VOUS FAITES BIEN
Vous faites bien, ô lune, de venir ,
Car il vous sied, à vous seule, d'entendre
Le délicat et sans pareil soupir
Des amoureux qui n'osent rien se prendre.
C'est votre ami joueur, le rossignol, A qui de haut vous dites de leur dire : « Voler un souffle, ah ! ce n'est pas un vol, Quand sur le vent l'archet des soirs s'étire. »
j»82 Le Jardin passionné
Bleu, mauve et gris, rose un peu par endroits, Le parc s'oublie au fond des nonchalances! Le mousse attend au pied des arbres cois Le triste soin d'amour qui se dépense.
Fin, le désir boude la trahison.
Et les lis voient des rêves en musique, Où vous roulez, ô lune, un lis très long Entre vos doigts longs et mélancoliques