‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 2)Chapitre 47 sur 47 · RE RSS DRE A PE · texte numérisé non relu

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P. DE MARSANEIX ‘.

Fruit d'hiver, maliforme, petit; à queue grêle, droite ou lésèrement arquée ; à peau brune ou ferrugineuse, parsemée de très-petits points blanchâtres ; à chair cassante, sucrée. — Fruit à cuire.

Argre très-fertile, propre à former des plein-vent; à scions droits, gros, de couleur fauve ou olivätre, pubescents et blanchätres au sommet, parsemés de lenticelles arrondies; yeux petits, appliqués contre le scion.

Feuizes florales ovales ou ovales-cordiformes, mucronées, entières, épaisses, pubescentes en dessus, blanches et cotonneuses en dessous ; les adultes à peu près de même forme, grandes, ovales, acuminées, à bords plus ou moins redressés, denticulés, légèrement pubescentes en dessous, dépourvues de stipules.

FLeurs blanches, moyennes, à pédicelles courts, assez gros, tomenteux ; calyce à divisions étalées, aiguës, rousses en dessus, cotonneuses et blanches en dessous; pétales suborbiculaires ou obovaleselliptiques, entiers , légèrement ondulés avant leur entier épanouissement, puis étalés, laissant peu d'intervalle entre eux.

Fruit d'hiver, maliforme, mürissant vers la fin de décembre; à pédoncule assez grêle, brun, inséré dans l’axe du fruit, de longueur va-

(1) Marsaneix, commune du canton de Saint-Pierre, à environ 12 kilom. de Périgueux.

P. DE MARSANEIX.

riable, rarement charnu, parsemé de quelques lenticelles ; peau de couleur cannelle ou ferrugineuse, mate, parsemée de points jaunâtres entremêlés de très-fines gerçures, assez semblables aux Poires de Quessoy, Carmélite, etc., etc. ; œil placé à fleur du fruit ou au milieu d’une très-faible dépression régulière, entourée de très-fines zones concentriques de couleur rousse, à divisions réunies par la base, pubescentes, entières ou tronquées, conniventes; cœur ovale ou arrondi, blanc , entouré de nombreuses granulations; loges moyennes; pepins noirs; lacune centrale nulle ou étroite.

Car juteuse, blanc jaunälre, cassante, odorante, très-granuleuse , laissant du marc dans la bouche. — Fruit à cuire.

Cette variété, dont le port et la blancheur des feuilles rappellent le type des Poiriers Saugers , est très-répandue dans le Périgord , et se trouve inscrite sous le n° 126 du Catalogue de la Pépinière du Luxembourg, publié par Hervy en 1809 (1).

Les renseignements suivants m'ont été fournis par M. le comte d’Abzac de Ladouzet et par M. de Lamothe , secrétaire de la Société d’Horticulture de Périgueux.

Ce Poirier est originaire d’une commune du canton de Saint-Pierre appelée Marsaneix et située dans une région boisée, à quatorze kilometres de Périgueux. Il y a pris le nom de son pays d’origine. C’est un bel arbre rustique et très-fertile en plein champ, mais dans la plupart des héritages on le greffe dans les haies sur l’Épine blanche (Mespilus Oxyacantha), pour retirer un profit de ces clôtures auxquelles on fait aussi produire d’autres fruits de même nature, des Nèfles, etc. Dans cette condition il s’élève naturellement peu et ne dure guère qu’une vingtaine d'années au plus; mais il est facile à remplacer de la même manière, et son produit est relativement abon-

(1) Catalogue méthodique et classique de tous les arbres, arbustes fruitiers et des vignes formant la collection de l’École impériale établie près le Luxembourg, publié par Michel-Christophe Hervy.

P. DE MARSANEIX.

dant. Ce mode d'utilisation des haies est fort usité lans le Périgord. Beaucoup d'espèces s’en accommodent parfaitement tout en ne vivant pas longtemps. Sur franc, en bon terrain, il atteint de grandes dimensions, produit beaucoup et dure longtemps. Il s’en trouve maintenant beaucoup dans les environs de Périgueux, et nos pépiniéristes commencent à s’en pourvoir, la Poire de Marsaneix étant incontestablement pour notre climat la meilleure des Poires à cuire et étant fort recherchée des gourmets, dont quelques-uns possèdent des re-

cettes qui rendent ces Poires cuites vraiment délicieuses.

