ^ " e difl ' érent ,k ' s Âi « les P ê " tarses sont très-gros T^XvlJ. '^ ^ '""^ 6t ^'^ et "•■«

Aigle destructeur

<<i LES OISEAUX.

Le type de ce genre esl la Harpie huppée ou Aigle des ï ruc tkijk Fàleo erisiatus, de Linné), dont la taille esl supérieure a celle de l'Aigle commun; une longue huppe noire, formée de plumes allongées, orne le der: ri ère de sa tête; lorsqu'il les relevé et écarte celles de ses joues, sa physionomie est presque celle d'une Chouette, et ce qui aide à la ressemblance, c'esi qu'il porte souvent son doigt externe en arrière, connue le ponce. Le plumage esl cendré à la télé et au cou, brun noirâtre au manteau et aux côtés de la poitrine, blanchâtre en dessous, et rayé de brun sur les cuisses. Le bec esl grand, et d'une puissance qui s'accorde avec la vigueur des serres; on a vu la Harpie huppée fendre le crâne d'un homme à coups de bec. Elle habile les pays humides el fréquente surtout les berges de rivière et le voisinage des bois ; mais elle ne pénètre jamais à l'intérieur. Le malin, elle vole en tournoyant le long ■ les canaux bordant la lisière des forêts; elle épie les Paresseux, les Faons, les Singes, qui l'habitent; puis s'abat, en saisit un, el lui brise la tête à coups de bec. — Les Indiens recherchent beaucoup les [tenues de cet Oiseau, dont ils se servent pour empenner leurs (lèches; quand ils ont réussi à en prendre un, il* ie gardent prisonnier, le nourrissenl avec soin et le plument deux fois par an; ils font aussi grand cas de son duvet, dont ils poudrent leurs cheveux, préalablement imprégnés d'huile de coco : celle parure n'est usitée «pie dans les grandes occasions, telles que les duels, les visites de cérémonie, les festins; les ongles mêmes de la Harpie sont pour eux une sorte de trophée, qu'ils portenl suspendu a leur cou.

Les Aigles- Autours, qui vont nous conduire aux Autours proprement dits, ont les ailes courtes, de même que les Harpies, niais les tarses sont élevés, grêles, el les doigts sont faibles.— L 'Aigle-Autour huppé de la Guyane (Falco guianensis, de Daudin) ressemble singulièrement a la Harpie huppée, pour les couleurs el pour la coiffure; mais il s'en dislingue par sa taille plus petite, cl ses tarses élevés, uns el éc.ussonnés. Le manteau esl noirâtre, quelquefois varié de gris fonce; le ventre est blanc avec des ondes fauves plus ou inoins mai' quées; la tète el le cou sont tantôt gris, tantôt blancs, et la huppe est longue el noirâtre. — L'Ai 6'le: Au tour noir huppé d'Afrique [Falco occipitale, (le Daudin), nomme llnppari, par Levaillant, est de la taille d'une forte liuse et de couleur noire ; sa huppe esl longue de cinq à six pouces et descend avec grâce derrière son cou; le moindre vent l'agile el lui l'ail prendre les formes les plus variées et les plus élégantes. Les tarses sont garnis de plumes fines sur toute leur longueur; le bord de l'aile esl blanchâtre, ainsi que des bandes sous la queue. 11 donne la chasse aux Lièvres, aux Canards, el les agiles Perdrix d'Afrique n'échappent pas à son vol rapide ; il construit si id sur le*

arbres et le garnit de laine ou de plumes ; son cri est plaintif et rare, niais il le répète fréquemment lorsqu'il poursuit les Corbeaux, ses mortels ennemis. qui se liguent pour lui arracher sa proie, ce a quoi ils réussissent, mi la fore» de leur bec el surtout leur grand nombre; ils attaquent même, dans leur ni»'les petits du Huppart, et les dévorent, maigre la résistance el les cris de désespoir du père el ,|e la mère

Voici un autre Aigle de l'Afrique, que Levaillant a n ne le l)i vm.ii vitu :

r esl le Falco atbescein de Daudin. l'ouïes les plumes sont blanches, llainl"' 1 '"

\ Vi T V \v

l'KIBl Ut s | \| ICONS orêtt et donne la 1 "^ ^ '*' rudes " Le Blan ird habite les

sa un. 'x vïrt^vr 51 ' ccq : s ' accorde parfaitement avec

vol est flexible salue,;, f M ^ '° L " VI '"' r " Sl au Do & ue = son

ment de dir tim e "^ '"' SCr ' de S ° UV ™' P°» r •*«"«" rapide-

pourlesR m ers s, , o T r<mrements «'es Oiseaux qu'il poursuit. C'esl

une grand, ïteu -, ^ f " n e,memi red ° Ulable : le Rami <" ^lant à eer cfe son embtc de *ÏÏT " ^^ '° Bknchard en " lofite P™ -b,»cacher, et où le vo de >Ii l ^ -^ "" '"* '""*' ° n U ,CIld à s ' ;i11 a "iver sous lui avat m, if • ^ **"* P8r ,6S *~ailles. Si l'Aigle peu, h tout, se 1 o, ! mt "" S Y JCter ' lc Ramier est P erdu i -o" ennemi pare au-dessous de ™ et , T™ 8 ??" ra P ides « multiplies, s- tient sans cesse

"» ^res, il trouv t Ss iS'T' ^ "" dét ° Ur * ^^ è ^"'" tant d'inutiles effort, 1 7* g S °" l>a8Sage: enfin ' Aéc ™™& «P**

droitsurlui et le m > m '°'' '°" n,,J V "' s la plaine; aIors son e,1,,c " ,i ™le

"»• On a remamuéa '" "" "' Sti "" : " '° plume t0UJ0Urs avantde lo ,l, ' <l11 pour les pe t , i(s Oisea < '°', Algl( '' Sl cruel P our lcs Ra K"ers, ne l'es! pas du toul «ans leur faire ai ■' "*' ''" '' ''"**'' sa PP , ' ocher J uscm6 SUI ' le ''«"'«l de son nid attaques des R„v," '"V" 1 '' '' ''* 5 viennen « même se mettre en sûreté contre les

méditation et s^ ! T , "'''''" il " ï ' ri " ,,r N ' 5 ' ^ P as '' ' iche s "jet de

Passons' " de comparaisons?

mais leur bec S™ î* ^""" UX " S °'" i,MSSI les ailes P lua courtes <ï ue '« < "•■

,PS Rapacescn uTroni T ''""' ? Ceder " ieV Mèn ™ s '" ^«nuer dans atours rJ : lf '"'' S ° ngles S01 " fès-crocbus el très-acérés. - Le.

