I.A MARQUISE
Oh ! moi, c’e-t différent... si je me décide jamais à écouler un de vos gentilshommes, ce ne sera ni par entraînement ni par séduction, mais tout bonnement par laison et calcul...
LE. VICOMTE, surpris.
Ah! bahl
LA MARQUISE
Le marquis de Richmond m’a rendue si malheureuse pendant nos deux ans d'union, que j’ai pris les maris anglais en horreur... et je me suis juré de n'épouser jamais qu’un étranger...
LE -VICOMTE, vivement.
Un Français est seul digne de cette faveur!...
LA MARQUISE
Vous croyez?... (Avec tristesse.) Eh bien, pouitant, une fois dans rna vie, j’ai cru trouver celui que mon cœur rêvait depuis si longtemps... et ce n’était pas un de vos compatriotes.
LE VICOMTE
(Ju’eutends-je!...
LA MARQUISE
Oh! ne vous effrayez pas!... ce n’est rien qu’une rencontre inexplicable... un songe, que le réveil a promptement dissipÂ.. car son objet ii’a lait que m’apparailre pour me fuir ensuite à jamais...
LE VICOMTE
Vous fuir!... l’ingrat! quand je donnerais le plus pur de mort sang pour espérer une seule de vos pensées!...
LA MARQUISE, 7iaiit.
Eh bien, monsieur le vicomte, espérez!... on dit que c’est presque du bonheur... d’ailleurs, votre galanterie est ,‘i... générale qu’elle me permet de souffrir vos assiduités... vous m’amusez, vous me faites rire... Espérez!
LE VICOMTE, avec transport.
Oh! belle marquise, vous m’ouvrez les portes du paradis !