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PÉCHER PUCELLE DE MALINES

Feuilles dépourvues de glandes, fortement dentées. Fleurs grandes, d'un beau rose. Fruit subsphérique, parfois un peu inéquilatéral ; à chair non adhérente, muürissant vers le 15 août.

ARBRE vigoureux et productif, à rameaux ordinairement grèles, couverts d'une écorce d’un rouge violacé.

EUILLES dépourvues ndes, rapprochées, parfois gaufrées ou E dépourvues de glandes, rapprochées, parfois gaufrées o légèrement bullées , fortement dentées; à dents inégales, aiguës.

FLeurs grandes, nombreuses, d’un beau rose, à pétales ovales ou subelliptiques ; étamines à filets rose-violacé.

Fruir de grosseur moyenne, subsphérique ou un peu inéquilatéral, parfois légèrement bosselé, marqué d’un sillon, portant au sommet un apicule noirâtre. Cavité pédoncularre régulièrement arrondie, assez profonde. Peau très-duveteuse, mince, fortement colorée sur les parties exposées au soleil, blanchätre à l'ombre. Chair blanche, non adhérente, ou çà et là un peu adhérente par de petits faisceaux fibreux, fondante, rouge foncé autour du noyau ; eau abondante, sucrée, légèrement acidulée, assez agréablement relevée. Noyau gros, roux brun, court et un peu inéquilatéral, ovale, sensiblement renflé sur les faces, qui sont parcourues de profonds sillons ; suture ventrale très-

PÊCHER PUCELLE DE MALINES

convexe, accompagnée d’un large sillon, à bords minces et aigus; suture dorsale large, saillante et carénée-aiguë dans son milieu, accompagnée de chaque côté d’un profond sillon. — L’arbre est sujet au blanc.

Les fruits du Pêcher Pucelle de Malines sont d'assez bonne qualité lorsqu’on les prend à temps ; mais, si on les laisse un peu trop mürir, ils deviennent pâteux. Leur maturité a lieu du 10 au 20 août. On dit cette variété originaire de Malines (Belgique), où elle aurait été obtenue par le major Espéren.

« Cette excellente variété provient d’un semis de M. le major Espéren, de Malines, et ne date que de quelques années. Le fruit est assez gros, arrondi, déprimé; sa hauteur est de 60 millimètres et son diamètre de 65. La couture, profonde et évasée, s'étend de la tête à la queue au point pistillaire, qui est noirâtre, placé au sommet du fruit et un peu de côté dans un léger enfoncement. La peau est duveteuse, jaune clair, légèrement colorée au soleil et marquée de quelques points bruns. La chair est blanche, jaunâtre, un peu marbrée de rouge autour du noyau, fine, succulente, fondante ; son eau sucrée est abondante et d’un parfum délicieux. Le noyau se détache parfaitement de la chair, et quelques filaments y restent seuls attachés; il est ovale, obtus à sa base, et se terminant par une pointe acérée à son sommet; il s'ouvre assez facilement et contient une amande amère ; sa hauteur est de 25 millimètres , sa largeur : de 20, et son épaisseur de 18. Les joues son convexes, rugueuses; les arêtes du ventre, très-proéminentes et tranchantes, sont séparées par un sillon large et profond ; celles du dos sont peu apparentes, sillonnées, parfois obtuses et d’autres fois tranchantes. La maturité de cet excellent fruit a lieu vers la fin du mois d'août et au commencement de septembre. L'arbre est d’une vigueur moyenne, très-fertile. » Bivort, 4/b. pomolog., vol. II, p. 119 [18501.

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PÉCHER PAVIE BONNEUIL

Feuilles dépourvues de glandes, fortement dentées. Fleurs grandes, rose carné pâle. Fruit de moyenne grosseur, subsphérique, à chair fortement adhérente, mürissant dans le courant de novembre.

ARBRE vigoureux, végétant fort tard à l’automne, à rameaux de grosseur moyenne, couverts d’une écorce vert päle, très-rarement colorée.

Feuizces dépourvues de glandes, fortement dentées, canaliculées, à dents fines très-aiguës, souvent inégales et irrégulièrement distantes sur les vieilles feuilles.

