PA NMDE OU ERA
HUF. Taillant se.
P. DE JUILLET
Fruit d'été, petit, arrondi, à queue droite, tres-charnue, renflée à son insertion sur le fruit; à peau lisse, jaune et teintée ou vergetée de rouge vif du côté du soleil; à chair fine, fondante, d’une saveur agréable.
ArBre (rès-fertile; scions de couleur fauve ou bronzée, parsemés de lenticelles oblongues, quelquefois colorés en rouge vineux au sommet; yeux coniques, petits.
FeuiLes florales oblongues, acuminées, ciliées ; les adultes de deux sortes : celles des rosettes oblongues-acuminées ou atténuées au sommet, arrondies à la base, denticulées , glabres ; celles du seion oblongues, portées sur d’assez longs pétioles, réfléchies ou légèrement arquées.
FLEurs moyennes, blanches, portées sur de courts pédoncules ; calyce à divisions lancéolées, rougeâtres en dessus el couvertes de poils blonds, à pétales orbiculaires, ondulés, laissant peu d'intervalle entre eux.
Fruir commençant à mürir à la mi-juillet, petit, du volume d'un petit Rousselet, arrondi, lisse, à queue également lisse, charnue, droite, de couleur fauve, très-renflée à son insertion sur le fruit, sur lequel eile parait implantée ; peau lisse, jaune-citron, lavée ou vergetée de rouge vif du côté du soleil, presque totalement dépourvue de points; ærl à
fleur du fruit, quelquefois entouré de bosses assez prononcées, à di-
P. DE JUILLET
visions caduques ou persistantes, courtes, rapprochées, pubescentes et blanchâtres, lavées de rouge carminé; cœur moyen, dessinant une sorte de losange sur la coupe longitudinale du fruit, accompagné de petites granulations; loges moyennes; pepins brunâtres ou brunmarron.
Cuair blanche, fondante, à peine granuleuse; eau abondante, sucrée, légèrement acidulée, d’une saveur particulière qui rappelle celle du Doyenné.
Ce Poirier se trouve inscrit trois fois sur le catalogue de Van Mons : d'abord sous le nom de Doyenné d’Été, p. 18, n° 312, et p.28, n°1; puis sous celui de Doyenné de Juillet, p. 31, n° 136. Je lui ai conservé le nom de Porre de Juillet préférablement à ceux de Saint-Michel d'Été et de Jolimon, sous lesquels on désigne souvent les Poires Duchesse de Berry et Saint-Germain d Été. N me paraît avoir en outre une grande analogie avec | 4rchiduc d’Été.
« Fruit à queue courte, à chair de saveur semblable à celle du Doyenne, mais de moitié moins gros. Douze ou quinze jours avant sa maturité on pourrait le confondre avec cette dernière variété, mais tout à coup il se colore en jaune et en rouge, et offre tous les caractères d’un fruit arrivé à sa parfaite maturité. Celle-ci a eu lieu le 15 juillet en 1828. » D’Albret, Not. manuser. Cat. du Mus., n° 665 [1824].
«L'arbre qui porte ce fruit ne ressemble pas à un Doyenné ; il doit son nom à la forme de son fruit, qui est turbiné, haut de deux pouces, muni d’une queue grosse, charnue, très-courte, et dont l'œil, petit, presque à fleur, a les divisions calycinales conniventes. Sa peau est d’un jaune clair, luisante , marquée de très-petits points roux dans l'ombre, et souvent lavée et fouettée de rouge du côté du soleil. La chair est blanche, fondante, et l’eau très-abondante, sucrée, légèrement acidulée, très-bonne. Màrit fin juillet et commencement d’août. C’est la meilleure Poire de la saison. » Poit., Ann. Soc. hort., Paris, vol. XV, p. 360 [1834].
«Fruit petit ou moyen (45 à 60 millim. de hauteur et 42 à 55 de diamètre),
P. DE JUILLET
court, turbiné, obtus, lisse, jaune d’un côté, rouge-clair et vif de l’autre ; parfois marbré gris, très-odorant lors de la maturité. Pédoncule gros, ordinairement un peu charnu à sa base; il est brun ou gris-roussâtre ; sa longueur est de 20 à 25 millimètres. OEil moyen, à fleur du fruit, divisions convergentes. Chair demi-fine, demi-fondante, sucrée, parfumée. La maturité arrive fin juillet, quelques jours avant celle de la Poire de Madeleine ou Citron des Carmes. Ce fruit se recommande par son joli coloris, son parfum et sa précocité; il rappelle parfaitement, par sa forme, la poire Saint-Michel où Doyenné d'Automne, mais il est plus petit, et son pédoncule est proportionnellement plus long. » Prévost, Pomol. Seine-Inf., p. 140 [1839—1850].