PS Pèce de no 8 »TvT H-^ '" ""'^ éCUS8 ° ' S "' "" peu r '""' ls - La "'»!,

Le mâleasei/e, /^utodr obdinaire Fa/co patumbarms, de Linné

ll « tiers i , i CCS | ' gU6Ur ' * l8 femeUe f '" Vi, '°" d6UX '"" (k ^t-à-dSre blanchâtre- l. ,1 pluma « e '' sl l ' nm '" dessus ; lfiS sourcils sont de coule,, ,

e tà m oueh; tl . S T° US , ? b ! anC ' rayé de brU " e " travers chez 'a-na. adulte, brunes S 5 Dg ltudlDale s d ansle jeune âge; la queue portecinq bandes plus sé es etniel f 8 ' commun u " France; il habite les montagnes basses et. boi-

§ e uxq„e le fe SU f arb / èsles l' 1 ^ élevés. 11 est aussi grand, mais moins cour;, P 0u rsuit à ti r 7 K ' t0UJ0UI>S olj li'l"ement sur sa proie ; quelquefois il la

lan ce ranîde, IT 'n'"" engénéral " ,:l ^ette, perche sur un arbre, el s'e-

rit «rdinaire™ enf hTp iUU ' ÏT'™ "" tempsqUe l>; "' le vo1 : M s " nour très-rusé ,, ' , S r nS ' "' Ecureu ^ ls - (l " Levrauts el de Souris. Q me

,ile ^ d nt' dix " S î 'TT P I endre f r lemen, : l '° iSe,eUr P ,aCC •■""binaire

cipite; m "I ■ i J >,etlS , ,,e h3UteUr "" PiK ' blanc -r toq«d ''Autour se pré-

'lu'ap es a ( n ( ' Y " remar( l uable ' c esl 'l' 1 " "•■ cherche à se débarrasser voraciîr ' T ,,l ' e r P ''°"|- ? faUC ° nnierS """ pamnus a tirer P«rti de s;,

autre ot sla rt d u.r ^ 'T' ; "" S1 f '"" l ' Epervier : ' " instituai.

'lue pou h , , Autoum > ou ' °» ^ployait à peu près les mêmes moyens que "ï k r" e ™; raa,so " nomma,t lcs Al| tours Oùeoiwifa poino, parce I e sang être leurrés, ,1s reviennent sur le poing ; on les portai, ordinafremen

conV^neT C a| r r0n - I,S S0,U P,,,S Pr ° mptS " Pa '- ,i «' d " " 0i '^ ^ >- F • "n „e les jeta,, point â mont; ,1s ne volaient que de /WHf/ eM /•„„. ,,

LES OISEAUX

lOSf

taisaient leur [irise d'un seul coup d'aile. Ce genre de chasse fatigue moins 1 oiseau, et lui permet de prendre une plus grande quantité de gibier : aussi la chasse à l'Autour était-elle plus fructueuse, niais moins noble el moins variée que le vol du Faucon.

Belon dit que les auloursiers préféraient l'Autour de la Grèce à celui des. Alpes; ils l'employaient à la basse volerie, qui comprend, outre les Perdrix, Oies el Canards sauvages, le Lièvre et le Lapin ; ils relevaient en le nourrissant à la main avec de la chair de volaille, et en lui apprenant à venir sur le poing, au moyen d'un leurre formé d'une paire d'ailes, et appelé tiroir. Ils l'exposaient tous les malins au soleil, et ne le faisaient chasser qu'aux heures où la chaleur est modérée, four la chasse aux Canards ou aux Lapins, ils l'y dressaient avec, des Canards ou des Lapins domestiques, puis le conduisaient dans des garennes el sur le bord des étangs; mais ils se gardaient bien de lui faire connaître les Pigeons et les Poules, car celle chasse étant la plus aisée, il aurait bientôt dévasté les basses-cours et les colombiers.

L'Autour a queue housse (Falco borealis, de Linné: habile toute l'Amérique septentrionale ; sa longueur est d'un pied huit pouces ; son envergure approche de quatre pieds; h' plumage est brun en dessus, blanc en dessous la queue est d'un rouge ferrugineux et porte vers son sommet nue bande transversale noire. Cet Oiseau émigré vers le sud, aux approches île la saison rigoureuse ; les Oiseaux et les petits Mammifères lui servent de pâture. Son vol es 1 très-haut ; on le voit raser la cime des cyprès el des magnolias, sans agiter se." ailes, et incliner la tête à droite el à gauche pour voir ce qui est au-dessous de lui: ce vol est accompagné d'un cri triste et prolongé qui s'entend au loin : c'est unkaa, prononcé pendant trois minutes sans aucune inflexion ni modulation, d dont le but très-probable est de mettre en émoi Ions les êtres vivants d'alentour, pour les faire Lever, et fondre dessus. Quand une proie a frappé sa vue, il s'arrête brusquement comme un cheval au galop dont on serre tout ;i coup la bride: il semble noter la place avec exactitude, [mis il va se percher sur l'arbre le plus voisin; alors il se retourne, regarde fixementsa victime, et presque aussitôt s'élance sur elle avec tant de vitesse etde précision, qu'il la manque rarement. S'il i"' trouve rien dans les champs, il se perche sur l'arbre le plus élevé de la forêt, <i promène an loin ses regards : un gentil el leste Ecureuil vient de saisir une noix, il la roule joyeux entre ses pâlies, et se dispose a la croquer, quand tout à coup tombe sur lui l'Autour a queue rousse, qui le saisit, l'étrangle, lui perce la Ici 1 '. le dévore sur place, ou l'emporte sur la branche qu'il vient de quitter. Il I 1 ' 1 " queiile aussi les fermes el rend aux poulets des \isiles meurtrières, qui lui ont fait donner à la Louisiane le nom de grand mangeur de poules.

