‹ Le jardinier galant opera comique en deux actes et trois tableauxChapitre 67 sur 70 · L’ÉVEILLÉ ET LES SOLDATS · texte numérisé non relu

L’ÉVEILLÉ ET LES SOLDATS

En prison !

(Us vont pour s’emparer d’André ; mais, aussitôt, Javotte et les comméres les mains pleines de bouquets , se placent entre le jardinier et le soldats.) .

javotte, d'un ton câlin, en leur faisant de grandes révérences.

Arrêtez-vous, mes beaux soldats ;

Ne pressez pas autant le pas !

Et permettez h la beauté De fleurir "intrépidité.

(Elle offre des bouquets au sergent.)

toutes les COMMÈRES; imitent Javotte et accablent les- soldats de fleurs.

Et permettez à la beauté De fleurir l’intrépidité 1

l’éveillé.

• Eh ! mais que veut dire cela ?

les soldats, riant malgré eux.

Ah ! ah 1 ah ! ah !

, l’éveillé.

11 nous faut notre prisonnier !

Emparons-nous du jardinier l

(Il montre André que les commères ont fait passer au milieu d’elles avec Clairette.)

javotte, à l’Éveillé.

Tiens, mais, toi, tu n’es pas fleuri.. .

Attends donc un peu, mon chéri.

(Le frappant sur les joues avec un gros bouquet.) Tiens, voilh des roses Nouvelles écloses ! .

d'autres comméres, de même

Voilà des (sillets, Voilà des bliicts ! -

JAVOTTE

Et des clématites !

Et des marguerites !

TOUTES

Allons, mon garçon,

Fleuiissez-vons donc!

(Sc plaçant devant les soldats qui veulent aller à André. Lurons, fleurissez-vous donc.

(Elles jettent aux soldats une pluie de bouquets.)

l’éveillé, reculant et criant.

A l’aide, nu secours !

On en veut à nos jours !

Au secours !

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