‹ Le jeu de l'amour et de la mortChapitre 17 sur 50 · QRTEVVTTTTRRRRR0R 000228272222 ET DE LA MORT · texte numérisé non relu

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LODOISKA

(s’en aperçoit et, souriante, vient vers Chloris assise sur les genoux de Sophie, et veut la caresser.)

Ma jolie!

CHLORIS

(se dégageant avec colère.)

Non, ne me touchez pas! (Elle se sauve dans le jardin.)

LODOIÏSKA Qu'’a-t-elle à

SOPHIE

(avec une nuance de reproche amical. )

Vous le savez bien.

HORACE

Elle nous envie.

DENIS Elle n’est pas la seule.

QRRROTOVTRRRTRRRrReRrrerr8r2re8ee/28 56 LE JEU DE L'AMOUR RRRRTRRRRRRrReTerrerRrRrerererrerererreereee

SOPHIE

(souriant à Denis et Horace.)

Allez la consoler ! (à Lodoïska) Non, pas vous, égoïste, restez!

Denis et Horace sortent. Restent seules Sophie et Lodoïska. Celle-ci, riante, heureuse, se jette aux genoux de Sophie assise et la serre dans ses bras.

LODOISK À Oui, je le suis, égoïste, égoïste, égoïste! Je ne voudrais pas ne pas l'être, quand c’est si bon de l'étrel Grondez-moi! Grondez-moil

: SOPHIE, souriante.

Cela ne servirait à rien.

LODOISKA

Oh! sil. Cela ajoute au plaistr…..

Non, ne m'en voulez pas! J'avais

PPRRRRE OR RP RRRRRRR eee rRRrReRreeee ET DE LA MORT 57

tant, tant souffert! Mon époux, mon Hector, arraché à mes bras par la mort ennemie! Ah! combien j'ai

pleuré!

SOPHIE

Quand l'avez-vous perdu ?

LODOISK A, simplement.

Îl y a six... non, cinq mois. Oui, c'était en octobre. Je ne voulais plus vivre. Tout était fini pour moi... Et voilà! Tout commence... (se reprenant) Tout recommence... Pauvre Hector!

Cher Horace !.…

| SOPHIE Tous les héros antiques.

LODOISK A Voulez-vous bien vous taire! Il

me semble que c'est le même... Je vous défends de vous moquer.

SOPHIE

Je ne me moque pas...

LODOISKA Je suis bien sûre que mon Hector

se réjouit avec moi Vous souriez ?

SOPHIE

Vous aussi.

ODOiSL Non Si. Ahl bonne et belle,

comme on aime à se mentir! J'ai tant besoin de me réjouir que je veux qu'il

pe e e e e LA se réjouisse aussi. Je sais bien qu'il

ne sent plus rien. Mais moi, moi qui sens, est-ce que j'ai tort, dites, est-ce que je lui fais tort, parce que je veux jouir de ce peu que je vis encore? Vous croyez qu'il men voudrait Non, nen, il doit être heureux de ce qui me rend heureuse.

N'est-ce pas ? Puisqu'il m'aimait!.… Et puis, puisqu'il est mort! Pauvre Hector! Ah! vivre, vivre, c'est bon!

SOPHIE

Il y a vivre et vivre. Vivre, pour vous, c'est aimer.

- LODOISKA

(Dans le dialogue affectueux des’ deux femmes, il y a, de la part de Lodoïska, quand elle admire la sagesse de Sophie, un grain d'ironie, et de la part de Sophie, un grain d'impatience souriante, en acceptant ces éloges.)

he.

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