Les Épervters sont des Autours donl les tarses nul plus de hauteur que dan* les Autours propremenl dits. C'esl le seul caractère qui les sépare : aussi pi»'

sieurs auteurs les réunissent dans un même genre, qui se distingue des prerrilenis par le rétrécissement de la tête, le bec courbé des sa hase, les pieds alloO' gés, les ailes courtes, relativement à la queue, et la courbure de l'épine du dos, qui les l'ail parailre comme bossus. — Les Kpcrviers, ainsi que les Autour*nichent sur les arbres ; on les voit quelquefois chasser en famille, eonq du père . de la mère ei des fils.

cm

TKIRli DKS l-'AUCONS

Epervier commun

aPERviEB commun ( Fulco Nisus, de Linné ) a la même livrée que l'Au-

ur ordinaire, mais sa taille est d'un tiers plus petite; dans le jeune âge, les

cnes brunes du dessous ont la forme de flèches ou de larmes longitudi-

» ci les plumes du manteau sont aussi bordées de roux. L'Epervier se

de I r SSeZ rac '' emcnt apprivoiser : les aufoursiers le dressaient pour le vol

a »le et du Perdreau. Quand la saison froide approche, et que les

- * c ix insectivores émigrent pour aller chercher pâture dans des régions

un o- 131 '] ' '' y a (,es Éperviers qui les suivent; mais il en reste toujours

minât nombre dam nos contrées, et ceux-là font une guerre d'exter-

l'hiver « "'^ petitS Oiseaux granivores qui se réunissent en troupes pendant

n'avez avez " vous pourquoi Linné a donné à l'Épervier le nom de Piisus ? Vous

sa capit'T' ^ pCnsc ' oublie le cheveu pourpre de ce roi de Mégare, assiégé dans

Prenable & t ^ Wmos ' f|l,i voulait venger la mort de son fils ; la ville était im-

du Dest"' m (|Ue l0 cl,eveu resterait Sl "' la tête royale : cela élait écrit au livre

( 'u roi 7' n '' élait éci ' U Sm " le Vers0 du feuillet > 1 ae la 1k ' 11r %#«. BUe

dant 1 ' enflammerait P our le P rince siégeant, couperait le cheveu fatal pen-

horre S °^. m>iû de son P ère ' et l ' irait présenter à Minos, lequel repousserait avec

Ul ' elle ct son présent, et n'en prendrait pas moins la ville. Ce fut alors

si fiii ' Plivé de S0 " cheveu ' fut chan 8é en Épervier, et se mit à poursuivre ht nlle, métamorphosée en Alouette.

Le Minule (Fulco nimullus, de Shaw) est un très-petit. Épervier d'Afrique

'"teneur encore à notre Éinerillon, ct dont le mâle esta peine gros comme un

»He ; il est brun en dessus, la gorge et la poitrine sont blanches et semée, <\»

^ches brunes qui grossissent vers le bas en forme de larmes- il vit de

,-io IIS OISEAUX.

Oiseaux et d'Insectes. Malgré sa petite taille, il est hardi, intrépide. Il chasse de son voisinage les Pies-Grièches, dont il ue peut souffrir la concurrence; il ailaque souvent les Milans, les Buses, et la rapidité de ses mouvements le protège contre les atteintes de ces Rapaces plus gros et plus forts (|ue lui. Il niche sur les mimosa, et pond cinq œufs, qu'il est souvent obligé de défendre contre les Corbeaux, très-friands de cette pâture, et qu'il poursuit avec ardeur, en faisant entendre un cri, cri, cri, jui, pri, pri, fort aigu.

L'Épervier chanteur (Falco municus, de Daudin) habite aussi l'Afrique, ou il a été observé par Levaillanl. : il est de la taille de l'Autour; son plumage est cendré en dessus, blanc raye de brun en dessous, et brun varié de roux dans sa jeunesse. Il vit de Lièvres, de Taupes, de Rats, de Souris, de Cailles, de Perdrix. et niche sur des arbres. La femelle est, connue dans la plupart des Rapaces, plus grosse d'un tiers que le mâle ; les deux époux ne se quittent jamais. A l'é poque de l'incubation, le mâle devient musicien : il chante à sa femelle pendanl le jour et durant les nuits entières; chaque phrase dure une minute, et alors on peut s'approcher de lui, mais il l'a ni se tenir immobile dans les intervalles de >i lence, car il entend le moindre mouvement, et prend aussitôt la fuite. Levaillanl ayant lue le mâle, la femelle le chercha partout avec des cris lamentables, el vint s'offrir au fusil du chasseur. Dans une autre circonstance, la femelle lui niée la première : le mâle n'en devint (pie plus déliant, et continua de chauler, mais sur le sonnnel des plus hauts arbres, hors de la portée de l'arme à l'en.

