‹ Le jardin des ronces, 1889-1899Chapitre 53 sur 54 · PORTRAIT · texte numérisé non relu

PORTRAIT

En un dandysme fin son âme i-aticine.

Despote aimé dont le monocle clair fascine, Il est fatal, mais s'iV n'a rien de des Essein-

Tes, il profusc les œillades assassines : liaient loyal, ami royal, les clairs desseins De son esprit ont tout l'esprit de ses dessins.

Gustave Le Rouge.

F. A. CAZALS (Ij (AiH : C est V Printemps, la saison rose, de Xanrof.)

Incomparable auditoire

je vais t' entretenir un brin

cC quelqu un quaura son histoire

car il est fatal — et brun,

Il dessin comme un poète

et ses l'ers ont du dessin.

Il en a nié m' dans la tête

ce qui fait qu ça V rend très bien,

Quand il arrive à la Plume on dit — ça va commencer — mais il a toujours le rhume, son col ne /' fait pas passer..

Sa cravate extr ordinaire le sangle comme un étau, Il ne dit pas le contraire mais il se trouve très beau..

(l) La Plume, numéro du 15 juin 1892.

178 LK JARDIX DKS RONCES

Son ^ilet — peliic/i' crevette — a plus d'or dans chaqu bouton que sa poche de poète nen a dans son pantalon...

Mais hast, il se dédommage En riant à pleines dents Des décadents et du Mage.

Du Mage et des décadents...

.Son pantalon d'uniforme c'est r pantalon d' Cabrion, Sa redingote est énorme et sa canne en tir bouc/ion; Mais il est mil-liuit-cent-trente, ça r console énormément de n avoir aucune rente pourvu quilen ait T vêt' ment.,.

Ce qui chiffonne les femmes cest quon n peut pas voir ses yeux...

Le gaucli qui leur lanc des flammes est couvert d'un' mcch' de clCveux...

L'autre un lorgnon le réclame.^.

Ah — que c'est donc ennuyeux, Voyons — Cazals — pour un' dame Ce soir fait' s-nous voir les deux.

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