Fceurs grandes, rose carné très-pàle, à pétales étalés, largement ovales, régulièrement et courtement atténués en onglet. Étamines égales ou légèrement incluses.

Fruir de grosseur moyenne, à peu près sphérique, ordinairement mamelonné au sommet, parcouru sur l’un des côtés d’un sillon trèslarge, peu profond. Cavite pédonculaire très-évasée, peu profonde. Peau courtement duveteuse, blanc verdàtre, se colorant très-légèrement sur les parties exposées au soleil, ne se détachant point de la chair. Chair fortement adhérente, blanche, coriace, assez sucrée, en général peu juteuse et d’une saveur peu prononcée.

Noyau largement et régulièrement ovale, arrondi aux deux bouts, comme tronqué à la base, terminé au sommet par un court mais large

PÊCHER PAVIE BONNEUIL

mucron ; suturé ventrale peu saillante et assez large; suture dorsale saillante, aiguë surtout vers la base, accompagnée de chaque côté d’un sillon assez profond , plutôt étroit que large.

Le pêcher Pavie Bonneuil n’a guère de mérite, à nos yeux, que par sa tardiveté, qui, en effet, est très-grande, puisqueses fruitsne mürissent en espalier qu’à la fin d'octobre ou au commencement de novembre, et encore à cette époque reculée ses fruits peuvent-ils se conserver au fruitier pendant très-longtemps. Cette variété n’est donc bonne que pour les régions du Midi, de sorte que, malgré tout ce qu’on a dit au sujet de ses qualités, c’est plutôt un mauvais qu’un bon fruit sous le climat de Paris.

Voici, au surplus, comment il en a été question :

« Le sieur Bonneuil, demeurant à Fontainebleau, près l’embarcadère du chemin de fer, a l'honneur d'informer la Société centrale d’'Horticulture de France qu'il possède, dans le département de Seine-et-Marne, un Pêcher né spontanément et dont les fruits mürissent ordinairement sur l’arbre de novembre à décembre, mais dont la maturité moyenne peut être fixée à la Sainte-Catherine, ainsi qu’il s’en est convaincu par trois récoltes successives ; souvent même cette variété n’alteint son complément de maturité qu'après les premières gelées blanches, contre lesquelles il l’abrite à l’aide de paillassons. Il a l’honneur de mettre sous les yeux de la Société deux fruits de cette Pêche, qui ressemble à la Belle Bausse par la forme, mais qui quelquefois ressemble au Téton de Vénus. Elle a la chair ferme comme elle et presque sa couleur, quoiqu’un peu claire et souvent teintée ou marbrée de rouge. Cette variété ne ressemble en rien à la Péche de Vigne, et son parfum est agréable. Je désire lui donner le nom de Pêcher de Bonneuil de Fontainebleau » (Ann. Soc. Horticult. Paris, p. 434) [1848].

Les deux fruits présentés par M. Bonneuil ont été dégustés séance tenante. Plusieurs membres, notamment MM. Camuzet, Jamin et autres, les ont reconnus pour appartenir à la tribu des Pavies, et leur opinion a été que la Pêche objet de la note soumise à la Société devra être signalée sous le nom de Pavie Bonneuit de Fontainebleau.

PÊCHER PAVIE BONNEUIL

« Pécher Pavie Bonneuil de Fontainebleau. Nous avons reçu directement cette année de son auteur deux fruits de cette nouvelle variété, ce qui nous met à même de les faire paraître dans l’Album. Cette Pêche est particu- lièrement remarquable par sa tardiveté ; celles que nous avons reçues, et que le voyage avait légèrement endommagées, ont été dégustées le 24 novembre ; elles n'étaient pas encore parfaitement mûres. Le fruit, moyen, arrondi, presque aussi haut que large, mesurait 0,07 en hauteur et 07,075 en diamètre. La peau, recouverte d’un léger duvet; est vert jauuâtre, légèrement marbrée de rouge du côté du soleil. Le sillon, large et profond, se prolonge , sans solution de continuité, depuis la queue, qui est placée dans une petite cavité profonde, avec orifice arrondi et évasé, jusqu’au point pistillaire. Celui-ci, petit, noir, se trouve placé dans un léger enfoncement au sommet d’un petit mamelon. La chair adhère fortement au noyau et à la peau; elle est blanche et ferme; son eau est suffisante, légèrement sucrée, un peu amère près du noyau; son parfum est peu prononcé. Le noyau est gros, ovale arrondi, obtus ; sa longueur est de 0",034, sa largeur de 0,026, et son épaisseur de 0,020. Les arêtes dorsales sont peu apparentes, excepté celle du milieu, qui est tranchante et terminée par une pointe effilée dépassant le noyau; les arêtes du ventre sont divisées par un sillon large et profond ; les joues sont très-convexes, rugueuses. » Bivort, Album pomologique , IN, p. 163 [1851].