Le Tachiro ! Falco tachiro, de Daudin |, qui vil en Afrique, est analogue a notre Hpervicr commun, el un peu moins grand que l'Autour; ses tarses sont plus courts et ses ailes plus allongées; dans le repos elles s'étendent au delà de la moitié de la queue, qui est elle-même presque aussi longue que le corps. Le Tachiro est le fléau des petits Oiseaux dont if couvre les chants harmonieux par son cri cri perçant et discord. Sa tête et son cou sont varies de blanc et de roux, maculé de noir; la gorge est blanche, mêlée de roussâlre; le manteau est d'un brun sombre ainsi que les tectrices; les rémiges sont terminées de blanc; la queue est blanche en dessous, brune en dessus, avec des bandes transversales noires. Il bâtit son nid dans l'en fourchu re des grands arbres, avec de petites branches flexibles, garnies de mousse et de plumes. H pond trois œufs : quand les petits sont éclos, les parents leur apportent des Sauterelles et des Mantes. Levaillanl ayant découvert, un nid de ces animaux, et comptant s'emparer plus lard des petits devenus grands, leur apportait tous les jours de la viande, mais c'étaient les parents qui la mangeaient. Quand il venait visiter le nid, les vieux se tenaient près de lui, au point qu'il eût pu les tuer. H attendit trop longtemps pour s'emparer de la couvée, et un jour, il trouva le nid abandonné : toute la famille était partie.

Les Milans forment un troisième genre île Faucons ignobles, dont le caractère est d'avoir «les ailes extrêmement longues, la queue fourchue, le bec faible. a peine recourbé, et peu proportionné à la taille de l'Oiseau ; les tarses courts et les ongles peu \ igOUreux ; aussi les espèces de ce genre sont-elles dépourvues de courage. Le Milab roi ï.i Falco milvus.Ae Linné), qui habite l'Europe, a

les tarses éciissomies: sa longueur est de seize à dix-sept p es, depuis le bofll

du bec jusqu'à l'extrémité des pieds ; son plumage est fauve, les rémiges son'

"<llil OLS FAUCONS. si

Sale r D ?usT 8e Y C ' eSt ^ L0US ! " S Ra ^ ces «*" ''-" l« «1 -» le

£ ssiî: ifr P ; 1 z 1 n e , ci qui i T ,e,,t e - i,ak ie ^ io <^ ■■ »•

>» 'ui permet guère d' al , l! , i l enver « ure - La lailjless « de «» •"»« Insectes; ,1 tente ntek, e I • T , ^^ Tau P fl *' Rat8 > MulotS ul S ros en fuite par sa résSce e *< de ieuneB P ° uletS ' ma,s Ieur mè '' e le »>e,

Pour lui car elle S * T ^ S ? épUhète de ^ al »' a » e ° ^honorable Paient donn Kt *! .^""Jr * servait ■« Pi--- des princes, qui lui levier, beaucoup pl^ni, UD , E P emer : on voyait le Milan fuir devant l'E- Jansles nues 2,^" T^' " S ' élem ' M toun,0 ï ant P 0ttr s « ca ^er e » ^ bec, et 1 ë " ë a t •?' ^^ h rabattait a C0 »P« "'ailes, de serres

Tx la ;:::;::;L: , 1 r^ e T:^::r battu ' dit Buff - et *"

bite ega^uu^ eU^uV S 7 "' "* """^ M m ' e "^ qui ha " «t moins fourchue, son nluo, 1 P , ? ^^ le Mila " r ° Val ; sa 1 U ««" dessous et sur la tête. U est pTs fo , n ,° lrâtre ™ deSSUS ' blanchâ ^ en

geux que le Milan royal ■ il s'élève ,u n ï , * el P" conse, l ue,lt P»us coura-

s'accompagnant d'un" c i per tl 2" ï ™" ^^ P"**"*. et. donné eu Afrique par Leva d n ! do ni *** *" Par3Site loi a été

Piller la cuisine en pie n a Un OU T ' * aiU ' aC ° et *<"**» N»"*. a 'a mêmeheure da.J ^^ïï^ ^««^ -us les jours ce naturaliste pouvait-il facilement en tue ZIZ T " ^^ ** ; aUSS1 aux Corbeaux leur proie. Belon v t m P ™ meme W* enlever Yeuses ; ils passe»! d'Europe en É ff vnt ! T T" ^ par bandes "™" Euxin, séjournent en ÉgîTldï n ■ aUt ° mUe ' '" lravcmnt le Po1 "-

«•ent d'avril sur les borls deTnt- N 'T', " reVieiUlent aU

'•entrer en Europe. N °"' e ' qu ,ls '^chissent de nouveau pour

^^i^j;^^ d «^) est un Milan dont les tarses sont de l'Épervier; son u l ,„ " 7 ? " P 1 "" 68 Paï lc " aUt ' « esl de la taille — ; 'es petites «XÏ! , """'^ ""^ M deSSUS ' blMC C » de s- '"«ssàtre. H se tien Sl ! ™ 3 ' leS S ,° nt " 0lratfes . '« tête elle cou sont d'un gris

ventre briller au solei Mi " ^ ^'^ Vm ^ h bla » d ' el "' " c son nonce sa présence. U *™ ! t' ° CSl ' P3r S ° n Cri per Ç ant I»'" a "" Mantes, etc., et co mme les Co h 8 f ' SeCteS ' te ' S q " e les Sauterelles, les genre de nourriture, il i es cl ™ Pie s-Grièches consomment le même

parmi ces Milans à tarses très .court! T a ? eU , Semeût lle son domaine. - Enlin marquer le Mit Afl DE LA Cx^'fi™*****™' emplumés, il faut remilieu, pour la taille, entre le Blac et le ïi /l "'° a '" s ' tle Linné), qui lient le dessous; les ailes et la queue sont noires 1 . r ° Yal '' S ° n f ,luma 8' c est blanc en pré ; les deux rectrices extérieures sont i rè i JeUe U " beau rellet v e'' 1 pour- 'ion de la queue. Cet élégant Oiseau habit!" ? t^' ° l au 8' ment enl la bifurcade Serpents, d'Insectes, qu'il s^ttl «^ ° U " "' *> Lé ™**<

^^d^^e^eristrs

i "i et aines . du reste,

53 LES OISEAUX

le bec est faible comme celui des Milans. Nous ne remarquerons qu'une espèce de ce genre : c'est la Bots d ré e commune (Falco apivorus, de Linné) ; elle est un peu plus petite que la Buse : elle a vingt-deux pouces de longueur, depuis le bout du bec jusqu'à celui de la queue, et dix -huit pouces jusqu'au bas des pattes ; son envergure est de quatre pieds au moins ; le plumage est brun en dessus, différemment onde de brun et de blanchâtre en dessous, selon les individus; la tète du mâle est cendrée à un certain âge. La Bondrée commune vit de petits Reptiles et surtout de larves d'Insectes ; c'est surtout aux Abeilles et aux Guêpes qu'elle fait la guerre; elle en nourrit ses petits, dont le nid se compose de bûchettes tapissées de laine à l'intérieur. Quelquefois la Bondrée se dispense d'en construire, et l'on en a vu s'établir dans un vieux nid de Milan.

