SCÈNE VIU
TIENNETTE
Je n'en sais point I non, non, non.
PETIT-PIERRE
C'est moi qui m'charg' k de la chanson I Ecoutez -moi!
LE CHOEUR
Chante, mon garçon !
Quand le père Mathurin Maria sa 1111e , On vit, dès l' matin, V;nir tout' la famiile.
Nièces et neveux, Cousins et cousines, Marchaient deux à deux, Autour des cuisines, Et trois violoneux Raclaient devant eux.
Ah! que tapage!
Que r' mu' ménage!
Que gaspillage
Bans la maison !
Vite à la broche
Tous les dindons!
Et qu'on décroche
Lard et jambons!
Et allez donc 1
Invitez donc
Vos parents à la noce!
Tous ces gens-là
Vous ont, oui-da!
Un appétit féroce!
Tire lan lair ! tire lan la !
L* seigneur du pays S'était mis en chasse, Et tous ses amis Couraient sur sa trace ; L* beau pèr* comme un sot, En eh'min les arrête, L' seigneur aussitôt S'invite à la fête, Avec tous les siens, Ses gens et ses chiens !
Ah ! que bagarre !
Que tintamarre !
Et que fanfare
Dans la maison!
Chacun s' fait gloire,
Sans plus d' façon,
D' manger et de boire
Plus que d'raison I
Et allez donc!
Invitez donc !
Les seigneurs à la noce i ~"
Tous ces gens-là
Vous ont, oui-da Un appétit féroce !
Tire lan lair ! tire lan la !
LE CHOEUR
Tire lan lair ! tire lan la i
Que drôle de noc' que c' te noc'-là !
LE BARON, bas, à Tiennettô.
A la brune ici, mon joli minois, Reviens m'attendre en tapinois.
M AR CASSE, bas à Margot.
J' veux vous r'voir tantôt encore une fois !
PETIT-PIERRE
Ça va bien t ça va bien ! l' parrain s'en mord les doigts.
MACLOU, à part.
Tatigué! j'en ai la lièvre t
LE BARON
Et maintenant en chasse! allons courre le lièvre t