‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 2)Chapitre 41 sur 47 · HIS MAD · texte numérisé non relu

HIS MAD

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PÉCHER SIEULLE.

Feuilles munies de glandes réniformes. Fleurs petites. Fruit gros, subsphérique, parfois légèrement mamelonné, à chair non adhérente, mürissant vers le 15 septembre.

ARBRE de vigueur moyenne, à rameaux bien nourris, à écorce peu colorée.

Feuizces glanduleuses, à glandes réniformes, souvent mixtes ou scutellées, placées sur le pétiole, de moyenne grandeur, atténuées en pointe, régulièrement mais peu profondément dentées.

Freurs petites, assez ouvertes, rose vif, à pétales longuement oblongs et creusés en cuiller. Étamines légèrement saillantes.

Fruir très-gros, subsphérique, ou un peu conique, légèrement mucroné, marqué sur l’un des côtés d’un sillon peu profond placé dans une large dépression. Peau se détachant facilement de la chair, duveteuse , à duvet laineux floconneux, vert clair plus ou moins lavé de rouge violacé sur les parties exposées au soleil. Cavité pédonculaire peu profonde, très-largement évasée. Chair très-fondante, non adhérente, blanche ou blanc-jaunâtre, rouge violacé près du novau; eau très-abondante, relevée, parfumée. Noyau gros, brun foncé, renflé un peu au-dessus du milieu, très-atténué à la base, brusquement terminé au sommet en un mucron court et effilé, grossièrement et très-profondément sillonné; suture ventrale convexe, souvent comme frangée,

PÊCHER SIEULLE. .

largement sillonnée; suture dorsale peu saillante, étroite, bordée de chaque côté d’un large sillon.

Par ses caractères le P. Sieulle rentre dans la catégorie des Péchers dits Chevreuse; ses fruits, gros et bons, mürissent vers le 15 septembre.

« Le 14 septembre 1831, M. Sieulle, jardinier à Puteaux, a présenté à la Société d’Agronomie pratique plusieurs échantillons d’une nouvelle pêche obtenue d’un noyau dont on n’avait point remarqué l'espèce. L'arbre qui en est provenu à failli périr pendant sa première année; cependant, planté définitivement en contre-espalier et palissé, il a produit, en 1830, trente-cinq pêches qui ont paru fort belles etde bonne qualité. En 1831 il en a produit cinquantequatre plus belles encore, et c’est de celles-ci que M. Sieulle a présenté à la Société avec des rameaux et des feuilles. Ne pouvant encore parler ni du développementni de la vigueur de l’arbre, nousnous bornons à dire qu’il prend naturellement place auprès des Chevreuses parses petites fleurs (d’après le rapport de M. Sieulle) et par les glandes réniformes de ses feuilles, mais il s’en distingue par la forme et la qualité de ses fruits; ses bourgeons sont gros, courts, s’amincissant peu dans le haut, rougissant sensiblement du côté du soleil, et portent les yeux où boutons très-rapprochés les uns des autres. Les feuilles sont en conséquence très-rapprochées, plutôt petites que grandes, arquées en arrière , aiguës, bordées de petites dents arrondies peu profondes et munies à la base de glandes réniformes jaunâtres et nombreuses sur la plupart des feuilles. Les stipules, très-caduques comme sur tousles Pêchers, sont lancéolées, aiguës, ciliées surles bords, et se rompent à une certaine distance de leur base, qui persiste. Le fruit est très-beau de forme et de volume ; il est généralement arrondi, régulier, ayant de 26 à 98 lignes de diamètre sur une ou deux de moins en hauteur, marqué d’unsillonlarge dansla partie supérieure, peu sensible surles côtés, mais plus prononcé à la base, où il s’enfonce dans la cavité large et profonde de la queue ; toujours la base, du pistil persiste au sommet du fruit et y forme une petite pointe sans mamelon. La peau, assez épaisse, munie d’un léger duvet, est d’un vert jaune tendre dansl’ombre et marbrée de rouge assez foncé du côté du soleil. Lachair estfine, très-fondante, un peujaunâtre, et rougit modérément auprès du noyau. L’eau. est abondante , sucrée et fort agréable. Le noyau est gros, très-convexe, profondément rustiqué, et se détache parfaitement de la