Le genre des Buses, de même que celui des Bondrées et des autres Faucons que nous allons observer, a les ailes longues, la queue égitir, et le bec courbé des sa base. Les Buses ont les tarses très-courts et forts; mais les serres sont [jeu vigoureuses.

linsi' commune.

La Buse commune [Fako buleo, de Linné) habite l'Europe; elle est bu 1 ' gae de vingt pouces, et son envergure est d'environ quatre pieds et demi i plumage est brun, plus ou moins onde de blanc au ventre et à la gorge; "-' tarses sont nus et ecussonnés. C'est l'Oiseau de proie le plus abondant de nos c»"' trées; la Buse demeure pendant toute l'année dans nos l'orèls. Sun corps <'* massif, sa tête grosse et son vol pesant ; elle passe souvent plusieurs heures I"' 1 i-liée sur la mémo branche, dans nue altitude de paresse stupide, qui a l'ai 1 '

''Kl BU DES FAUCONS. u

son nom un tenue de comparaison ,„.,, «..,,

on l'applique. Quoi qu'il en o MalC "' ^^ ^ ^^^ auxi l uelles

elle ne salit pas sa prokau vo S , T'* *"" 8M " de ( ' UantUe tle *"" ; a'une butte- elle attamT . ■ "^ Sl "' eUe du haut d ' un arbre ou Cail.es, et éva te le S /T 01 ! 1 ^ LeV1 ' aUtS ' leS La P ins > les Pe ^i X , les

<l»e, elle se no i ^ ( > s ÏT *" ^^ ' ^^ '* ***** m ^

LePUcHA est uneBused'ÂfH P6ntS ' de Grenouilles <*de Sauterelles,

et blanches ■ il est o,..?" ^ P ° rtant Une longue hu PP e de P ll »»<* noires

l-tites tach^ i l ' ~ e T *? ^^ > "" #*»* ^ b ™' a ™^ de la queue no,t ^ ^ de la P oitrine et sur le ventre ; le

«lui - tientï , /, nln? m ' ge ^ blanChe " C ' esl Un 0iseau "*«**

-carpes, pi„r d *„ z : irs e ; tieres sur ,e sommei ^ -*>-

genre des Damans don I h ,f T ' 6SpeCe de ^"t Pachyderme du

Bâcha, n'avanc^aÏ m ' "n^^ ^ *****> <** » «»• du et y rentre au moindre bruit e Bach oen T< *" "**"* ™*P^ion, coi. la tête enfoncée dans ses éoaul, 1 ! Î" '• 1°^ " eS ma «œuvres, se tient bile comme s'il faisait narieT T" œi1 ° UVert SlU " Sa victime ' im ™-

eomme dans notre B 1 S ur ot ' ï ^ apparente Slu P idilé »'«*•

'a structure de l'anim ÎJ^ÏÏStï^ SS?* Parf " itement "*"*'*' a est destine. Des que le KliVdT ♦ ' '' et 8U genre de P roie c l ui M

son trou, ,e Bâcha' o ££ "m T t sC^ "''* S °'" tir eMB P»«»«' d « '•ocher en poussan! dest a «W ^T' * ^^ "**»»« * S °" où il attend patiemment q It s 'i n "r ^T ^^ P ° Ste '

«chappé ne sortira plus de ton ë I io ,t * ° P1 '° ie ( Ca '" cdle ( I ui kli a

K'ip-das, il rempoie ur Ia^Lt A f } ' ^ enfU1 le *"** P ° Ssède u " 'e^ents affreux ^l^TtuZ] ^ ^^ et là ' »*** ^ h ^ o» dirait qu'il satisfait s a lne dt, 1 T* 6, avcc ^ur, avec délices; ^n-eur dans le vois nage e te S Ï ° S? " *T * "^ sa "glant jette la «1* d'une telle épouvante 1,'i T ^ dU K ' ip " das °' U *■»« ses P a "

-t le jour. A«J e^mrstr CaChéSdanS ^ "**" P enda »' "«--canton ou le ^X^S^T" * *"* " ^ Dama "

^es Jfusanls forment . '

"'eves que ceux des £LT TT ^'^^ ^ r des la ^es très-minces, plus -W du cou les bouts de 'p^I r^^ ^ f 011 ^ C,Ue f °'" ment de cha ^ "tent de préférence les S ^ l6UI ' S 01 ' eilleS - CeS 0isea ^ ««"

'" l' luma 8'e varie beauco," ce ««"!?" "T 8 "" F '" ailCe tr ° is "P*«* *"l'reunere est la Soub use f„/co ,' ""f l''" a de ûom ^e nS es erreurs. L a 'lu une Corneille, brune en dessus ï!» 9 " S ' ?* Lmné) ' l,ui est "" P e i P*«« grosse l-runes, et dont l'abdomen est blanc \ s on S f OUS : avecdestacI,es longitudh.ales q«i lui a valu son nom spécifique de PtZ extremite; c ' esl ce dernier caractère che; les ailes aboutissent aux trois anlTJT' .T g '' eC si S nifiant c '"»/^' M«. lace interne des ailes et les pennes de 1, 1 gU ° m ' de la (lue " e > la s »'-

<^e qu'on nomme «ig-«J^«^r5SS r^ ""T^ 8 '

