SCÈNE II
Les Mêmes, TOM et BETZY, entrant bras dessus, bras
dessous.
TOM, très-gai.
Tra deri dera !... c’est ça... Vive la joie et la vieille Angleterre! (APorfer.)Bonj(jur,mononcle!... tiens, vous avei
06 LE JOAILLIER DE SAINT-JAMES
d(5jà illuminé votre nez en verres de couleur’... C'est pour me faire honneur... merci !... Faut que je vous embrasse...
PORTER
Aïe!... aïe!... tu vas faire choir ton vénérable oncle...
C’est juste... avec ça que vous u’ètes pas solide sur vos jambes... vous avez la tête trop lourde...ça vous fait pencher de côté...
PORTER
Comme te voilà joyeux, ce matin, neveu!
TOM
Joyeux, père Porter?... je suis délirant de t^aieté... je crève de bonne humeur... je voudrais danser jusqu'à mon dernier soupir! (Il saute.) Traderi dera, la la!...
BETZY
.Mais enfin, d’où ce que ça vous vient?... Qu’est-ce qui s’est passé depuis hier?
TOM
Assez de questions comme ça, ma chère amie !... La femme est une créature ravissante... mais, par malheur, elle a une langue... et ça la dépare.
PORTER
Neveu, respecte un sexe auquel tu dois ton oncle.
BETZV, « Tom.
Mais enfin?...
TOM
Màis, mais... qu’il vous suffise de savoir que j’ai retrouvé notre écrin... qu'il est à c’t' heure chez la vieille duchesse, .sa légitime propriétaire... que nous sommes d’honnêtes gens... et que je me moque du reste.
BETZY
Ah ça, et votre maître, mon.^ieur Bernard, viendra-t-il au moins à votre noce ?...
PORTER
Ah ! oui! au fait, viendra-t-il, ce gentleman?