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pesant cent trente-six carats. Il a été acheté par le duc d'Orléans, régent, au commencement du dix-huitième siècle, et lui a coûté 2,500,000 fr. Aujourd hui il vaut le double de cette somme, et l'on peut juger par là de l'énorme valeur de celui du Grand Mogol.
Les curieux ne manquent jamais de s'arrêter devant une pierre que les plaisants ont nommée la pierre d’achoppement de la science, ou plutôt des savants. C’est, au choix, une 'aérolithe, une météorite, une astérolithe, etc., etc., ou pierre tombée du ciel. Comme elle contient dans sa composition une forte proportion de fer, on l’a classée, au cabinet, dans la série des mines de ce métal. Il est bien certain aujourd'hui que ces pierres tombent de l'atmosphère ; des observations rigoureuses, faites par les savants les plus distingués, ont constaté ce fait; mais d’où viennent-elles ? Voilà où se trouve l'embarras. Les uns ont dit qu'elles se formaient dans l'atmosphère, et on leur a démontré que cela est physiquement impossible: d’autres ont dit qu'elles tom-— baient de la lune, d'où elles étaient lancées par un volcan; mais on ne sait pas sil y a des volcans dans la lune, et en outre celte pierre n'a aucune analogie de composition avec les matières volcaniques; d’autres raisons encore ont fait rejeter cette hypothèse. Enfin, les derniers ont prétendu que les astérolithes ne sont rien autre chose que des petites planètes qui, tournant comme les autres, autour du soleil, viennent à rencontrer notre globe, sont altirées par lui en raison de sa plus grande masse, tombent dans son atmosphère dont le frottement les enflamme, et finissent leur course céleste par leur choc sur la terre. Cette opinion prévaut aujourd hui, jusqu'à ce que peut-être une autre hypothèse vienne faire oublier celle-ci et les autres.