— - • ; ï^^tra^^xt

, ;1 LES OISEAUX

regardaient comme autant d'espèces différentes. La Soubuse niche à terre, dans les bois marécageux ; elle cbasse le soir, vole eu rasant le sol, et fait sa proie des Grenouilles, des Lézards, des Kats, des Perdreaux et des jeunes Oiseaux aquatiques. Elle entre aussi dans les basses-cours et les colombiers, et sa visite est désastreuse pour les jeunes Pigeons et les Poulets qui s'y trouvent. — Le Busard cendré (Falco cineraceus, de Monlagu) a la taille plus grêle et les ailes plus longues que la Soubuse; ses mœurs sont les mêmes. -La HarpayE {Falco rufus, de Linné) est de couleur rousse et brunâtre; la queue et les rémiges primaires sont cendrées. Elle n'a pas, comme la Soubuse, de raies transversales sous les ailes et sur la queue; elle habite les marécages et y donne la cbasse aux Reptiles. Ces trois espèces habitent l'Europe, et on les rencontre aussi en Afrique et en Amérique. Une quatrième espèce, observée par Levaillant, habite l'Afrique méridionale: c'est le Grenouiliahd [Falco ranivoru* de Shaw). Cet Oiseau a les dimensions et les habitudes du Busard, mais son bec est plus allongé et moins épais a la base ; le dessus du corps est d'un brun lave dans sa partie visible ; le dessous est d'un brun clair, légèrement varié de blanc sur la poitrine el le bas-ventre; les ailes sont brunes, et portent en dessous des bandes transversales de blanc et de brun clair. 11 plane avec grâce au-dessus des marais, et se perche sur les arbres el les buissons qui les avoisinenl : de la il fond impétueusement sur les Grenouilles et les Poissons, ou même sur les jeunes Oiseaux aquatiques. S'il sort des roseaux un moment après qu'il s'y est abattu, c'est qu'il a manqué sa proie ; sinon, il ne reparaît qu'après l'avoir dévorée. Tbibb des Messagebs.- Nous avons passé en revue les principales espèces de la famille des Bapaces diurnes ; la dernière tribu de cette famille ne se compose que d'un seul genre, et ce genre ne comprend lui-même qu'une espèce, le Messager ou Secrétaire {Falco serpentarius, de Linné).

C'est un Oiseau d'Afrique, qui a les tarses au moins deux fois plus longs que les autres Bapaces, ce qui l'avait fait ranger parmi les Echassiers ; mais ses jambes entièrement emplumées, son bec crochu et fendu, ses sourcils saillants, et enfin la structure intérieure de ses organes, le placent incontestablemenl parmi les Oiseaux de proie ; le tarse est écussonné, les doigts courts a proportion, le tour de l'œil dénué de plumes, sa nuque est ornée d'une longue huppe

qui lui a valu son nom de Secrétaire, et les deux pennes miloyci s de sa

queue dépassent de beaucoup les autres. Il a environ trois pieds et demi » e hauteur; son tarse et ses doigts sont garnis d'écaillés larges, d'un lu-un jaunâtre, sa nuque est, ornée d'une longue huppe, ou touffe, composée de di* plumes inégales, qu'il peut hérisser à volonté; la queue est étagée, a pennes noires, terminées de blanc; les deux médianes sont d'un gris bleu et deux '° 1S plus longues que les pennes voisines: les plumes de la gorge sont blancheSi celles delà poitrine sont d'un gris bleuâtre; 1rs rémiges principales sont noires} les plumes de la jambe sont aussi d'un beau noir, imperceptiblement raye d« brun; le tour de l'icil est dénué de plumes el de couleur jaune, ainsi que * hase du bec; le reste du bec el les ongles SODl noirâtres, l'œil est gris elles

cils noirs C'est le destructeur par excellence des Serpents à venin, aussi I ap" pelle-i-cui au Cap le Mangeui de Serpent». La mission qu'il a reçue de la nal»' e*i eviil.Mi ni de maintenir l'équilibre entre les Keplile» dangereux el

Tl <"*« DES MESSAGERS animaux inoffensifs qui habitent | P u

nécessaire an grand ouvrage du Créa et.r pT .^Tf a,ricafnes " e( i uM ^

tôt peuplée que d'êtres malfaisants ' Sa ' ,S ^ tem np SP, ' ail bien "

Cet ennemi des Serpents est ..,, n; émousséspar la marche, ne pourraien aU . C ° Umir; SeS cloi ^ ts co "'' ts . «■ ongles que pour courir et sauter- de là \T 7 T P, '° ie: Ses P ieds ne lui ser ^ul

employées au vol, ma isla nature u« "^ ^'^ Ses ailes sont '^emen, «'apophyses du métal ne t ânoi! "^ ^ proémi " e » ces osseuses, espèces «™es offensives et defns'iv ',!"'' 'n " 8 " 08 ^™^ constituent des *** les Serpents à la co e ' " qM (,CS Serres ' Tl P ™' et at-

eombat qui s'engage elt r^ de U T „"" ^f" 1 P lein **««** 1™ celui du -dresse, et men°ac°e son n„ em i en si CT : « "^ ^^ ^^ se veloppe une de ses ailes, la ramène delli ^ ^ '' ^ V ° iseaU dé "

entier. Le Reptile s'élance, 1 ? lu a . i U S°T egide ' et Couvre tout reeule, saute en tous sens/ e, ses évoUnion ?" S °" ^ frap P e > bondi «- « «« çlrame dont le déno^rd^ï^T .f"-^' S>il " e •'■*«* 'I revient à la charge présentant «n!, ? ™ des deux actei| rs; puis

adversaire ; celui-cf épLe ' ^T TZllT ** "* ** ' h "^ sager, et, pendant ce temps l'autre mi M ï ^^ insensild es du Mes-

- massue, des coups lôlTe m„£ ^T ï SeC °' Kle ^ C ° mme ™ c Pides attaques, recoi bientôt u n co ,n c f f^ 1 ' ét ° Urdi de ces ™-

