‹ Le joaillier de SaintJames opera comique en trois actesChapitre 41 sur 82 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

BERNARD, qui U paru dans la galerie au fond, s'avançant avec crainte, à part.

Quel trouble pour mon cœurl...

A peine je respire !

En ces lieux, tout m’inspire La crainte et le bonheur !

LA MARQUISE, se levant en apercevant Bernard, mais sans le reconnaître d’abord, à part.

Sans doute un invité?...

BBRNAHU, retenant un cri.

C’est elle!

LA MARQUISE, le reconnaissant, à part.

C’est lui!...

BERNARD, Il part.

Comme elle est belle!.,.

42 LE JOAILUER DE SAINT-JAMES

ENSEMBLE

LA MAnQciSB, à part.

Quel trouble pour mon cœur !

A peiiie Je respire !

Près de lui, tout m’inspire La crainte et le bonheur!

BBRN Alto, à part.

Quel trouble pour mon cœur!

A peine je respire !...

Près d’elle, tout m’inspire La crainte et le bonheur !

BERNARD, très-ému, s’avançant Daignez pardonner mon audace...

' (Hésitant.)

Je cherchais... j’attendais ici...

Celui qui devait, mylady,

.Me présenter à Votre Grâce...

LA liARQOiSR, avec embarras.

Mais à quoi bon?... De nous n’ètes-vous pas connu 7... BERNAR D, avec émotion.

Il seponrraitl...

LA UARQDISB.

Ne vous ai-je pas dû Un service éminent?...

BERNARD

Quoil TOUS daignez?...

LA MARQDISB.

Mon cœnr

Ne manqua jamais de mémoire !

BERNARD, s'oubliant, et avec entrainement.

Dieu! qu’entends-je 1... à tant de bonheur Je n’aurais jamais osé croire I...

' Occuper votre souvenir,

Dn seul instant, quelle faveur suprême!...

Pour cet honneur, ce serait môme Trop peu, madame, de mourir!

‘ ENSEMBLE

LA KARQDI8E, à part.

Je le vois I... sa présence,

Doux rayon d’espérance,

ACTK DEUXIÈME.

Vieot bannir de mon cœur Et regrets et douleur I

BERNARD, à part.

Je la vois!... sa présence.

Doux rayon d’espérance, ,

Vieot bannir de mon cœur Et regret s et douleur !

LA MAROOISE, souriant.

Vous m’êtes apparu... puis, comme dans un songe, Vous m’avez fui...

BERNARD, tristement.

Je le devais I

Ce rêve avait pour moi, madame, trop d’attraits I...

Et pour que sans danger, peut-être, il se prolonge...

Il faudrait...

LA MARQUISE

Achevez.*..

BERNARD, vivement.

Non! non!... je n’oserais !...

Parmi la foule et brillante et frivole Qu’attire chaque jour votre charme enchanteur. L’encens d’un humble adorateur Était-il digne de l’idole?

LA MARQUISE, souriant.

Et pourtant vous voici... Mais on vous en prévient. Dès que l’on est reçu chez moi... l’on y revient I bernXrd, avec joie.

Quoi! vous daignez I... AhI vous revoir, madame, C’est là mon vœu le plus cher! le plus doux!

LA MARQUISE, flucc cmotion.

Ce que vous dites là, monsieur, le pensez-vous?

BERNARD, transporté.

Ma bouche ici parle moins que mon àme!

ENSEMBLE

LA MARQUISE, A part.

Je le voisl... sa présence.

Doux rayon d’espérance, etc.

BERNARD, à part.

Je la voisl... sa présence, Doux rayon d’es^rance, etc.

LE JOAILLIER UE SAINT-JAMES

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