PÈCHER SIEULLE.

chair; son sommet est muni d’une pointe robuste , assez longue et de peu d’épaisseur. Nous considérons ce fruit comme une très-bonne acquisition pour nos jardins et invitons M. Sieulle à le multiplier d’abord par la greffe et ensuite à semer les noyaux des fruits qu’il a déjà obtenus, pour voir si l’espèce se reproduira sans dégénérer et dans l’espérance d’en obtenir des arbres sains, exempts des maladies qui assiégent et détériorent de plus en plus nos anciennes bonnes espèces. — Le nom de Sieulle étant celui d’une famille de jardiniers honorables, qui se distinguent particulièrement par la culture des Pêchers, nous avons profité de cette heureuse circonstance pour attacher leur nom à la pêche que nous venons de décrire et le faire passer, autant qu'il est en notre pouvoir, à la reconnaissance des horticulteurs et des amateurs de beaux et bons fruits. » Poiteau, Annales de la Société d’Horticulture de Paris, IX, p.217/18311. :

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A. Piocreux del.

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ETEBART.

P. LIEBART.

Fruit d'automne, gros, oblong ou ovoide, obtus aux deux extrémités ; à peau jaune pâle, parsemée de petits points, lavée et fouettée de rouge au soleil; à queue très-charnue et enfoncée dans le fruit; à chair cassante, peu juteuse, acidulée ou astringente.

ARBRE très-vigoureux , à scions de grosseur variable, brun-marron, pubescents et blanchàâtres au sommet, parsemés de lenticelles arrondies ou oblongues; coussinets peu saillants, accompagnés de légères arêtes; yeux coniques, comprimés, presque cachés sous la base du pétiole.

Feuizes florales ovales-lancéolées, obtuses ou mucronulées, à bords relevés et denticulés, velues et blanches en dessous, glabres en dessus; les adultes à peu près de même forme, ovales, acuminées, arrondies à la base, à bords étalés ou relevés, dentés, à dents aiguës, épaisses, portées sur d’assez gros pétioles de couleur rose carminé, accompagnés de stipules plus ou moins caduques.

FLeurs assez grandes, portées sur de courts pédicelles; calyce à divisions réfléchies , courtes, élargies à la base, recouvertes de poils roux en dessous; pétales suborbiculaires, entiers, étalés ou un peu ondulés, ne laissant pas d'intervalle entre eux.

Fruir mürissant en septembre, gros, oblong ou ovoïde; à queue très-charnue, cylindrique ou un peu plissée, renflée à son origine,

P. LIEBART.

assez profondément enfoncée dans le fruit, de couleur fauve; peau unie, mate, jaune de Naples vif à l'ombre, parsemée de points roux ou bruns, entremêlés de quelques taches brunes, rugueuses; du côté du soleil lavée et flagellée de rouge carminé brillant, pointillée de brun; œil placé au centre d’une faible dépression entourée de zones concentriques et de petites mouchetures brunes, à divisions dressées, glabres ou légèrement pubescentes; cœur large, ovale, entouré de granulations; loges moyennes; pepins noirs ou brun-acajou; lacune centrale subéreuse.

CHair blanche, cassante, peu juteuse; eau peu abondante, acidulée ou astringente, de saveur herbacée. — Fruit de troisième ordre.

Cette variété se montre quelquefois aux expositions pomologiques sous le nom de P. Chamoisine. Elle faisait partie de la collection de Van Mons etse trouve inscrite dans son Catalogue sous le numéro 512, 2° série. Je l’ai reçue de M. Oberdieck sous son véritable nom de Beurré Liebart.