»rale, et i, roule dans .a ir^tS"' T? ta C ° lo "" e -té- *>n bec et le jette en l'air ee ni ri V K V T" ' '"^ leStemenl a ™ alors le vainqueur lui pe e le 1 , h ' "'^ et P '' ive de *™«™^

Smith rapporte qu'il vu un Messas J^ '" ^ nat " ralisle -g"* gros Serpent qu'il avait d'abonlTtouS e *"? ™ ^ 6t 3Vec le bec un

-r perpendiculairement en ' i a l s "T 8 "*." 1 un c °up d'aile, puis s'éle-

«• «ol pour l'achever, e e dé P1 I^s, , e T,*' " le laiSSer t0mber ™« Le Mano-eur ô P «. ! en toute sécurité.

habite, TZtlfZTL^Z C,eVeilil " le -" fai —- contrées qu',1 •'a-t-on iutrod, it dl e Imi ï ' 8 ""^ d ° nt e " es s °nt infestées, ils /•- * tence, ou S,' Al,llesfran Ç aises Pour délivrer le pays de la Vinhl •'ont la mosuree S Z "' ?mme ' ^ abonde ^tout à la Martinin,

quemment dans les LL, J ^"^ d * cannes à sucre, pénètre M.

occupe il dévore aussi les itr^SST * f™ * l ' 0iseaU * ui »°»" menu du dîner d'un Secrétaire, J^*??»* les S™ ^ctes. Voici le facultés digestives. Le Vaillant trouva 2Z r! C0 " naître Ses ap P étite « «es espèce vingt et une tortues entières dont nlL ' C d '" n imlividn de celte mètre , onze lézards longs de huit pouces eUrZ\ ™ M ^ P ° l ' CeS de dia ctdemi: ces animaux avaient tous'le Sel TZ ^ ** ^ ^

»ue multitude de sauterelles et de gros Jl r*"^ e " °« tre P- des vertèbres, des étuis d'insecte , d ^iî. Il 2? n T ^^ { ' W >^ Précédents, destine à être vo.ui par l'oiseau fiS ' , ' PSI,1 " dps ^«

DES OISEAUX

Le Messager.

Le Messager construit son nid, qui est plat et en forme d'aire, tantôt sur l pp

grands arbres, tantôt au milieu des buissons, dont il écarte les branches; c<*

branches, servant de Fondement à l'aire, poussent des jets qui montent | llir

liant que le nid, et le couronnent d'un rempart, au moyen duquel il devieid

la fois invisible et inaccessible. Les petits se développent lentement, et ne pR"'

vent courir qu'à l'âge de cinq à six mois; leur démarche alors est disgracieuse

mais l'animal adulte a le port plein d'aisance et de dignité, et lorsqu'il ne po» 1 '

suit pas sa proie, chemine avec une lenteur tranquille. Devant le chasseur. '

fuit en courant avec vitesse, et ne s'envole que quand on le poursuit à ,nl "

val et au grand galop; mais alors même il s'élève peu, et redescend bienW •

Tl est méfiant, rusé et fort difficile à tirer, parce que la disposition peu aeC

dentée des pays qu'il habite lui permet de voir autour de lui à une distant

considérable. Le chasseur doit arriver avant le jour dans son canton, se cul 11

dans un buisson très-épais, dépolir son fusil et attendre. Ce singulier Rap a '

ise"

est cependant apprivoisante ; les colons du Cap relèvent pour détruire les Ra'

mil

les Reptiles qui s'introduisent dans les poulaillers el les basses-cours; ■ bon ménage avec les Oiseaux domestiques, niais il ne faut pas le laisser jeu" car, pour peu que la faim le presse, il immole sis commensaux ; du reste, humeur est pacifique, et quand quelque tumulte s'élève dans la basse-coui'. vient mettre le holà parmi les tapageurs. ^

Famu.i.k des iîm-ac.ks NOCTDRRE8 — Nous allons maintenant ti|inl ' e !j famille des Itapaees nocturnes. Ces Oiseaux ont, comme nous vous l'avons ' dit, la lête grosse, le cou très-court, les veux dirigés en avant et fort gra' ( Leur rétine est très-impressionnable par la lumière, aussi leur en faiit-M

FAMILLE DES RAPACES NOCTURNES r

} ^^^::z;i^:i^ du r r les éb?ouit; - - :

les objets peu éclairés. Le ens de ," e '"' ^ ^ VM ** Ûl "^ WV

grâce a de vastes cavités de'leur r Z " ' ^ ^ d ' U " e flnesSe extrême >

'le Plumes effilées entoure leurs commu ">q»ai.t avec l'oreille. Un cercle

l'ec, et les postérieures l'orna, ^f',/ 68 Prieures recouvrent la cire du '•es sa racine ; Ies p | umes " *™ ' e * °, re,lle - Le bec est comprimé et courbe ™ bruit en volant, e qui Ir^t à r d0UCe ,\ fi "? m ^ duvetées, et ne font être entendu. L'Oiseau « " '" Rapprocher de sa proie sans

* P»r un m ecanisn,e L:: ri nZ'T' me """ '* ^^ ni ^^ -1- -ans la peau , pai.^^^T^T rf rî enW,0PPé - * c " «>gre et lugubre du Rapace jette la terrlnr na^ ^ eSt C ° UChé ' le

** -Cent ou prennent la fuit . Pe„dantT e url' ,"", ITCrS anitaa « x . <l«" par accident il en sort, et se montre 1 : ' '' l ,,; ' ns Son lrou . et *

J'our tous les petits Oiseaux du a„to IT^ "* *??*** ^ "" e fète •eurs clameurs et leurs coups de .e"" No , " ' ^ rin8uller P ar

" - blottit, prend les aUitudéÎl s p, s b ' ™ a ^T ^ ' * ^"^ ''''tour du crépuscule lui permette de nrendrT i P atïem ™ent q„ e le

lla "s leur nid. C'est sur ce ■ ' î reVanche ' et d ' aller 'es enlever

oppresseur, qu 'est ^ rZ " ^' T^tlT"""* ^ ^ memed'en contrefaire la voix, pour Lire ar v^ es v' ^ T Ch ° UeUe ' ° U a *nd« les gluau* : cette espèce d chasse é.Ji, T" * * "*** 0U r °» en fait mention. La pipée se fit une e ?T deS a " Ciens ' et A »stote

