‹ Le Jardin des plantes (volume 2)Chapitre 53 sur 219 · l'aria. TjiKi;[r,ipItio Ploii fi · texte numérisé non relu

l'aria. TjiKi;[r,ipItio Ploii fi

lète , et surtout par rexisicuce des deux petits doigts latéraux aux pieds postérieurs. Sous le nom de Dipus jurulus piii/nurus , Eversmann en iudi(|ue une variété plus petite habitant le désert entre Orembourg et Bukkara.

L'alaclaga se trouve d(uis les déserts de la Tartarie, de la Crimée et de la Tauride. Il s'engoiu'dit deux fois par an : en hiver, et abu's il a le soin de boucher lu'rui('li(pu'nu'nl sou terrier avec de la terre délayt'e , et en été pendant les grandes chaleurs. Il n'amasse aucune provision , et se borne à transporter dans son trou ini ))eu de foin et de mousse pour se coucher dessus pendant son hivernage. Nocturne comme les autres animaux de son genre , il ne (piille sa retraite ipre la nuit poiu' aller cliercher sa noiirrilure, ([ui consiste eu heibes, eu feuilles et eu racines, ((uchpiefois en insectes, et même en petits oiseaux (juand il iieul les saisir. D'un caractère farouche et féroce , il lui arrive parfois de se jeter sur des individus de son espèce, sur ses propres enfants même, et de les dévorer s'il est le plus fort. D'un seul bond il franchit une distance conside'rable, et ses sauts se répètent avec une si grande rapidil(\ que, selon l'allas, le meilleur clieval de course ne peut le dépasser. La femelle produit plusieurs fois l'aimée , et chaque fois elle fait un nombre de petits assez considérable.

le Giiiiio ou C.riiiio.v [Dipus ijerboa , Gmi.. — Di.sm. Mus jaculits,

;(iro8 , ruo de V'aiiyirard , 3(j. 15

LES ROINGEDRS.

Lin. Mus sagitla. Paix. Le 6>r6o ou Gerboise de Buff. La Gerboise à trois doigis île (luelques auteurs) a le corps long de si\ pouces (0,102), non conipris la queue, qui est plus longue que le corps; son pelage est d'un fauve clair en dessus, la pointe des poils étant noire; le dessous du cori)S est blanc; un croissant de la même couleur se dessine sur chaque fesse ; les oreilles sont de moitié aussi longues que la télé; celle-ci est courte, élargie; les pattes de derrière ont Irois doigts, dont celui du milieu le plus long; les pattes antérieures ont un petit pouce onguiculé. Les jambes sont nues, aussi bien que les oreilles et le museau. Il a été' souvent confondu avec le précédent.

Le gerbo, que les Arabes nomment jerbuah, habite les lieu.x sablonneux et déserts de la Barbarie, de l'Arabie et de la Syrie. C'est un animal timide, inquiet, fort défiant, assez doux, et qui néanmoins ne s'apprivoise que jusqu'à un certain point. Ses jambes de devant sont trop courtes pour pouvoir lui servir à marcher, aussi ne les emploie-1-il à (et usage que lorsi)u'il s'agit de grimper contre des |)enles très-roides; dans toute autre circonstance, son allure est le saut; il peut, dit-on, franchir d'un seul bond un espace de dix pieds (5,248), et, dans sa marche ordinaire, il ne saute pas moins de trois à quatre pieds (0,073 à 1 ,200) chaque fois. Rien n'est curieux comme de voir ce petit animal, lorsqu'on le surprend dans un blé déjà haut, s'élancer à chaque pas qu'il fait au-dessus des épis, paraître et disparaître comme une marionnette, mais avec une si grande vivacité qu'il est imposlble 9« chasseur le plus habile de pouvoir le tirer. Dans cette circonstance, il a les pieds antérieurs exactement appliqiie's contre la poitrine, le corjis Irès-penché en avant, ses longues jambes étendues en arrière, ce (jui lui donne une physionomie fort singulière.

Les gerboas vivent en troupes quelquefois assez nombreuses, et se creusent des terriers à la manière des lapins ; ils y entassent, I>cndanl la belle saison, une a.ssez bonne quantité de provisions, mais pour leur consommation journalière, et pour le temps où des orages ne leur permettent jias de sortir, car ils s'engourdissent pendant l'hiver, comme les marmottes. Ils mangent des graines et même de l'herbe; mais leur nourriture favorite, et la jilus ordinaire, consiste principalement en petites racines tubéreuses et eu bulbes de plantes liliacées, qu'ils déterrent avec une grande faiiliti'. Pour manger, ils sont assis sur leurs talons, et ils portent leurs aliments à la bouche avec leurs pattes de devant ; dans le repos , celle-ci sont tellement bien cachées dans les poils de la jioitrine qu'on dirait (jii'ils n'en ont |ias. Ce sont des animaux nocturnes, qui dorment tout le jour dans leur retraite, cl qui n'en sortent que la nuit pour aller à la provision. Pendant les premiers jours de l'aiitomne, ils s'occupent à couper et transporler des herbes fines et sèches pour composer le lit mollet dans leipiel ils doivent passer un court hiver. Dès que les vents froids commencent à se l'aire sentir, ils .s'y retirent, et n'en sortent cpie lors(iu'une nécessité absolue les y pousse. S'il survient des gelées, il.s s'y blottissent et s'y engourdissent.

