‹ Le jardin des plantesChapitre 72 sur 143 · SI · texte numérisé non relu

SI

Le Kni-lioilc iH-rce-ori'llk'.

Irfe/ 01 »»*»^ PERCE-OKEittB {Forficuta aurkiilana, de l,.nne) esl g„ e ; r,""" 1 à Pari8 ! ■■ graveur varie beaucoup; la moyenne est de sept 1- ( Me lo„g sur deux de large : la tête esl de couleur brune ainsi que les an- **; lui ég a l enUa moitié de la longueur du corps, etqui sont composées de ,! ile l ° ze articles^ corselel esl plat, noir, ave. des rebords élevés, de couleur

tm ' ,es R| yf<'s s d'un gris un peu fauve, ainsi que l'extrémité des ailes

blanS ntes ' 'I" 1 aborde les élytres ; on voit sur les bouts d'ailes une tacite

, u 'e arrnmi;, > ... ■ „. =/»«» A'nn ianne nale ; le

v entr.

vent rp arr L oru1ie . quelquefois peu marquée; les pattes sont d'un jaune pale; le «*reh.l 8 rU8> '•' son dernier anneau est large, avec quatre éminences, une 8 »nt , ; (| " e CÔté et <>""* au milieu. Ce dernier anneau soutien, les pmees qui «ontau ' J aunâ tres, mais plus brunes a leur extrémité. Ces pinces sont hori- O aplaties à '-"• ^e, et onl à cel endroit, dansleur côté inteneur plucelles d ï nt ?' dont *« sont plus inférieures et plus saillantes que les autres »,v, ; male 80Ht H- longues, plus larges et plus arquées. - Le FoRFic LE lF °rficula nnnor, de linne\ es. beaucoup plus petit que l'espèce prece-

de iat

nip . Ji" "" ■■■•«VI, UC l.llllll' ) BSI urauvv-f i - i

n ' ,le dépasse guère trois lignes de longueur : ,1 es. partout de couleur " n l )e « fauve, s claire en dessous, plus bru n dessus ; ses antei ,

n ont que onze articles, dont la base mince est pâle, ce qui rend les antennes agréablement panachées ; les ailes sont de la couleur des étuis cl n'ont pas I» lâche blanche que Ton voit dans l'espèce précédente; les crochets des pioc* sont courts et non dentés à leur côté intérieur.- Celte espèce se trouve à terre clans le sable humide, près des mares et des fumiers.

Voulez-vous connaître les mœurs des Perce-oreilles? allez en chercher, »» miheu du printemps, dans le voisinage des fleurs d'œillet; c'est de cette pâture que ces animaux sont le plus friands : ou bien soulevez une pierre posée sur * la terrebmn.de, vous trouverez à coup sûr, après quelques recherches,»» I erce-ore.lle lemelle accompagné de ses petits, qae vous reco „naître Z à le"'' petite taille, a leur pince, qui est droite au lieu d'être arquée et à l'absence des ailes et des élytres; vous les verrez se tenir auprès de leur mère sans'* quitter, et se placer même sous son ventre et entre ses pattes, comme de pet"* 8 1 ouss.ns s abritent sous la Poule. Placez loute la famille dans une boîte de b& ou vous aurez mis un peu de terre fraîche; les petits se fourreront sous le» 1 ' mère, qui les couvrira patiemment pendant des heures entières- si vous le' 11 ' présentez une tranche de pomme bien mûre, la mère se jettera dessus, et 1* petits en mangeront aussi. Au bout de quelques jours, si vous leur donnez régulièrement de la nourriture, vous remarquerez que les jeunes Perce-oreille ont mneou changé de peau, et que leur forme s'est un peu développée; le*»" selet, qui naguère était indistinct, s'est dessiné assez nettement et les l>r«»' cnes de la pince commencenl à se rapprocher. Si vous commencez cette ex| )l " r.ence dans les premiers jours du printemps, vous trouverez sous les pierre le Forfieule lemelle place sur un .as d'œufs, et s'y tenant avec constance, «•* que la peur le fasse s'en éloigner d'un pas. Prenez la mère et les a-uft. el placez-les dans une boîte : bientôt les œufs, disperses çà et là, seront rasse»***

en tas par la femelle, qui se tiendra dessus, comme une Poi mi couve. CM

a six semaines après, ils ecloronl, et vous pourrez assister aux divers développements .les petits; mais si vous néglige* de les „ ,„•, | a mère mourra bientôt, et sera dépecée par ses petits, qui bientôt même dévoreronl ceux de le'"' s frères que l'inanition aura rail périr.

