ROMAINE
- Beurré romain.
SAINT-GERMAIN
Inconnue-Lafare.
Artelloire.
Saint-Germain vert.
— — gris.
— —… brun. — — d'hiver.
— "blanc.
Union (d').
Saint-Germain d'Uvedale.
SAINT-GERMAIN D'ÉTÉ
Joli-Mont.
Hoe-Langer Hoe-liever.
Jargonelle des Provençcaux.
SAINT-MICHEL ARCHANGE
SALVIATT.
Épine rose grise.
Forniquet.
SANS PEPINS
Bergamote de Bruxelles.
Belle de Bruxelles.
—daouts
— du Luxembourg.
— et Bonne.
Fanfareau.
Beuzard.
SECKLE.
SIEULLE.
Doyenné-Sieulle.
SILVANGE.
Bergamote Silvange.
Silvange verte.
— Piérard.
THOÛUIN.
Bergamote-Thotin.
URBANISTES (ss).
Urbanist's Seedling.
Beurré-Gens.
Piquéry.
Beurré Piquéry.
Louise d'Orléans ?
Beurré Drapiez ?
Paris. — Typographie de Firmin Didot frères, fils et Cie, rue Jacob, 56.
JARDIN ERUÎTIER DU MUSAUN
al grillant we.
À Riocreua del
P, AMADOTTE
P. AMADOTTE.
Fruit d'automne, à queue courbée; à peau lisse, jaunûtre, marquée de taches fauves autour de la queue; chair ferme, presque cassante, peu sapide.
ARBRE vigoureux, productif; scions de couleur fauve, parsemés de lenticelles ; yeux ovoïdes, légèrement écartés du scion.
Feuizees florales elliptiques ou ovales-lancéolées, acuminées, cotonneuses sur les deux faces; les adultes de deux formes : celles des rosettes longuement pétiolées, ovales ou ovales-lancéolées, presque entières; celles des scions plus arrondies, à bords redressés, denticulés.
FLeurs grandes, blanches; calyce à divisions linéaires, aiguës, couvertes de poils blonds; pétales ovales-elliptiques, onguiculés, laissant des intervalles entre eux.
FRuir mürissant en octobre, assez gros, ovoïde, légèrement déprimé autour de la queue, qui est courbée et renflée aux deux extrémités, fauve; peau jaune pale, lisse, présentant constamment autour de la queue, ou quelquefois dans le voisinage de l’œil et sur la surface du fruit, des taches fauves, entremêlées de petits points, rarement teintes de rose du côté du soleil ; œil assez large, à divisions ovales-lancéolées, étalées; cœur placé à peu près au milieu du fruit, blanc, elliptique, limité par des granulations et offrant une lacune centrale allongée, subé-
P. AMADOTTE.
reuse ; loges grandes, obliques ; pepins brun fuligmeux, solitaires ou géminés.
CHair ferme plutôt que cassante, blanche, granuleuse autour du cœur, blettissant assez rapidement; saveur astringente légèrement acidulée, peu sapide, médiocre.
« L’Amadotte est plate, jaune, lice, sèche et musquée, ainsi appellée par PArbre qui fut trouvé en Bourgogne, chez dame Oudotte, dont le bois sauvage estoit tout épineux ; mais le temps, avec la culture, et sur le Cognacier, luy à fait perdre les épines, qu’elle conserve encore sur le franc, qui luy donne plus d’eau. Ce fruit, et les autres secs et odorans, sont meilleurs dans les terres sèches que fraisches et humides, qui les donne gros, mais de peu de goust. » Merlet, Abrégé, 2° édit., p. 96 [1675].
« Cette Poire, qui n’est pas nouvelle, comme on le voit, est cultivée par quelques pépiniéristes sous le nom de Saint-Germain blanc; d’autres Pappellent, par corruption de son nom primitif, Madot. Fruit lisse , vert pâle, devenant Jaune herbacé, finement pontillé de gris, et irrégulièrement marbré de la même couleur. Chair blanche, demi-fine, demi-fondante; eau assez abondante, douce et sucrée, mais manquant de parfum, ou de cette saveur sans laquelle les fruits semblent fades. » Prévost, Pomol. Seine-Inf., p. 9, fig. 1 [1839].
«L’Amadotte est un fruit d’une grosseur médiocre, un peu plus haut que large, applati au sommet; son pédicelle est long d’un centimètre, verdâtre, assez gros à son attache au bois, recourbé, implanté presque à fleur; sa peau est jaune. » Willermoz, Obs. sur le Genre Poirier, p. 155 (18481.
Il ne faut pas confondre la véritable Amadotte avec un fruit tout aussi ancien, cité par Merlet (1. e. p. 110) sous le nom d’Amadonte*, et qui a pour synonyme, ainsi que l’a très-bien fait remarquer M. Willermoz, les Poires Petit Oing, Merveille d'hiver, etc.
© La Madonte, nom d’un poëme, publié en 1665, par le sieur Auvray.
