‹ Le jardin des ronces, 1889-1899Chapitre 15 sur 54 · LA NOUVELLE HÉLOISE · texte numérisé non relu

LA NOUVELLE HÉLOISE

(Musique de J. Le Bayon.)

L'Histoire dit que si Fulbert coupa,

D'Abeilard la retraite, C'est qu'assurément le monstre n'a pas Pu lui couper la tête...

Ah! ah! ah! ahl Prompt comme l'éclair, Vieux comme l'hiver, Pervers comme un air D'Yvette Guilbert, Giianoine Fulbert (Ainsi que Paul Bert) Etait très expert Dans l'art de couper...

Croyant son amoureux décapité,

La lidèle Héloïse Voulut pleurer son amour dépité

Dans une sombre église...

Ah! ah! ah! ah!

Mais notre Abeilard, Piqué par le dard D'un démon roublard Dit : « jN'om d'un braqu'raart I Il n'est point trop tard, Pour apprendre l'art De l'amour sans fard, Discret et paillard... »

Doncques avant qu'elle entrât au couvent,

Il s'en fut chez sa mie Qui, pour avoir trop pleuré son amant.

S'était, lasse, endormie...

Ah ! ah ! ah ! ah !

Là, sept fois dans sa Bouche il retourna Sa langue qui n'avait jamais vu ça !

11 s'agenouilla, Et fort bas pria...

L'autre s'éveilla...

Quel Alléluia !

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