MZ. Jaillant se.

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P. MUSETTE

Fruit d'été, petit ou moyen, allongé en forme de cornue; à peau d’un jaune pâle, souvent marquée de fauve autour de l'œil ; à queue très-courte ou nulle; à chair blanche, cassante, sucrée et légèrement astringente, sans parfum.

ARBRE très-productif ; à scions gros, droits, brun-marron, presque glabres, parsemés de lenticelles arrondies et parcourus par de très-petites stries ; coussinets peu saillants, accompagnés d’une arête décurrente; yeux coniques, légèrement écartés du scion.

Feuizces florales ovales, entières, acuminées , à bords redressés , ciliés, glabres en dessus, un peu pubescentes en dessous, portées sur des pétioles rosés ; les adultes à peu près de même forme, ovales ou arrondies, plus ou moins redressées, dentées ou crénelées, épaisses, luisantes en dessus, à pétioles gros, courts, dépourvues de stipules.

FLeurs moyennes, blanches, portées sur des pédicelles gros et courts, plus ou moins pubescents ; calyce à divisions étalées, blanchàtres, lancéolées, aiguës; pétales suborbiculaires , onguiculés, légèrement creusés en cuillère et ne laissant pas d'intervalle entre eux.

Fruir mürissant vers la fin de juillet ou dans les premiers jours d'août, en forme de gourde ou de cornue droite ou courbée; à queue nulle ou courte, ligneuse, plissée, brune, puis cylindracée, charnue et se confondant avec le fruit; peau lisse, d’un jaune blanchâtre ou jaune

P. MUSETTE

citron, unicolore, parsemée de très-petits points bruns, ordinairement marquée de fauve autour de œil, rarement teintée de rouge du côté . du soleil; œil à fleur de fruit, à divisions caduques ou persistantes, petites, dressées, légèrement écartées les unes des autres, glabres ou pubescentes ; cœur ovale, entouré de nombreuses et grosses granulations, blanc; loges arrondies, moyennes; pepins noirs; lacune centrale nulle ou très-étroite.

Cnair blanchâtre, juteuse, cassante, laissant du marc dans la bouche, sucrée, un peu astringente ou acide ; eau peu parfumée et de saveur herbacée.

Depuis plusieurs années la Poire Musette se vend en assez grande abondance à Paris dans les premiers jours du mois d'août ; sa forme singulière, et qui rappelle en petit celle de la Courge bédouine ( Cucurbila moschata), justifie sa culture. Prévost lui donne à tort pour synonyme le nom de Muselte d'Anjou, qui s’applique à une tout autre variété.

« En juillet et août , Grosse-Musette. » Jardin. françois, p. 63 [ 1665 |.

« Musette est longue, assez grosse, blanche et tachetée de gris. » Dom CI. Saint-Étienne, Nouv. Instruct., p. 53 [1670 ].

« Rameaux gros, droits et sans stries, excepté au sommet, où parfois il en existe quelques rudiments; épiderme brun-rougeâtre, plus pâle et gris-verdâtre en dessus et à la base des rameaux, maculé de points gris-cendré, petits et nombreux ; gemmes ordinairement rapprochés, brun-noir, ovales, coniques, pointus, renflés et saillants, s’écartant un peu du rameau par leur pointe." Feuilles ovales, aiguës ou pointues, larges à leur base, arquées, rarement en gouttière. Pétiole blanc, de longueur variable ; arcature très-peu profonde, obtuse, souvent nulle à la base des feuilles. Fruit régulièrement arrondi vers l’ombilic et s’amincissant promptement avec régularité, puis s’allongeant en une sorte de cylindre généralement un peu courbe, long de % à 5 centimètres sur un diamètre de 10 à 12 millimètres, et se terminant brusquement en une sorte de petite tête tronquée, souvent un peu plus épaisse