Les Blatte» ont le corps ovale ou arrondi, la tète cacl.ee sous le corselet, e» les tarses de cinq articles ; leurs antennes sont longues en forme de soie. i" sfi ' rees dans une échancrure interne .le leurs yeux, et composées de beau**!» d articles; le corselet a la ligure d'un bouclier, les éJytres sonl demi-coriaÇf et se croisent un p.-,. sur le,,,- ligne de jonction; l'extrémité de l'abdomen ^ deux petites excroissances coniques ; les jambes sont garnies de petites épi»** -Les Blattes sont des animaux nocturnes, Ires-agiles et tres-voraces.

Nous tous en signalerons deux espèces Ha Blatte obiektalV ou Bt** T ' des cmsiKEs Blaua orienialU, de Linné | a dix lignes de longueur sur "'"1 ' ,

*"**• '•' s;l , '"" 1 ' "I d'Un brun marron luisant; les élytres et les pattes S0«

«I un brun roussâtre. Le mâle seul a .les a, les el des élytres qui sont pli» court»

J«« 'abdomen; la le llen'aque des rudiments d'élytres de deux W

'ongueur, ce qui la l'ail ressembler à une nymphe.

h'AMILLË l>KS CUUKE.URS.

.a Blatte orientale, »" Blatte des cnislnes

,es Cllisj

- vivenl dans l'intérieur des maisons, et particulièrement dans

«spècpT* <M les boulangeries; ils aiment beaucoup la farine et dévorent. toute r on s lt ° mestib1es ; «Il ne respectent pas les étoffes .le laine et de soie, et «elle j , me les c "irs. Us exilaient une odeur désagréable approchant de de i a ?' a Sou '''s- La Blatte des cuisines est un véritable fléau pour les habitants C0 «n a îtrT G 6t de la Glande- On la croit originaire d'Asie. Si vous voulez Pi-op a C les Précautions merveilleuses que la nature a prises pour assurer la von s se' " de cetl « espèce, observez une femelle au moment de la ponte, il ov a i e a ) facile (,e la remarquer : elle va et vient, portant avec elle une coque Cett e'c P flllant hors de son corps, et que vous prendriez pour un œuf;

^estàcîi?' ord Manche et molle, se durcit et brunit peu à peu a l'air. Ie col| e t (! ' )0, 1"«' 'l"c la femelle dépose son fardeau dans un lieu obscur, et ava «it„„ n mura JUes, aux habits, au cuir. Si vous prenez une de ces coques

III «II,. . ., . *„llrt rt^t n«m

l'osé 'nais

J «Je soit pondue par la mère, vous verrez facilement qu'elle est com- !!'I X ,,,oili,is 'l"i s'appliquent l'une «outre l'autre par leurs bords:

b 0l . ( | t!! amère ^e leurs saillies s'engrènent dans les intervalles des .lents

"°^sl ' (,S ' "" lj "" d'êtr is, sont dentelés en scie, et les dents sont dis

«ii h-.. maniè re que leurs saillies s'engrènent dans les intervalles des dent Corp espondant. Cette jonction ou suture est cimentée fortement avec

une matière gommeuse, mais ce ciment sera bientôt ramolli par la salive à& animaux qui sont renfermés à l'intérieur, et qui ouvriront la porte de leaï prison au moyen de la clef que la nature leur a donnée. Avant ce moment, séparez les deux moitiés de la coque, vous trouverez dans chacune huit cellules contenant chacune une larve. Ce ne sont donc pas des œufs «pie pond la BlatW des cuisines; ce sont des coffres qui renferment chacun seize œufs, et q^ s'ouvriront à jour fixe, quand les seize sœurs seront écloses, et auront lies" 111 de paraître au grand jour pour subir les changements qui doivent les rend»' 6 Insectes parfaits.

