‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 3)Chapitre 24 sur 38 · P. ADAM · texte numérisé non relu

P. ADAM

tion sur le fruit, de couleur olivatre ou fauve ; peau d’un rouge-brun ou vermillonnée du côté du soleil, jaune pâle et parsemée de points fauves sur le côté opposé, offrant souvent une large tache plus ou moins rugueuse dans le voisinage de l'œil; œil à fleur du fruit, assez large, ordinairement dépourvu de protubérances, à divisions lancéolées, aiguës, étalées ou légèrement redressées ; cœur formant, sur la coupe longitudinale du fruit, une sorte de losange atténué vers l'œil; loges petites, presque totalement remplies par les pepins; lacune centrale linéaire ; pepins brun-noir.

CHair blanchâtre ou blanc jaunâtre, fine, peu granuleuse vers le cœur, très-juteuse; eau acidulée, sucrée, agréable quoique peu parfumée. De deuxième qualité.

Poire d'Adam, müûrissant en aoust. Dom CI. Saint-Étienne, /nstr.bons Fr., p.80 1675].

« Le fruit du Beurré Adam est petit ou moyen, ovale, ou un peu allongé, ou bien oviforme, obtus aux deux bouts. Le pédoncule est long de deux ou trois centimètres, assez gros sans être charnu , tantôt droit, tantôt oblique dans une petite cavité irrégulière, ordinairement bosselée ou à bords plus élevés d’un côté que de Pautre. L’épiderme est rouge-brun d’un côté, jaunâtre de l’autre, à l’époque de la maturité. La chair est jaune, demi-fine, très-tendre sans être bien fondante; l’eau, assez abondante, est un peu acidulée, sucrée , assez agréablement parfumée. C’est un fruit de seconde qualité, qui mürit à la in d’août et en septembre. » Prév., Pom. Seine-Infér., p. 59.

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P. ARCHIDUC CHARLES

A Pioeraur dit

P. ARCHIDUC-CHARLES

Fruit d'automne, de forme et de teinte variables, pyriforme ou étranglé vers le milieu; à queue assez courte, charnue, droite, un peu enfoncée dans le fruit; à peau jaune pale ou blanchâtre, parsemée de nombreux points fauves : chair demi-fondante, juteuse, sucrée, peu parfumée.

ARBRE Vigoureux, mais peu fertile ; scions de couleur fauve ou olivàtre, assez vigoureux , peu flexueux , parsemés de lenticelles oblongues ; yeux coniques, petits relativement à la grosseur du seion, dont ils s’écartent plus ou moins.

FeuiLes florales ovales, acuminées, un peu concaves, roussâtres, citées sur les bords, glabres en dessus, légèrement pubescentes en dessous; pétioles souvent lavés de rouge carminé; les adultes à peu près de même forme, étalées, ovales, acuminées, plus ou moins dentées ; celles des rosettes portées sur des pétioles grêles et très-longs.

FrEurs moyennes ou grandes, blanches, rosätres dans le bouton ; calyce à divisions lancéolées, très-aiguës, couvertes de poils roux; pétales concaves, suborbiculaires, elliptiques, laissant très-peu de vide entre eux ; pédoncules courts, un peu grêles, pubescents.

Fruir commençant à mürir vers la mi-octobre, moyen, pyriforme, ventru ou étranglé dans la partie voisine du pédoncule; à pédoncule

P. ARCHIDUC-CHARLES

gros, charnu, cylindracé, de couleur olivâtre, parsemé de très-petites verrues, accompagné de quelques petits plis à son insertion sur le fruit; peau jaune pâle un peu verdàâtre, inégalement parsemée de points fauves, gercés, auxquels se mêlent des marbrures ou vergetures très-déliées autour de l’œil; œil placé au milieu d’un enfoncement régulier sans protubérances, à divisions dressées, assez étroites, linéaires-lancéolées, persistantes ou caduques, entourées de très-fines zones concentriques ou de quelques vergetures fauves; cœur dilaté transversalement, s’atténuant vers l'œil, ainsi que la lacune centrale, entouré de granulations ; loges larges , renfermant ordinairement deux pepins noirs.

CHair blanche ou très-blanche, d'apparence moirée avant la parfaite maturité, ferme et demi-cassante ; eau sucrée, très-abondante, mais peu parfumée et rappelant la saveur de la P. Duchesse-d’Angoulèême.

Cette variété, signalée en 1823 par Van Mons, diffère de la Poire Liart (Napoléon), avec laquelle on la confond souvent, par son pédoncule beaucoup plus court, gros et charnu, par sa peau plus pâle , moins lisse, par lPoœil plus enfoncé et toujours dépourvu de protubérances, enfin par la couleur du jeune bois, dont la teinte plus jaune le fait facilement reconnaitre.

« L’Archiduc-Charles est plutôt gros que moyen; sa forme est celle d’un Bon- Chrétien. Son pédoncule est gros, court, implanté dans une cavité assez profonde, évasée ; sa peau d’un jaune tendre, unicolore, parsemée de lenticelles fauves. La chair est blanche, avec une légère teinte de rose, très-fine, fondante ; le suc en est des plus abondants. » Willerm. Let.

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ATiocreux del.

