‹ Le jargonChapitre 25 sur 27 · BALLADE X · texte numérisé non relu

BALLADE X

Fuyez, benêts, gagnez la forêt chauve, Car écornés vous êtes par. la roue.

Fourbe, trompeur, chacun de vous se sauve.

Echec, échec, votre barque n*échoue !

Au chef du guet nul voleur ne se joue.

Quiconque est mis en ce cachot joyeux.

Pour ces raisons a, dès lors qu'on Técroue, Jour verdissant, havre, gibet hideux.

Maint propre à rien appauvri de sa sève, Privé d'oreille ou le bras sans sa proue, Beau d'astuce, brûlé de langue fauve, Craignant en rond faire au gibet la moue, Répond à tout afin qu'on ne Ty noue.

Volez à trois beaux écus précieux. Ou vous aurez la rafale en la joue, Jour verdissant, havre, gibet hideux.

/Ém\

Que stat plain en gaudie ne se mauve.

Luez au becq que Ton ne vous encloue.

C'est mon advis, tout autre conseil sauve, Car quoy ! aulcun de la f aulx ne se loue.

La fin en est telle qu'elle deloue.

Car qui est grup, il a, mais s'est au mieulx, Par la vergne, tout au long de la broue, Jour verdoiaat, havre du marieux.

Envoi.

Vive David, saint archquant la baboue, lehan mon amy, — qui les feuilles desnoué.

Le vendengeur, beffleur comme une choue, LOing de son plain, de ses flos curieulx, Noue beaucoup, dont il reçoit fressoue, lour verdoiant, havre du marieux.

Qui vit son plein, gai reste en son alcôve.

Veillez de près, qu'aux fers on ne vous cloue. C'est mon avis, toute autre raison sauve.

Car las ! aucun de la faux ne se loue.

La fin suffit pour qu'on la désavoue.

Quiconque est pris a, mettant tout au mieux, Par le charnier où le temps vous ébroue, Jour verdissant, havre, gibet hideux

Envoi,

Vive David, saint danseur, fait la moue, lean mon ami — qui les bçurses s'alloue.

L'escroc, trompeur comme chouette qui floue, LOin de la plaine et des gens curieux, IVage au plein air et reçoit vent qui froue, lour verdissant, havre, gibet hideux.

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