‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 3)Chapitre 7 sur 38 · P. D ANGLETERRE · texte numérisé non relu

P. D ANGLETERRE

cule, de taches brunâtres ou de marbrures reliées les unes aux autres par de petits filets; œil à fleur du fruit, à divisions ovales, étalées, canaliculées , légèrement cotonneuses et blanchâtres, ou glabres; cœur petit, ovale, atténué vers l’œil ; lacune centrale nulle ou étroite; loges dressées; pepins noirâtres ou brun fuligineux.

Cnam fondante, d’un blanc verdätre, fine ou un peu granuleuse vers le cœur ; eau abondante, sucrée, d’une saveur particulière, trèsagréable, et qui rappelle celle de l'orange. Ce fruit blettit vite et doit être mangé à point.

« Poire d'Angleterre. » Jardin. françois, p. 65 [1665].

«La Poire d'Angleterre est longue, pointuë : elle est très-beurrée , passe et mollit promptement, si on la laisse meurir sur Varbre ; estant cueillie un peu verte, elle est d’un fin beurré, et des meilleures. » Merl., Abrégé, p. 74 [16901].

«Plus longue que ronde, ressemblant par sa figure et sa grosseur à une belle Verte-longue, mais non pas par son coloris. La peau en est unie, grise, verdätre, chargée de piqûres et taches rousses. La chair fort tendre et beurrée et bien de l’eau, qui est agréable; mais cette chair est souvent laineuse, et la Poire mollit aisément, même sur Parbre. » La Quint., p. 178 [1692].

« Cette Poire ressemble au Beurré; sa peau est unie, d’un gris vert, tiquetée de roux. Sa chair est tendre, demi-beurrée, fondante; mais elle mollit promptement. L’eau est abondante, relevée, et d’un goût agréable. — Cette Poire est estimée dans les années où les bonnes Poires de la même saison manquent. » Duham., p. 197 [1768].

« Ce fruit varie beaucoup en grosseur, mais très-peu en forme et en couleur ; on le trouve toujours ventru et arrondi du côté de l’œil, allongé en pointe du côté de la queue; le plus souvent il diminue de ce côté avec une progression telle qu’on ne voit où finit ni où commence la queue ; quelquefois aussi il y a des boursouflures à union du fruit avec la queue. Cette Poire, extrêmement commune, mûrit de la mi-septembre à la fin d'octobre. Pendant ce temps, elle est abondante sur les marchés, dans les rues et sur les ponts. C’est la Poire du peuple. Elle blettit promptement, mais prise à point elle est excellente.» Poit., Pomol., t. IT [1846].

Nous avons représenté la Poire d'Angleterre telle qu’on la vend dans les rues de Paris.

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