‹ Le jour et la nuit; opéra-bouffe en trois actes. Paroles de Albert Vanloo & Eugène LeterrierChapitre 24 sur 107 · ACTE PREMILR V · texte numérisé non relu

ACTE PREMILR V

blions pas que jo suis le premier ministre et que, vis-à-vis des inférieurs, je ne dois pas avoir l'air de courir après une jeune fille... {Haut.) Approche, mon ami... Sais-tu à qui tu as l'honneur de parler ?. . . Premier ministre. . . prince Picrates Hermoso Gristoval de Calabazas. Le nom restera... Il est un peu long, mais il restera tout de môme.

MIGUEL, s'inclinant.

Excellence!

CALABAZAS, à part.

Prenons un détour, . , (Haut,) Dis-moi, est-on content des récoltes cette année?

liiGUBL, étonné.

Des récoltes?,,,

CALABAZAS.

Oui.. , La vigne?

MIGUEL

Elle donne assez ! , . .

CALABAZAS,

Tant mieux! Tant mieux!.. Les céréales?..»

MIGUEL

Les céréales ? Oh 1 faibles, les céréales. [A part,) Oi veut-il en venir ?, , .

CALABAZAS.

Tant pis! tant pis!. . . Et les oranges?

MIGUEL

Les oranges se tiennent, Monseigneur,*^

CALABAZAS.

A la bonne heure!. . . Bon produit, les oranges. . . dont la récolte occupe toutes les femmes et toutes les jeunes

filles du pays. .. [Changeant de ton.) A propos de jeunes filles, tu n'en aurais pas vu arriver une... blonde, très gentille?

MIGUEL, à part.

Nous y voilà!,.. {Haut.) l^onl non! Excellence. , ,

GALABÂZAs, à part.

Il ne sait rien, {Haut,) Où est ton maître?

MIGUEL

Mon maître?. . , Il n'y est pas !

GALABAZAS.

Il n'y est pas!. , , Comment s'appelle-t-il?

MIGUEL

Le baron Braseiro, le gouverneur de cette province.

GALABAZAS.

Comment!, ,. Je suis chez Braseiro!. .. Mais c'est un ami!... Quelle chance!... Fais-le venir!

Je vous ai dit qu'il n'y est pas.

GALABAZAS.

Il se permet de ne pas y ôtre quand je viens, moi, Picrates Hermoso CrisLoval de Calabazas, lui rendre une visite!... Et pourquoi ça?. . .

MIGUBL'

Il est parti ce matin pour la guerre, Monseigneur... Les Espagnols ont envahi la province et, , ,

GALABAZAS.

Je m'en doutais.. . Dire que si je ne m'étais pas absenté le jour du traité ... Oh ! les femmes I . . •

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