MES BOLÉROS
[Musique de Claude Terrasse *.
A James et Françoise Vibert.
Si j'étais le Roi de Navarre Tu serais Reine sur ma foi ; Si je pinçais de la guitare, Senora, j'en pinc'rais pour toi !
Si j'avais châteaux en Espagne, Je les mettrais à tes genoux :
Je n'ai, pour plaire à ma compagne, Que mes boléros les plus fous... Ou !
Troulala... [Tyrolienne).
* Se chante également sur l'air de Ma Bergère, tyrolienne de M.Nît M"> ■ Victor Nivelet. — (A', de VÉ.)
MKS IIOLKItOS 109
Pour bien te prouver que je t'aime, Je chanterai, coram' Figaro, Tes yeux (jui sont tout un poème. Et que je bois comme un sirop ; Chacun se paîrait en Espagne Mes vers qui seraient des bijoux :
Je n'ai, pour plaire à ma compagne, Que mes boléros les plus fous... Ou !
Troulala... [Tyrolienne).
Je te coucherais sur ma toile.
Si je m'appelais Murillo ;
Tu te cacherais sous ton voile
Si je m'appelais Bartholo ;
Jeté mènerais en Cocagne
Si tu m'appelais ton époux :
Je n'ai pour plaire à ma compagne,
Que mes boléros les plus tous... Ou!
Troulala... [Tyrolienne).
Si j'étais le brav' don Quichotte, Dulciné' tu m' verrais souvent
Mellre en pièc's, à propos de bolle,
Les ailes des moulins à vent.
Le vent qui vient de la montagne
S'apaiserait à mon courroux :
Je n'ai, pour plaire à ma compagne,
Que mes boléros les plus fous... Ou !
Troulala... [Tyrolienne).
Entre nous plus de Pyrénées :
L'amour a des ail' de condor ;
Il régirait nos destinées
Si j'étais un conquistador...
— De quoi ? dit alors ma compagne,
Je n' comprends pas vos laïtou.
Je n" connais que le blanc d'Espagne :
Je suis femm' de chambre à Ghatou... Ou
Troulala... [Tyrolienne).
Lâchant alors mes castagnettes
Et quittant mon air andalous :
— Moi je suis né ru' des Canettes,
(Allons en boire une à douz' sous...)
Pour ne point venir de 1 Espagne,
Tes « bell's Valenc's » me rend'nt jaloux ;
Viens... j'ai pour plaire à ma compagne.
Mieux qu' mes boléros les plus fous... Ou!
Troulala... [Tyrolienne).
MliS HOI.ÉHOS 111
Voilà comment, l'autre semaine, Au retour d'une corrida, Je chantai, mieux qu'un Madrilène, Les beaux yeux qu'Adélaïde a...
Depuis, ma gentille compagne, Coulant ses regards les plus doux, D un tendre soupir accompagne Mes troulaïtou les plus fous... Ou !
Troulala... [Tyrolienne].
LES COURSES DE TAUREAUX (Air : Mon père était pot...)
A Enrique Gomez y Catillo.
Les Tarlarins sont animés,
Le Midi bouge à Nîmes, (C'est pour de bon que tu t'y mets, Nîmois, quand tu t'animes !)
Les cours's de taureaux
Où l'on crèv' des ch'vaux N'étaient pas d' la p'tit' bière :
On les interdit,
Et c' pauvre Midi N'a plus qu' sa Canebière ! [bis]
Li:s counsEs de tauueaux 113
Je m' ficli' coram' d'un caparaçon
D'une hêt' qu'on surine ; Je n'écris pas cette chanson Pour fair' pleurer Sév'rine.
Je sais que V taureau,
C'est le pèr' du veau, Et qu'on 1' prend par les cornes
Mais prendre plaisir
A le voir souffrir, Gela dépass' les bornes ! [bis)
Les Espagnols ne sont pas gnols, Même ils furent magnanimes :
Laissons l'arène aux Espagnols, Et la tour Magne à Nîmes.
Moi, ça m'est égal.
Je n' suis pas un ch'val, Mais voir un' panse ouverte
Ne m'attire pas
Vers les corridas :
Je n'aime pas la muerte ! (bis)
Il vaudrait mieux, pour terminer, Qu' nous cassassions très vite
Du sucre sur le sucrier
Qu'habit' Maisons-Laffile :
Ce jeun' rafBné Veut, à son diner, Une vache égorgée...
Moi qui suis congru J' n'ai jamais couru Que la vache enragée ! [bis)
GALEJADE ou