‹ Le jardin passionnéChapitre 50 sur 95 · JE ME PLEURE · texte numérisé non relu

JE ME PLEURE

Je me pleure à genoux le soir devant moi-même, Devant le grand miroir qui m'a tenue, aux jours Où je disais :« Salut mes yeux! c'est vous qu'il aime! Vous êtes, ô mes mains, sa joie et ses amours... »

Ah ! que ne suis-je morte alors de me le dire, De voir autour de moi la chambre et les coussins, Les grands chandeliers d'or sous les flambeaux de cire, Les iris bleus au col des vases purpurins.

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Depuis je vois souffrir dans ses coins les plus tièdes, La chambre autour de moi qui songe à nos baisers, Et je soupire ainsi que la nuit des pinèdes Parmi le fin sommeil des parfums épuisés.

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