ROGER
Pæmphyle, à mon secours, je stis à la torture ; On arme contre moi les droits de la nature, Seul ici je soutiens les plus rules combats.
PAMPHYLE.
Mais, parbonheur, Roger, tu n’y succombes pas. Rocer.
Le penser de devoir est trop fort sur mon âme. PAMPHYLE.
Et je sais que ton cœur n’est pas un cœur de fem- [me,
RicHarD.
Non c’est un cœur de bronze, et loin de l'amollir,
Lache et cruel ami, vous voulez l’endureir,
(On apporte une lettre au Père, qui lit à voix mod{rée.)
‘6 Vos compagnons au porten hâte vous attendent,
‘« Les vaisseaux sont tout prêts et les voiles s’éen- [dent,
éc Le vent est favorable, et les marins, Seigneur,
Murmurent en secret contre votre lenteur.”
LE P£RE
Mes soldats sont lassés de m’attendre au rivage ;
Il faut prendre un parti, choisissons le plus sage.
Jari-je en ce moment m’embarquer sur la mer?
Qu bien dois-je combattre un fils qui m'est si cher
Juste ciel !.. je serais trop sûr de la victoire ;
Pour moi ce dur triomphe aurait trop peu de gloire
Vainquons par la raison, et qu’un dernier effort
En subjuguant mon fils ime vonquière ce fort.
Mais j’ai tout employé, que pourrai-je entrepren- [dre ?
ue m’eutendre.
Hélas ! mon fils Roger ne voudra pl out est fini pour moi ; mon honneu Rang, plaisir, et bonheur, je ne possède rien.
Je vois devant mes yeux la dernière indigence. Quoi ! tu vas donc, mon fils, souflrir en ta pré- [sence
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Ua père périssant sousle poids des malheurs,
Po ae dans la misère et noyé «ans les pleurs ! Quoi ! fu vas voir morrir à ta porte, ton père, Sans songer à lui tendre une main salutaire ? Enfant denaturé, ton cœur est-il si dûr ?
Car enfin tu le sais, le malheur le plus sûr Peut-être le trépas sera tout mon partage...
Out, mais ce qui devrait te toucher davantag», Songe que ton refus produira des effets
Qui te feront, mon fils, lamenter à jamais.
Car sous ces maux crucls enfin si je succombe, \on ép. u ie, elle aussi descendra dans la tombe.
Tu pourras t’honorer de ce double trépas.
Mais seras-tu tranquille ? ah! ne craindras-tu pas Qu'après ta cruruté mou ombre encor sanglante Ne porte dans ton cœur l’horreur et l’épou.ante ?
Daus ton sein criminel tu porteras l’enfer.
Tu seras furieux d’avoir plongé le fer Dans les flancs de celui dont tu reçus la vie
Que faut-il que je fasse ? à puis-ance des cieux Ayez au moins pitié d’un père malheureux !
Dites-moi que tenter, après que mes prières
N'ont fait que l’endurcir dans ses erreurs premicres !
Ce tils...mais non, mon Dieu! non, il n’est pas cruel
Il va sécher mes pleurs ;et mon cœur paterne!,
Tout-à-l’heure en quittant cet enfant que j lune
Tout tremblant de Rare va le bénir encore.
N'est-il pas vrai, Roger ?... ah ! tu ne réponds rien ; Eh bien, pour te fée hr. Je n'ai plus qu’un moven,
C’est le dernier effort que peut tenter un père La nature et l’orguail Se RnEent de le faire,
Mais l’a mour, 6m: fils, le préfère au courroux ;
Regarde, vois ton se embrasser tes genoux.
(I se jette à genoux.) (Roger le 1elève.Y Ah ! laisse-moi, plutôt que d’esciter mes armes, J'aime mieux à tes pieds t’arroser de mes larmes,
Que de faire mourir par le fer meurtrier Un enfant que mon cœur ne saurait oublier, Euccre un mot, Roger, occorde ma demande.
La tendresse le veut, et moi je le commande.
Rocer,.
Mon devoir ne veut pas.
Le Perr,
Je ne puis résister,
Mais ton âne, Ô Roger, n’est pas même attendrie,
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