‹ Le jongleur de notre-dameChapitre 2 sur 27 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

Ce livret est tiré du vieux fabliau Del Tumbeor Nostre» Dame (i) (685 vers; auteur anonyme; fin du xii* siècle qu'il suit parfois d'assez près. Publié pour la première fois par Wilhelm Fœrster dans la Romania (1873), maintes fois signalé depuis (G. Paris, La littérature française au Moyen Age; Léon Gautier, Les Épopées françaises; etc.), le Tumbeor est entré dans le domaine scolaire : manuels et morceaux choisis.

Deux écrivains, de nos jours, ont déjà traité ce même sujet : le maître Anatole France dans un conte, parfaitement exquis, de son recueil L'Étui de nacre; le vicomte DE Borrelli dans une pièce de vers qui lui valut, en 1891, le prix de poésie à l'Académie française.

La Légende de la Sauge appartient au cycle populaire des a Herbes de la Madone », où l'on voit aussi le genévriei sauver de la même façon la Sainte-Famille. Amédée DE PoNTHiEU en a donné l'analyse dans ses Fêtes légendaires.

Dans le fabliau du Tumbeor le conteur a situé son récit au couvent de Clairvaux. Ce livret place la scène à Gluny, en Bourgogne, dont l'abbaye Bénédictine, la plus puissante de la chrétienté, était célèbre, au moyen âge, par ses moines écrivains et artistes.

(i) Un Tumbeor est un jongleur de petite espèce, on faiseur de tours. -«- Le Jongleur proprement dit, au moyen &ge, eat un chanteur en même tem|u qu'un bateleur.

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