HEUe Jullantse,
À. Mocreux dele
P. AMOSELLE PANACH DE.
P. AMOSELLE PANACHÉE.
Fruit d'hiver, à queue droite, à peau lisse, jaunâtre, coupée de bandes longitudinales d’un vert foncé, marquée de quelques taches fauves gercées; chair ferme, de saveur herbacée ; à cuire.
ARBRE peu productif; scions gros, courts, de couleur brune, offrant quelquefois des bandes d’une teinte plus pâle; yeux coniques, dressés , écartés du scion.
Feuizces florales ovales ou ovales-arrondies, presque entières, pubescentes en dessous, ciliées sur les bords, glabres en dessus, les adultes de deux formes : celles des rosettes longuement pétiolées, arrondies, presque entières, d’un vert pâle, à nervure moyenne couverte de petites glandes linéaires d’un brun marron; celles des scions ovalesarrondies, acuminées , aiguës , à bords redressés, dentés, crénelés.
FLeurs blanches, très-grandes, souvent doubles ou semi-doubles, incarnates avant leur épanouissement; calyce à divisions lancéolées, aiguës, réfléchies, cotonneuses el rousses en dessus; pétales souvent au nombre de dix, onguiculés, ovales-arrondis ou échancrés au sommet, légèrement ondulés et ne se recouvrant pas sur les bords.
FRuIT mürissant en hiver et se conservant quelquefois jusqu’en
P. AMOSELLE PANACHÉE.
avril, fortement déprimé autour de l'œil et de la queue, quiest droite et un peu renflée aux deux extrémités ; peau lisse, jaunâtre, parfois teinte de roux du côté du soleil, parcourue par de larges bandes d’un vert foncé qui s’effacent à l’époque de la complète maturité, parsemée de petits points bruns, et offrant çà et là des taches de la même couleur, rudes au toucher; œil à divisions étalées, persistantes, placé au milieu d’une dépression régulière entourée de zones concentriques très-fines de couleur fauve ; cœur en losange atténué vers l’œil; lacune centrale subéreuse ; loges obliques, profondes ; pepins gros, brun noir ou noir fuligineux.
CHaïr ferme plutôt que cassante, granuleuse dans le voisinage du cœur, verdâtre à la circonférence, sèche; eau peu abondante, de saveur herbacée. Fruit à cuire.
Plusieurs auteurs paraissent avoir confondu cette variété avec la Double-Fleur et la Bergamote d'automne panachées; on la reconnaitra facilement à sa forme déprimée, et non turbinée, ainsi qu'à ses feuilles crénelées et à peu près planes , tandis que celles de la Bergamote d'automne rappellent le Saint-Germain ou l'Angleterre par leur courbure.
MU Jrillant se.
À Biocreur del.
P. BELLISSIME D'HIVER:
P. BELLISSIME D'HIVER.
Fruit d'hiver, gros, court; à queue droite, mince; à peau très- colorée en rouge du côté du soleil; chair cassante ; à cuire.
ARBRE vigoureux, productif; scions gros, à nœuds rapprochés, de couleur olivâtre, pubescents à l'extrémité; yeux ovoïdes, appliqués contre le scion.
FeuILes florales ovales ou ovales-lancéolées, très-entières, acuminées , glabres en dessus, pubescentes en dessous ; les adultes de deux formes : celles des rosettes ovales ou ovales-oblongues, acuminées, arrondies ou légèrement cordiformes à la base, entières; celles du scion ovales, acuminées, à bords un peu relevés.
Freurs grandes, très-blanches; calyce à divisions étalées, très-atténuées, recouvertes de poils roux sur le milieu de leur face supérieure; pétales ovales-orbiculaires, étalés, laissant peu d'intervalle entre eux, assez épais.
FRuiT mürissant en hiver, très-brillant de coloration; pédoncule droit ou un peu arqué, fauve, lisse, légèrement épaté sur le fruit, placé au centre d’une dépression circulaire; peau d’abord verte, puis rougeàtre, passant au rouge carminé le plus vif, parsemée de nombreux point fauves, gercés, méniscoïdes, entremélés de quelques
P. BELLISSIME D HIVER.
petites marbrures fauves; œil large, à divisions lancéolées, aiguës, pubescentes, étalées ou un peu dressées, placé au centre d’une faible dépression, entourée de petites vergetures fauves, entrecoupées de zones concentriques; cœur grand, en losange, limité par de petites granulations; lacune centrale allongée; loges très-larges ; pepins bruns.
Cuair blanche, d'apparence grossière; eau peu abondante, sucrée, peu sapide; fruit à cuire.
«La Bellissime d'hiver est une Poire jaune et rouge , belle à peindre, d’une grosseur extraordinaire, bien plus élevée et renflée que le Cadillac et de beaucoup meilleure, et assez tendre, son eau estant douce, relevée, et des meilleures mise au feu.» Merlet, Abrégé, p. 110 [16841].
«Cette Poire, dont le nom convient bien à sa grosseur extraordinaire et à la beauté de ses couleurs, se conserve jusqu’en mai. Elle est beaucoup meilleure cuite sous cloche que la Catillac. On peut même en faire d’assez bonnes compotes.» Duhamel, p. 234, n° 103 [1768].
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