La Blatte occidentale [Blatia amer/eana, de Linné), nommée vulgafc rement Kakerlac, est longue d'un pouce el demi, cl lar<>e d'un demi-f» '" 06 ' l'abdomen est roux, le contour du corselet est jaunâtre près des bords. Les élf 1res sont plus longues que l'abdomen, les antennes sont très-longues. Cel" espèce est comme naturalisée en Europe; elle nous est venue d'Anicri<I ue; c'est surtout à Cayenne qu'on la connaît el qu'on la redoute, à cause des én'» 1 'mes dégâts qu'elle occasionne par sa voracité. Le nom grec de Blatte, <ï lli ''' gnifie je nuis, a donc été donné avec raison à ces Insectes.

Les Mantes ont la tête découverte, le corps étroit et allonge; leurs pattes antérieures, beaucoup plus grandes que les autres, constituent des organe' 1 ''

préhension qui leur servent à dévorer la proie vivante dont elles se i ||S '

sent; leurs jambes, qui sont recourbées en un fort crochet, que l'on prendra' 1 an premier coup d'œil pour le commencement du taise, se reploient contre l« bord supérieur des cuisses, ci s,, logent dans la rainure de celles-ci, qui est g ! ""

nie d'épines des deux côtés. C'est avec ces grilles que les Mi !S saisissent

Insectes qui servent à leur nourriture.

il les

La Manlf rrligii'ilsc

La Mante «El

Parce ,

FAMILLE DES CODHEUH'S.

...hg.ecse (jMu»iiJ religiosa, de Fabricius | a oie ainsi nommée — > qu'elle relevé et rapproche lunede l'autre les jambes de ses deux premières Pattes à la manière d'une personne qui prie avec ferveur. Elle est verte, son cor- ; elel est carène, avec ses bords latéraux roussâtres dentelés ; les elytres sont plus ? n 8»e s q„ e les ajleg . a une tache noire bleuâtre au côte interne des hanches, -elle espèce se rencontre dans le midi de la France, et quelquefois dans la s 0, ' el l 'e Fontainebleau. Les paysans du Languedoc la regardent comme un inecle sacre, et la nomment Prega-Diou (prie-Dieu); les Turcs la tiennent en ^•ande vénération, et Nieremberg, dans son histoire naturelle, raconte ires- ^ rav ettient que saint François Xavier se promenant un jour dans un jardin, une Revint se reposer sur sa main ; il lui ordonna de chanter les louanges de ,' e "' e t elle entonna à haute voix un très-beau cantique. -Un raconte qu un ' a ^n provençal, qui allai, au marche de la ville voisine, revint sur ses pas et , " tra chez lui, ,,arce qu'il rencontra en roule une Mante dont les gestes lu, ^ienl le chemin de son logis. Ce sont toutes ces traditions superstitieuses Z l ^»quent le non, générique donné a ces animaux : mante, en grec, s.gn.fie f °P'«eie. Mais cette apparence de sentiments religieux n'est qu une ruse de ns , ecl «. 'lui tient ainsi les deux premières pattes étendues, sans se mouvoir de 1,lac e. guette sa proie, e. la saisi, rapidement en rapprochant sa jambe de sa . ;; 8 . ge - Les femelles son. plus voraces que les mâles, et il n'est pas rare de voir / '^Ceux-ci décapité, puis dévore par sa compagne. Elles ponde.,, une so.xan- .; ,e d œufs allonges et de couleur jaune ; elles les placent sur les t.ges des

"'•"Il tes "' ' " ' »»•«•« m!itioi'A»H!HSSe

^.eUmesureque les œufs sont pondus, ilsortducorpsunematièreepaisse ' e « se desséchant à l'air, forme une espèce d'enveloppe de cons.slance de

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,e,, ,,„, sous laquelle lesœuls sont à couvert.

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