P. MUSETTE

que le corps aminci qu’elle termine, en s’attachant immédiatement au bois de l’arbre sans aucun rudiment de pédoncule. Sa peau est lisse, jaunâtre, finement pointillée et irrégulièrement marbrée de gris, parfois rougeâtre d’un côté; œil petit, régulier, à fleur de fruit. Chair demi-fine et demi-cassante, blettissant assez promptement. Eau peu abondante, douce , sucrée, un peu musquée. Mürit en août. — Cette singulière Poire n’est pas des meilleures de la saison, mais on en cultive encore maintenant qui ne valent pas mieux , et, ne fût-ce qu’à cause de l’originalité de sa forme et de l’absence totale du pédoncule, elle mériterait encore la culture au moins comme variété d’ornement. Dans le département de Maine-et-Loire elle est cultivée comme fruit de dessert. » Prévost, Pomol. Seine-Infér., p. 37 [18391].

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P. SUCRÉE DE MONTLUCON.

P. SUCRÉE DE MONTLUCON.

Fruit d'automne, turbiné, ventru, souvent irrégulier, à peau jaune, parsemée de points roux ou ferrugineux entremêlés de quelques taches, et plus ou moins colorée de rouge au soleil ; à queue arquée, dressée ou oblique; à œil placé au fond d’une dépression très-profonde; à chair fondante, sucrée, parfumée.

Argre vigoureux et très-fertile, à scions légèrement flexueux, assez grêles, de couleur fauve olivàètre ou bruns au soleil, parsemés de lenticelles arrondies; coussinets peu saillants; yeux coniques, rapprochés du scion.

Feuizces florales ovales, acuminées, presque entières, glabres en dessus, légèrement pubescentes en dessous; les adultes de forme variable : celles des rosettes portées sur des pétioles plus ou moins longs, blanchâtres ; celles des scions ovales-elliptiques, arrondies ou rhomboïdales, acuminées, aiguës, à bords dentés, épaisses, d’un vert foncé, portées sur des pétioles assez courts, souvent munis de stipules.

Fceurs grandes, blanches, portées sur de longs pédicelles presque glabres ou pubescents au sommet; calyce très-grand, à divisions lancéolées, aiguës, étalées, couvertes de poils blonds en dessus ; pétales suborbiculaires, légèrement ondulés, entiers, onguiculés, ne laissant pas d'intervalle entre eux.

P. SUCRÉE DE MONTLUCON.

Fruir commençant à mürir en octobre, et se conservant jusqu’en décembre, turbiné, ventru, irrégulier, souvent aplati du côté de l’œil ; à queue dressée ou oblique, arquée, cylindracée , insérée au milieu d’une dépression ; peau épaisse, jaune, parsemée de points entremêlés de quelques marbrures, marquée de fauve autour du pédoncule, plus ou moins lavée de rouge carminé au soleil; œil placé au fond d’une dépression régulière, entourée d’une large tache brune, marquée de légères zones concentriques un peu squammeuses, à divisions persistantes ou caduques; cœur petit, arrondi, entouré de petites granulations; loges moyennes ou grandes; pepins noirâtres ; lacune centrale étroite, subéreuse.

Cuair fondante ou demi-fondante ; eau sucrée , légèrement astringente, relevée, rappelant la saveur de la Crassane. — Très-bon fruit.

C’est à un amateur aussi zélé qu’instruit , M. Joseph Grandin, directeur de la manufacture de glaces de Montluçon, que je dois la connaissance de cette excellente Poire. L’arbre qui la produit paraît avoir été signalé, vers le commencement de ce siècle, par un sieur Rochet et propagé sous le nom de Sucré vert, auquel un autre jardinier substitua avec raison celui de Sucré de Montluçon. Cet arbre, d’une vigueur excessive et d’une fertilité sans égale, mérite d’être placé au premier rang de nos espèces françaises. M. Grandin m’a remis, en 1862, quelques-uns de ses fruits, dont la grosseur égalait presque celle de nos belles Poires Duchesse d'Angoulême.

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