-ut alors faciès à p end e ' , "r" 1 * fln d " J '"'' el »"• Oiseaux

oreilles, et .'étendue du cercle e 1. e' "«f*"' ' a * r » aA «™ *•

*"*. <e Linné. Nous d^.iTre^ÏÏT, ^ : f* le "»™

'•essantes. Iaile c °unaitre les espèces les plus inté-

r^ d z^:^r::z^M : ,n ,lis T e " e pluœes era,ées ent -

'euses; des aigrettes mobil.' «""-même d un cercle de plumes écail-

Le Hi.cn C0 „ To U ' M ? of f,™ n l ikimes jusqu'aux ongles. — « France ; fl a trei ze pouces I so™ ( i ^ 0î "*' <le Li " Dé ) ' es ^ «*»- «on plumage est fauve, avec Is ,, . * d<J '" téte au boi 't "e la queue •

^sous. 1, porte des hgnï £££ finales brunes sur le do! ^ longues comme la moitié de la tète- la ,! „ et ,e d ° S ; lcs jettes soni Cet Oiseau habite ordinairement les cavm i huU ° U neuf band <* brunes, des vieux arbres et les forêts monuieuses- il' r' batlIDe,,ls en ruines, le creux cri plaintif, ou gémissement grave et allonge llTf™, f™*™ '* Duil Uu servent les oiseleurs pour attirer à la pipéels Z'^Zt T ** ,M ** uul que très-rarement, et pond dans les nids «Ch l " e C °" S "' llU (lt

*• Corbeau. Il chasse et p end les P £u * 0k ^ T* ** ^ d ° K «. - '^•'^no.Morsque.g'nnerman^l^^^^V-^^^-etl, h ' ' lt,u «Jdiis les granges

LES OISEAU X

[jour y chercher des Souris et des liais, et retourne au gîte de grand matin. Le Hibou Chouette (Strix Ulula, de Linné) est répandu presque sur toute la terre; il habile ordinairement les carrières, les rochers, les ruines éloignées des habitations ; sa taille est d'environ treize pouces de la tête aux pieds. 11 ressemble au Hibou commun pour le plumage; le dos n'offre pas de lignes en réseau, mais le ventre est marqué de ligues longitudinales étroites; le mâle seul est huppé, ses huppes sont très-petites, et il les relève rarement. Cet Oiseau, dans quelques pays, est estimé des cultivateurs, parce qu'il détruit une grande quantité de Mulots. — Il y a en Amérique une espèce nommée vulgairement le Hibou a Clapiers, ou Chevêche Lai- in, c'est le Strix cunicularia, de Linné; elle est brune en dessus, blanche en dessous; les pieds sont garnis de tubercules et poilus, le bec est d'un blanc verdâtre. Cet Oiseau a pour domicile les terriers abandonnés des Tatous et des Renards, mais il ne les creuse pas lui-même, comme on l'a cru pendant longtemps. Lorsque, pendanl le jour, on vient troubler son sommeil, il jette son cri d'alarme qui consiste en un tchii, ichii, tchii prolongé, et vole de tertre en tertre, sans témoigner une grande terreur; son cri nocturne est lion, Iioiiou. 11 chasse le soir et à l'aurore et se nourrit de petits Rougeurs, de Heptiles, d'Insectes; c'est, de tous les Nocturnes, celui qui supporte le mieux la lumière du jour.

Les Chouettes diffèrent des Hiboux par l'absence des aigrettes. La Chouette cuise du Canada {Strix nebttlosa, de Linné) a la tête, le col, la poitrine, le dos et les tectrices de l'aile brunes tachetées de blanc ; le ventre est d'un blanc sale, rayé de brun; la queue est brune, blanchâtre a son extrémité, et marquée de bandes de la même couleur. Cet Oiseau est un grand destructeur de Poulet*. Souris, Levrauts, Lapins, Oiseaux; il recherche surtout une Grenouille brune. et à la Louisiane on le croit piscivore. « Son cri est un wnali, wiwlilm, qu'on est tenté, dit Audubon, de comparer au rire affecté d'un fashionable. Combien de fois, dans mes excursions lointaines, étant campe sous les arbres, et me disposai]! a faire rôtir une tranche .de venaison ou un Écureuil, au moyeu d'une broche de bois, n'ai-je pas été salué du rire de ce perturbateur nocturne ! Il s'arrêtait à quelques pas de moi, exposant tout son corps à la lueur de mon feu, et nie regardant d'une si bizarre manière, que si je n'avais pas craint de passer pour fou a mes propres yeux, je l'aurais invité poliment à venir partager mou souper. H habite constamment la Louisiane; on le rencontre dans tous les bois isoles, même en plein jour, et aux approches de la nuit. S'il y a apparence de pluie, il se met à rire plus fort que jamais; son wau/i, waah pénètre dans les retraites les plus reculées, et ses camarades lui répondent avec des tons étranges et discordants: on serait tenté de croire que la nation des Jlil x célèbre une fête

extraordinaire. Lorsqu'on s'approche de l'un de ces Oiseaux, ses gestes deviennent d'une bizarrerie inexprimable; son attitude droite change, il Laisse la tète et incline son corps, 1rs plumes de sa tête se hérissent et l'enveloppent comme d'une- fraise ; il roule ses yeux comme un aveugle, ci exécute avec sa tète des mouvemen ts anguleux, comme si elle était disloquée. Il suit, pendanl tout ce manège, les moindres mouvements de l'étranger, et, s'il soupçonne •le mauvaises intentions, il s'envole, puis s'arrête le dos tourné, l'ait subitement voile-face, comme un conscrit qui apprend l'exercice, el recommence a exami-

Page 1