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pesant cent Irenlesix carats. Il a e'te' acheté' par le duc d'Orléans, re'sent, au roiniiieiiceincnt du di\-liuitième siècle, et lui a coûte' 2,300,000 fr. Aujourdinii il v:iut le double de celte somme, et l'on peut juger par là de l'e'nornie valeur de celui du Grand Mogol. Les curieux ne manquent jamais de s'arrêter devant une pierre que les plaisants ont nommée la pierre d'achoppement de la science, ou plutôt des savants. C'est, au choix, une 'aérolithe, une météorite, une asti'rolithe, etc., etc., ou pierre tond)ée du ciel. Comme elle contient dans sa composition une forte projiortion de fer, on l'a classée, au cabinet, dans la série des mines de ce métal. Il est bien certain aujourd'hui que ces pierres tombent de l'atmosphère; des observations rigoureuses, faites par les savants les ,i)lus distingués, ont constaté ce fait; mais d'où vienncntellcs? Voilà où se trouve l'embarras. Les uns ont dit qu'elles se formaient dans l'atmosphère, et on leur a démontré que cela est physiquement impossible; d'autres ont dit (lu'elles tombaient de la lune , d'où elles étaient lancées par un volcan ; mais on ne sait pas s'il y a des volcans dans la lune, et en outre cette pierre n'a aucune analogie de composition avec les matières volcaniques; d'autres raisons encore ont fait rejeter cette hypothèse. Enfin, les derniers ont prétendu que les astérolilhes ne sont rien autre chose que des petites planètes qui , tournant comme les autres, autour du soleil, viennent à rencontrer notre globe, sont attirées par lui en raison de sa plus grande masse, tombent dans son atmosphère dont le frottement les enllamme, et finissent leur course céleste par leur choc sur la terre. Cette opinion prévaut aujourd'hui, jusqu'à ce que peut-être une autre hypothèse vienne faire oublier celle-ci et les autres.
LA lilBLlOTHÈQUE [U).
Elle est ouverte au public , en été , de onze heures à trois heures, tous les jours, excepté le dimanche; en hiver, les mar-
dis, jeudis et samedis, aux mêmes heures. Elle fut fondée en juin 1705, par le décret de réorganisation du Muséum, et entièrement consacrée aux ouvrages traitant des sciences physiques et naturelles. Elle se compose actuellement de vingt-huit mille volumes , ainsi classés :
1° Histoire naturelle générale et lopographique.
2" Botanique.
3" Physique.
i" Chimie.
5" Minéralogie.
fi" Géologie.
7" Paléontologie.
8» Physiologie humaine et comparée.
9" .Vnatomie humaine.
10° Anatomie et physiologie comparées.
Il" Zoologie.
12" Mémoires des sociétés savantes.
lô° .lournaux et recueils scientifiques et littéraires.
■14° Voyages.
IS" Collection des peintures sur vélin.
Cette collection de peintures est probablement la plus importante qu'il y ait au monde. Elle fut commencée en IfilO, par les ordres de Gaston d'Orléans, pour servir à la description des ]>lantes rares de son jardin de Blois. .Vprès sa mort, Louis XIV l'acheta et la plaça à la Bibliothèque royale, d'où, en 179i, elle passa dans la bibliothèque du Jardin des Plantes. Elle renferme mnintenant plus de cinq mille vélins, distribués dans quatrevingt-onze portefeuilles. Commencée par le peintre Bobert , elle fut continuée par Aubriet, mademoiselle Basse])orte, Bessa, Chazal, Iluet, Joubert, Maréchal, Meunier, Oudinot, Prêtre, Redouté, mademoiselle Riche, Turpin , Van-Spaendonck , Vailly, Werner et quelques autres.