OGER
Vous interprétez mal...
RicrrARD.
Ah ! tout est inutile
Sur un cœur où l’amour ne trouve plus das le Car quelle autre raison pouvez-vous apporter
Aux Français, il est vrai, ce jrs peut rester. Mais si vous l’aimiez tant, vous serait-il pe ible De le voir au pouvoir d’un monarque paisible, Au pour oir d’un royaume et d’une nation,
Dont vous devez aimer la constitution,
Certes, vous le savez, les lois de l’Anglcterre
Se sont fait admirer du res te dela terre,
C'est le plus beau travail qu’ait fait l’esprit humain, On le regard: encor comme un présent divin, Je ne cachcrai pas que ce peuple rébelle Leva de tems en tems sa bannière intidèle, Et porta la révoite au sein de sen pays, Je connais qu'à son trône il n’est pas trop soumis. Contraste singulier : les lois les plus sublimes, l'urent souvent témoin de trahisons, de crimes, De guerres, de forfaits, et de séditions.
Mais laissons tout cela. Roger, nous ne saurions Imputer ces excès à des lois aussi sages ; Non, dans tous les pays, comme dans tous les âges Taëmis n’a pu régner sans voir l’homme à ses yeux Braver avec orgueil son front majestueux
Rocer.
Mais si l’Acadien voulait enfin se rendre En servant les Anglais pourrait-il bien prétendre À se 2. gouverner comine la nation ?
Peut-être n'avrait-il qu’un débile embrvon De ces ; sublimes lois qu’Albion préconise ; E t Acadie alors, loin de rester soumise
. Soulèverait la tête et ne pourrait souffrir
Qu'un superde ennemi cherchât à l’asservir.
Mon peuple aime sa langue ; en proscrire l’us Ce serait le réduire au dernier esclavage,
Oui ce peuple fut fait pour n'être dépent dant
pue
pure
D PME M
Que de la nation dont il est descendant, Et votre roi serait des rois le plus auguste, Votre gouvernement promettrait d’être juste, D'élever l’Acadie au niveau d’Albion, Je ne changerais pas ma résolution Au contraire, en tout tems, je saurai me défendre Le Pere.
Ah {situ crains, Roger, comme je crois l'entendre Qu’ui: despote cruel ou qu'un aûr souverain Écrase ton pays sous un sceptre d’airain, Mon fils, détrompe-toi ; car je dois te l’apprendre : A mon pressant désir si tu veux condescenire, C’est toi seul qui pourra gouverner 6e pays ; ‘Tel qu'il est en ce jour il te sera soumis.
Tiens, (lui présentant un billet.) lis, vois, c’est un ordre émané d’un monarque Qui te donne aujourd'hui la plus illustre marque Des sentimens d'honneur qu’il entretient pour toi, En voulant confier l’Acadie à ta foi.
RoGERr.
Quoi ! ce monarque aurait assez peu de prudence Pour vouloir reposer en moi sa confiance !
Ce roi si sage irait remettre ce pays Au plus lâche, au plus vil de tous ses favoris ! El récompeuserait la bassesse d'un traitre !
D'un peuple plein d'honneur il le ferait le maître ! Mais ne craindrait-il pas que ma perfide main Se jouant de tout droit, de tout principe humain, Et faite, en quelque sorte, à manier le crime, Ne voulût de nouveau par ce fait magnanime, S'attirer les faveurs et les présens des rois 1 Te ne craindrais alors, les hommes, ni les lois, Je ne redouterais ni censure, ni peine, Content, je me rirais de la justice humaine.
Mais non... par un serment j’ai voulu me lier, Mon père... ah si Pamour me le fait oublier Loin de vouloir encore, au nom de l’Angleterre Commander à ma noble et malheureuse terre, Craignant tous les humains et fuyant mes sujets J'irai m’ensevelir dans le fonds des forêts Et là je cacherai ma bassesse et ma honte, Ou plutôt que ferai-je ? ah !a mort la plus prompte Brisera les liens de mon iniquité ; Elle seule mettrait mon âme en liberté.
Mais pourquoi redouter une main paternelle ?
fendre
tendre
endre :
Es
’est un rque rque our toi,
udence
ris !
maître !
ain humain, ne,
TP me lier,
Jù
leterre
Lerres sujets
;prompte
cle ?
Peut-elle me forcer à mourir infidèle, Infidèle à la France, infidèle à mon roi, Infidèle à mon cœur, et parjure à ma foi, Le Pere.
Pourquoi retardes-tu ? mon épouse chérie Voudrait me voir sans doute ; elle est seule et s’en- QU re Faudra-t-il qu'aujourd'hui, je fasse son malheur. Trai-je lui montrer ma peine et ma dou'eur ?........ Pourra-t-elle me voir et soutenir ma vue Chère épouse….…..pourquoi fallait-il Pavoir vue ?.. Mais sait-elle déjà ce qui se passe ici ?
Roger... exauce-moi... je demeure transi..
Je me trouble, et je sens tout mon corps qui chan- [celle.
Rocrr.
O Dieu! si vous voulez que je reste fidèle Prêtez-moi votre appui quand je combats mo:
[eœur.
Le Pere.
Que dis-tu, cesse donc d’être blasphémateur.1 (Pamphyle entre.)
DE