‹ Le jeu de l'amour et du hasardChapitre 27 sur 81 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

Arlequin. Ah! Madame, quand nous en serons là, j'y perdrai beaucoup, il y aura bien à décompter.^ -'

Lisette. Vous me croyez plus de qualités que je n'en ai.

Arlequin. Et vous, Madame, vous ne savez pas les 5 . miennes, et je ne devrais vous parler qu'à genoux.

Lisette. Souvenez-vous qu'on n'est pas les maîtres 1 de son sort.

Arlequin. Les pères et mères font tout à leur tête. 2

Lisette. Pour moi, mon cœur vous aurait choisi, dans 10 quelque état que vous eussiez été.

Arlequin. Il a beau jeu 3 pour me choisir encore.

Lisette. Puis-je me flatter que vous êtes de même'à mon égard?

Arlequin. Hélas! quand vous n e ssafiz^m^Jeixettfi n11 15 Margot, 4 quand je vous aurais vue, le martinet! l a main, descendre à la c ave, vous auriez toujours été m a princesse.

Lisette. Puissent de si beaux sentiments être durables!

Arlequin. P our les fortifier de part et d'autre, jurons-. nous dg noii g aimcr^guijûuxs? pn dépit ^ to 11 *^ les fautes .20 d!flrt^g ra pk* 5 qi 1ff vous aur ez faites sur mon compte.

Lisette . J'ai plus d'intérêt à ce senn^t^jgiuë "vou^ et je le fais de tout mon ço gur^.

Arlequin se met à genoux. Votre bonté m'éblouit, et je me prosterne devant elle. 25

Lisette. Arrêtez- vous! Je ne saurais vous souffrir dans cette posture-là; je serais ridicule de vous y laisser: levezvous. Voilà encore quelqu'un.

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