DORVILLE, EUGÈNE
EUGÈNE
Mon oQcie !
Eugène !
EUGÈNE
Combien je suis enchanté, mon cher oncle, de vous trouver ici!
DORVILLE
Je voudrais bien savoir, moi , ce que lu viens j faire.
EUGTÎNE.
( A part.) Quel accueil! {haut.) Cette question m'étonne... Il me semble que le motif qui vous amène ici vous ej^lique. assez que ma présence n'y est pas inutile.
DORVILLE
Et comment donc, monsieur, avez-vous fait la connaissance de madame de St- Valéry ?
EUGÈNE
Chargé par elle de suivre une alïiure contentieuse , du succès de laquelle dépendait une partie de sa fortune, j'ai été assez heureux pour gagner sa cause. Ittes visites fréquentes à sa campagne m'ont mis à même d'apprécier les brillantes qualités qui la distinguent... et auxquelles je me flatte qu'un jour vous-même rendrez justice.
DOPtVlLLE.
Votre éloge est inutile. . Je sais que penser sur son compte. . . {à part.) Diable .. c'est un gaillard à éloigner. (/trt«/.) Veuillez seulement noter que je vous défends de remettre jamais les pieds ici sans mon consentement.
EUGÈNE
La défense est bizarre...
DORVILLE
Bizarre , c'est possible ; mais voilà.
EUGÈNE. 4 Il est extraordinaire que ce mariage m'aliène votre amitié. . au point...
Vous savez donc que je viens à Paris pour me marier?
Vous, mon oncle? vous m'en voj'ez enchanté ; je puis alors espérer qu'en me prêchant d'exemple, vous me permettrez de vous imiter.
DORVILLE
C'est précisément ce qui vous trompe; je m'y oppose formellement.
EUGÈNE
Vous vous opposez à mon mariage ?
DOnVILLE.
Oui, certes, je m'y oppose... ou nous verrons... Quelle est au surplus la femme assez folle ?..
j EUGÈNE.
Ce langage est inconvenant ; le Heu est mal choisi pour vous expriffixee decette manière ;.et,.sans le respect que je vousporte. . . Mais je me retire... je suis majeur, mon oncle, et je me marierai.
DORYILLE.
Tu ne te marieras pas.
EUGÈNE
Je me marierai , vous jdis'-je. .
■: vMA... :- SCÈNE XIV.
Les mêmes , un DOMESTIQUE.