‹ Le jour et la nuit; opéra-bouffe en trois actes. Paroles de Albert Vanloo & Eugène LeterrierChapitre 59 sur 107 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

BRASEIRO, BÉATRIX, puis MIGUEL.

BRASEIRO, saisissant Béatrix, Je vous liens! {Il lui donne un baiser,)

BÉATRIX, avec ravissement.

ih!

BRASEIRO, s* apercevant de son erreur 9

Sapristi ! une autre ! . . . Je me suis trompé !

BÉATRIX, dvne voix faiblt Ça De fait rien.

7f» LE JOUR ET LA NUIT

BRASEIHO.

Gomment, ça oe fait rien?

BEATRix, toujours daus ses bras^ avec bonheur. Non 1

BRASEIRO.

Eh bien, c^u'est-ce que vous avez ?

BÉATRIX

Rien. . . c'est Témotion, la joie !

BRASEIRO, cherchant à s'en débarrasser.

La joie?... (il part.) J'exerce sur celte demoiselle ^e compagnie une attraction étrange. {Haut.) Voyons, remettez-vous.., soyez homme, que diable!...

BÉATRIX, amoureusement* Oui, oui... seulement, je vous en prie, ne vous passionnez pas tant pour les blondes...

BRASEIRO.

Bien, bien... {Voulant de plus en plus ien débarrasser,) Mais VOUS ne pouvez pas rester comme ça tout le temps. Il faut que j'aille rejoindre ma femme, je veux l'embrasser,

BÉATRIX, se redressant tout à coup. Ohl non... non... Je vous en prie.

BRASEIRO, à part.

Elle est jalouse à présent... Le lendemain de mes noces, exciter une passion pareille. [Avec énergie.) Voyons! voyons 1 . . .

BEATRIX

Ah ! vous ne pouvez pas comprendre... parce que vous

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