AH! TENEZ
Ah! tenez! Je suis la musique
Qui n'a jamais ce qu'elle veut ;
Le grand rythme étrange, âpre, unique,
Le triste tapage orageux.
Je suis elle , la violente, Et la douce aux mille débris ; Je suis le souffle d'Euryanthe, Et le silence entre deux cris.
O musique, j'ai tes visages Et tes bras heureux de glisser Dans la sveltesse des grillages, Dans le plaisir de l'oranger.
J'ai tes pieds de mélancolie Où brûle le baiser des morts, Et je me roule avec ma vie Sur ton désordre et tes accords.