L’ÉVEILLÉ ET LES SOLDATS
En prison !
(Us vont pour s’emparer d’André ; mais, aussitôt, Javotte et les comméres les mains pleines de bouquets , se placent entre le jardinier et le soldats.) .
javotte, d'un ton câlin, en leur faisant de grandes révérences.
Arrêtez-vous, mes beaux soldats ;
Ne pressez pas autant le pas !
Et permettez h la beauté De fleurir "intrépidité.
(Elle offre des bouquets au sergent.)
toutes les COMMÈRES; imitent Javotte et accablent les- soldats de fleurs.
Et permettez à la beauté De fleurir l’intrépidité 1
l’éveillé.
• Eh ! mais que veut dire cela ?
les soldats, riant malgré eux.
Ah ! ah 1 ah ! ah !
, l’éveillé.
11 nous faut notre prisonnier !
Emparons-nous du jardinier l
(Il montre André que les commères ont fait passer au milieu d’elles avec Clairette.)
javotte, à l’Éveillé.
Tiens, mais, toi, tu n’es pas fleuri.. .
Attends donc un peu, mon chéri.
(Le frappant sur les joues avec un gros bouquet.) Tiens, voilh des roses Nouvelles écloses ! .
d'autres comméres, de même
Voilà des (sillets, Voilà des bliicts ! -
JAVOTTE
Et des clématites !
Et des marguerites !
TOUTES
Allons, mon garçon,
Fleuiissez-vons donc!
(Sc plaçant devant les soldats qui veulent aller à André. Lurons, fleurissez-vous donc.
(Elles jettent aux soldats une pluie de bouquets.)
l’éveillé, reculant et criant.
A l’aide, nu secours !
On en veut à nos jours !
Au secours !