ACTE i, SCENE (II
RICOPEAU.
Chez niuu iiol...
TVOIRVILLE, I iiilerrompaiil, à demi voix. Silence. . . (il lui glisse de Targenl dans la main. )
RICOPEAU , regardant te que IVoirville vient de lui donner.
Deux pièces de cent sous... Plus de doute ; c'est l'homme aux dix francs... 11 paraît que c'est une liahitude chez lui... C'est le système décimal personnifié.
ROSE , ( à part. )
Je voudrais bien savoir pourquoi Ricopeau à l'air bête comme ca , en regardant ce monsieur.
-NOIRVILLE
En faveur de la connaissance, mon ami , faîtes-moi le plaisir de remettre ces deux lettres à leur adresse.. . L'une est pour M. le préfet — , et l'autre pour un nommé M. Dupré, qui doit haljiter cette ville. Vous le connaissez sans doute?
RICOPEAU.
Si je connais M. Dupré! Parbleu, je crois bien.
KOIRVILLE.
Ma famille lui a de grandes obligations , et je désire que ma première lettre soit pour lui.
RICOPEAU.
Soyez tranquille , monsieur, votre commission sera faite aA^ant un quart d'heure. . . Adieu, Rose. . . (A pari.)Voilà
ce que j'appelle un homme qui a de belles manières
Mou ami... et puis dix francs... k. la municipalité, quelquefois, pour un mariage,, on ne rougit pas de me donner dix sous^ et en sous encore, en vile monnaie de billon,, \dieu , Rose, au revoir. (il sort. )