« Le fruit du Doyenné de Juillet est petit, parfois arrondi en forme de Bergamole, et mesurant 45 millim. en hauteur et en diamètre; d’autres fois en forme de Doyenné. L’épiderme, vert clair, passant au jaune d’or à sa maturité, est coloré de carmin vif du côté exposé au soleil, finement ponctué de roux et légèrement lave de rouille du côté de l'ombre. Le calyce, petit, couronné. se trouve presque à fleur du fruit; ses divisions sont violacées, conniventes, ordinairement caduques. La chair est blanc-jaunâtre, un peu grenue, demi-fondante, sucrée et musquée. À l’époque de sa maturité le fruit est très-odorant. Pour obtenir un grand rapport du Doyenné de Juillet, il convient de le cultiver sur franc, en haut-vent, comme les Rousselets. Dans les jardins de peu d’étendue, où l’on désire des arbres nains, on peut l’élever en pyramide sur Coignassier. » Bivort, Ann. de Pomol. belge, p. 57 [1853].
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GNOCCO Duo Tone
P. GNOCCO.
Fruit d'été, d'un vert blanchatre, très-lisse, à queue droite ou arquée, pubescente, quelquefois accompagnée de plis à son insertion sur le fruit; à chair blanchâtre, ferme ou demi-fondante, juteuse, sucrée, d’une saveur particulière.
ARBRE très-productif; scions assez gros, légèrement flexueux, de couleur fauve ou fauve cannelle, pubescents au sommet, à coussinets assez saillants; yeux gros, coniques, un peu écartés du scion.
Feuizes florales ovales-acuminées ou ovales-arrondies, très-blanches et cotonneuses en dessous, glabrescentes en dessus; les adultes de deux formes : celles des rosettes grandes, ovales, portées sur de longs pétioles; celles des scions ovales ou ovales-cordiformes, étalées ou légèrement arquées, presque entières.
Freurs remarquablement grandes (0°,04 de diamètre), blanckies, demi-ouvertes, portées sur de longs pédicelles très-tomenteux ; calyce à divisions lancéolées, réfléchies ou étalées, blanches sur les deux faces ou d’un blanc très-päle en dessus; pétales orbiculaires ou obovales, concaves, non ondulés, largement onguiculés, ne laissant pas d'intervalle entre eux.
FRruIT commençant à mürir en août; de couleur blanchâtre terne à la maturité, pyriforme ou en calebasse, à pédoncule pubescent,
Gnoceo, pâtisserie de forme ovale, dont on fait grand usage à Vérone. — Gnocco di autunno, sorte de Poire très-douce, cultivée en Lombardie. — Le Muséum a recu la Poire que je décris sous le nom de Gnocco de Parme.
P. GNOCCO.
blanchâtre, droit ou arqué, assez gros, portant la trace de quelques bractéoles, implanté dans l'axe du fruit, dépourvu ou accompagné de quelques légers plis, de couleur olivâtre ou bronzée à l’époque de la maturité; peau unicolore, d’un vert blanchâtre, terne, recouverte d’une fleur glauque, lisse, parsemée de quelques petits points fauves du côté de l'ombre, et marquée d’une tache fauve autour du pédoncule; œil saillant ou à fleur du fruit, très-tomenteux, à divisions lancéolées, persistantes, entières ou tronquées, rapprochées par la base ; cœur dessinant un ovale sur sa coupe longitudinale; lacune centrale étroite; loges petites, à peu près totalement remplies par des pepins bruns-fuligineux .
Caar verdàtre ou blanchâtre, ferme ou demi-fondante, juteuse, d’une saveur particulière, herbacée.
Cette variété est des mieux caractérisées; on la reconnait au printemps à ses feuilles très-blanches, ainsi qu'à la grandeur de ses corolles, qui dépassent celles de la P. d'Epargne; son fruit, inférieur en qualité à nos Blanquets, auxquels il ressemble du reste, se reconnait à la teinte mate ou livide que prend la peau au moment de sa maturité.
Je trouve la Poire ‘Gnocco citée parmi quelques fruits d'Italie remis par M. Moreali à la commission pomologique de Rouen (Prévost, Pomol. Seine-Inf., p. 73). Mon ami, M. le professeur Parlatore, de Florence, m’apprend en outre que les Pomologistes italiens en cultivent une autre variété à peau de couleur fauve, qu'ils nomment Gnocco di autunno.
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