La Gehboise géantk (Dipus maximus, Bi-ainv.) est de la grosseur d'un lapin de moyenne taille; son pelage est d'un gris clair en dessus, blanc en de.s.sous; elle a sur chacpie (ril une ligne noire, et ces deux lignes se réunissent sur le chanfrein; elle a quatre doigis aux pieds de devant et trois à ceux de derrière. On ne connaît ni ses mœurs ni sa patrie.

La GmiiioisE braciivure (nipus /irac/ii/itru.s, Bi.ai.nv. Musjaculiis, var. Pâli..) a quatre pouces cl demi (0,122) de longueur, sans la queue, qui est seulement un jteu plus longue; son pelage es! dun fauve pâle varié de brun en dessus, blanc en dessous; elle a un croissant blanc sur chaque fesse; son museau est blanc à l'exlrémité et brun en dessus; la queue elles membres sont assez épais, les oreilles assez courtes; les pieds i)ostérieurs ont cinq doigts , dont les trois inlernes .sont d'égale longueur entre eux. Elle habile la fartarie et la Sibérie.

La Glrhoisf naine {Dipus minutus, Desm. JJipus jaculus, var. minor Pall.) atteint à peine la taille d'un mulot. Son pelage est d'un gris jaunâtre pâle, varié de brun en dessus, blanc en dessous; ses Extrémités sont blanches, ainsi qu'un croissant sur chaque fesse; le museau est d'un gris jaunâtre, et non pas blanc; elle a cinq doigts aux pieds de derrière , à onglet des trois inlernes d'égale longueur entre eux. Elle habite les bords de la mer Caspienne et du Volga.

La Gtp.noisÈ trait {Dipus telum, EVEhs.) est longue de cinq pouces (0,13.")), sans la queue, qui en a six (0,162), est bordée de noir, et n'a pas de blanc à son extrémité; elle a trois doigts aux pieds de derrière ; les tarses, garnis en dessous de poils noirâtres, durs , médiocrement longs, ont de forts tubercules à la naissance de l'ongle. Elle se trouve aux environs du lac Aral.

La Gerboise a med de Lii:vRE {Dipws lagopus , Evers.) a quatre pouces trois lignes (0,115) de longueur, sans la queue, qui en a autant; celle-ci est terminée par une toulfc de poils blancs, et bordée de poils noirs à un pouce de son extrémité; les tarses sont garnis en dessous de poils serrés, longs, roides et blancs, formant la brosse; le pelage est Isabelle clair en dessus, blanc en dessous. On la trouve entre Bukkara et Oremboiirg, près du lac Camexhli.

La Geriioi.se a oi'El'E fiATE {Dipus platurus, Evers.) a trois pou. ces six lignes (0,093) de longueur, sans la queue, qui en a trois (0,081). Ses formes sont les mêmes que celles de la précédente ^ niais ses oreilles sont longues, sagitlées, terminées par une petite touffe de poils noirs et très-courts; les iiieds ont cinq doigis Elle habile le même pays , près de Kouvan-Deria.

13« Genre. Les GEBB1LLES (Gerbillus, Desm ) ont seize dents. Savoir ; quatre incisives; |)oinl de canines; six molaires en haut et en bas, simples, à couronne lubereulense. La pommelle des joues n'est pas saillante; les jambes postérieures sont très-longues, à cinq doigts, ayant chacun son métatarsien iiro|>re; leur queue est longue , |dus ou moins toulT'ue; son pinceau de poils plus longs à l'extrémité. Ils ne marchent (pi'en sautant.

Le .liRD {Gerbillus meridianus, Desm. Mus lo7}gipes et Mus meridianus , Pai.i.) a quatre pouces deux lignes (0,11") de longueur, sans la queue, qui en a trois (0,081); son pelage est d'un fauve grisâtre en dessus et d'un blanc jiur en dessous , avec une ligne dorsale d'un roux brun ; les membres sont blancs ; la queue est d'un fauve grisâtre uniforme. Les pieds de devant ont un pouce à la vérité fort court, mais onguiculé. I.c jird habile les déserts sablonneux et arides qui séparent le Volga de la cliaiue des monts Durais; il est assez commun sur les bords brûlants de la mer Caspienne. Il se nourrit de graines 'sèches et de fruits à coque dure , tels que noisettes, noix, etc., et vit dans un terrii'r. Toutes les espèces ont les mêmes habiludes.

Le (iFRiiii.i.E nu TAMARisr, {Gerbillus tamancinus , Desm, Mus latiiiiricimts, Pai.i..) est long de six pouces (0,102), sans la queue, tjui en a cinq (0,15.^)); son pelage est épais, d'un gris jaunâtre en dessus, blanc en dessous; le tour des yeux et du nez est d'un blanc sale, la queue est anneh'c de gris et de brun ; les pieds de derrière ont le ponce plus court que !<■ doigt exierue II habite les bords de la mer Cas|iieiinc, dans un terrier creus(' à )MOximité des marais salins, n'en sort que la nuit, el se nourrit de feuilles de soudes et de lamariscs.

L'IIkrimc (Gerbillus iiidiius , Desm. /)//nis indiens on Yerbua, IImuiukii) est de la taille d'un rat commun; sou pelage est marron en dessus el lachet(' de lignes brunes longitudinales ; le cor|>s est blanc en dessous; la queue, un jieu plus longue c|ue le corjis, est brune, terminée par un flocon de poils blancs. Il habile l'indoslan, vil île graines, et amasse des provisions.

L(' (iERiiii.i.E nr Lauuadoii {Gerbillus Uibruilorieus, Sarinf) a quatre pouces de longueur (0,108), sans la queue, qui en a deux el demi (0,008) el qui est noire en dessus, blanche inlérieureiuenl;

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