« Fruit variant un peu de forme et de grosseur ; les plus gros exemplaires

‘mesuraient chez moi 2 1/2 pouces en largeur sur 3 de hauteur. Le calyce, ou-

vert, très-peu enfoncé, est quelquefois caduc et remplacé par un petit bourrelet circulaire. La queue est forte, charnue, entourée de quelques bosses et enfoncée dans le fruit. La peau épaisse, d’un jaune pâle à la maturité, rougissant rarement et plus ou moins couverte de taches de couleur brune. La chair estblanchâtre, juteuse, demi-fondante, d’une saveur vineuse, sucrée etaromatique. Cette Poire, qui mürit en septembre, se conserve assez difficilement et me paraît plutôt devoir être classée parmi les fruits à compote que parmi les fruits à couteau. L’arbre est vigoureux et fertile; ses jeunes pousses sont rougeâtres ; ses feuilles, de forme lancéolée-elliptique, sont finement dentées. » Oberdieck, {lustrir. Handb. der Obstk, p. A7 [1860].

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JARDIN FRUITII

ME FE. Jaillant se -

DEFAYS.

P. DEFAYS ".

Fruit d'été, arrondi, bosselé autour de la queue, qui est cylindracée et légèrement enfoncée ; peau lisse, jaune, lavée de rouge orangé du côté du soleil; œil placé au milieu d’une dépression entourée de côtes; chair très-fine, fondante, parfumée.

ARBRE très-fertile, propre à former des plein-vent; à scions droits, assez gros, bruns, parsemés de nombreuses lenticelles, pubescents au sommet; coussinets peu saillants; yeux petits, coniques, cachés sous le pétiole.

Feuizzes florales ovales ou elliptiques, mucronées, aiguës, à bords ciliés, légèrement pubescentes en dessous, glabres en dessus; les adultes de deux formes : celles des rosettes ovales-elliptiques, acuminées , dentées, un peu contournées; celles des scions lancéolées, aiguës, arquées , à bords plus ou moins redressés et denticulés, assez petites, portées sur des pétioles pubescents dépourvus de stipules.

FLeurs moyennes, blanches, portées sur de courts pédicelles tomenteux ; calyce à divisions réunies par la base, couvertes de poils blancs en dessus, blanchätres en dessous; pétales suborbiculaires, entiers ou échancrés, mollement onguiculés, étalés, ne laissant pas d'intervalle entre eux.

(1) François-André Defays, né, le 30 novembre 1772, à la ferme de La Four en Saint-Laud,

pres Angers. — Son nom s'écrit Defays, et non pas Defay, comme on est dans l'habitude de le faire.

pl P. DEFAYS.

FRuiT mürissant au commencement de septembre, de grosseur moyenne , déprimé et bosselé autour de la queue, qui est légèrement enfoncée dans le fruit, droite et insérée dans l’axe du fruit ; peau lisse, fine, jaune citron ou jaune vif à l'ombre, lavée de rouge du côté du soleil, parsemée de nombreux points fauves, arrondis, gercés, quelquefois entremêlés de petites marbrures très-déliées ; œil placé au milieu d’une dépression entourée de petites côtes, à divisions étalées, formant une étoile, entières ou légèrement tronquées à l’extrémité ; cœur arrondi, entouré de petites granulations ; loges grandes ; pepins bruns; lacune centrale petite, subéreuse.

CHar très-blanche, fine , fondante ; eau abondante, sucrée, parfumée, non musquée. — Très-bon fruit.

Je dois à l’obligeance de MM. Audusson-Hiron fils, célèbres pépiniéristes angevins, les renseignements biographiques qui précèdent et les détails suivants sur l’origine de la Poire Defays.

« La Poire Doyenné Defays a été obtenue par F.-A. Defays et présentée à l’exposition pomologique d'Angers en 1839; elle avait été observée deux années avant dans la propriété du sieur Defays, aux | Champs Saint-Martin, près Angers. »

« Arbre de vigueur moyenne, un peu irrégulier ; à scions d’un brun-grisâtre,

‘| très-ponctués; à feuilles infléchies, d’un vert jaunâtre, finement dentées. | Fruit de grosseur moyenne, jaune, finement ponctué de roux et quelquefois | marqué de quelques taches ou marbrures de même couleur, à chair très- | blanche, fine, fondante, qui rappelle un peu le goût du Goulu-Morceau ; I eau abondante et sucrée. Maturité, octobre et novembre.» Pomol. de Maine- (l et-Loire, p. 11,18.

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