PARC URINIENINE

P. GUENETTE.

Fruit d'été, petit, de couleur herbacée, très-rarement marqué de taches fauves; à queue très-longue, droite, et portant souvent des traces de l’insertion de bractées ; œil accompagné de protubérances, à divisions rapprochées ; chair blanche, sucrée, peu sapide.

Are remarquablement productif, propre à former des plein-vent; scions assez gros, olivâtres, bronzés ou teintés de brun-violacé du côté du soleil; yeux assez gros, courts, appliqués sur le rameau dans la partie supérieure , écartés au contraire à l'extrémité opposée du scion.

Feuiees florales ovales, acuminées, dentées et munies de glandes noires sur les bords, pubescentes sur les deux faces, mais principalement en dessous; les adultes de deux formes: celles des rosettes ovalesoblongues ou oblongues-lancéolées, dentées ; celles du scion ovalesarrondies, acuminées, dentées ; à nervures pubescentes en dessus.

FLeurs longuement pédonculées, un peu grandes, blanches, quelquefois marquetées de rose à l’extérieur, à demi ouvertes ou peu étalées ; pétales orbiculaires, onguiculés , laissant peu d'intervalle entre eux.

Fruir commençant à muürir à la fin de juin ou au commencement de juillet, petit, à pédoncule très-long , et portant ordinairement quelques cicatrices de bractée ainsi qu’un ou deux yeux rudimentaires, légè-

P. GUENETTE.

rement renflé à son insertion sur le fruit; peau très-lisse, verte ou vert-jaunâtre, passant au jaune-verdâtre à l’extrême maturité; œl à divisions rapprochées, courtes, dressées, entourées de petites protubérances recouvertes d’un léger duvet blanc; cœur petit, blanc, dessinant un ovale sur la coupe longitudinale du fruit, bordé de petites oranulations; lacune centrale étroite, lamelleuse; loges moyennes, ordinairement remplies par des pepins blonds ou brunâtres.

CHair cassante, blanche ou blanc-verdätre avant la parfaite maturité, fine, peu granuleuse; eau assez abondante, sucrée, passable quoique de saveur légèrement herbacée.

Ce fruit n’a d'importance que par sa précocité; il apparait en énorme quantité sur les marchés et dans les rues de Paris vers la fin de juin ou dans les premiers jours de juillet; on le vend sous les noms de P. Muscade, Petit Muscat, Muscat bâtard, plus souvent encore sous les noms de P. Madeleine, bien qu'il soit très-différent de la Poire à laquelle on doit réserver ce nom et qui a pour synonyme celui de Citron des Carmes.

Cette Poire est connue en Angleterre sous le nom de Green-Chissel.

«La Poire Guenete vient par trochets, et charge extraordinairement ; mais elle n’a pas le musc et le relief des petits et gros Muscats.» Merl., Abrégé, p. 62 11690].

Dom Cl. Saint-Étienne distingue très-exactement notre Poire du Citron des Carmes. «Il y a, dit-il, une Magdelaine longuette , grosse comme Blauquet, verdâtre et blanchâtre quand elle meurit, et qui n’a guère d’eau; puis une Magdelame ou Cado qui est ronde, un peu plus grosse qu’Amiret, verte et jaunàtre, un peu cotonneuse, » qu'il dit fort bonne, et qui me paraît être la Poire Guenette citée par Merlet.

Duhamel confond également notre fruit avee la véritable Madeleine ou Citron des Carmes, mais ce qu'il en dit s'applique évidemment à la Guenette :

P. GUENETTE.

« Fruit de moyenne grosseur; œil bordé de plis et très-peu enfoncé; queue longue d'environ vingt-cinq lignes, bien nourrie. On aperçoit sur quelquesunes les cicatrices de l’attache de quelques petites feuilles qui sont tombées. La peau est presque toujours verte. La chair est blanche, fine, fondante, sans pierres. Sa maturité arrive après l’Aurate.» Duham., p. 124, PI. 4 [1768].

« Le Poirier qui fournit cette variété est très-vigoureux et se met promptement à fruits ; ses feuilles sont grandes, pendantes, comme fanées , terminées en pointe aiguë et d’un vert foncé. Ses boutons sont fort gros et arrondis, et enfin le fruit est ordinairement arrondi, de deux pouces de diamètre, recouvert d’une peau verte et attaché par une queue assez longue. La chair en est blanche, fine, fondante et très-agréable; mais elle mollit et passe promptement.» Noisette, Jard. fruit., 2° édit., p. 114, tab. 36, fig. 2 [1839].

«Cet arbre est un des plus fertiles et des plus vigoureux, soit qu’on le greffe sur franc ou sur Coignassier. Le fruit est de moyenne grosseur, presque rond, à peine allongé en toupie du côté de la queue. L’œil est à fleur, resserré entre quelques petites bosses. La queue, longue d’environ quatre centimètres , est souvent marquée de petites cicatrices causées par la chute des bractées. La peau est verte, presque nue; elle devient un peu jaune dans la maturité. La chair est blanche, fine, fondante , sans pierres ; un excès de maturité la rend cotonneuse et bientôt molle. L’eau est douce, relevée d’un petit aigrelet, et d’un léger parfum. Mürit en juillet. Poit., Pom.» [1841.]

JARDIN ERUIUIER DÜ MUSEUM.

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