ACTE TROISIÈME
TOUS
Ohlnonl
SANCHETTE
Depuis un an que je suis veuve et que je suis restée à la tôte de cet établissement avec mon garçon Cristoval, qui m'est bien utile. . .
CRISTOVAL, modeste»
Je fais tout ce que je peux...
SANCHETTE, Continuant, Vous n'avez jamais eu à vous plaindre de moi, pas vrai?
TOUS
Jamais!
SANCHETTE
Eh bien! il est tard... la maison jouit d'une réputation déplorable, qu'elle mérite du reste. On n'y reçoit que la plus mauvaise société.
TOUS
Merci !
SANCHETTE
Oh! ça m'est égal, je ne suis pas fière. Ce que j'en dis, ce n'est pas à cau.«^e de la morale, c'est à cause de k police..»
COUPLETS
Mon cabaret, entre nous, je m'en vante, Est r rendez-vous de tous les bons garçons; Matin et soir, on y rit, on y chante, Et l'on s'amus' sans faire de façons»
klO iifî JOUR ET LA NUIT
Aimez-vous donc, jeunes gens, jeunes 611es, Embrassez-vous, je trouv' ça très moral; Égarez-vous sous les vertes charmillos, Mes p'tils amours, je n'y vois aucun mal.
Tout ça, ça m'est égal !
J' demand' pas mieux qu' chez moi l'on s* divertisse, A condition d' ménager la police!
Oui, mes amiSj j' veux bien qu'on s' divertisse, Mais méfiez-vous, méfiez-vous d' la police !
Personnell'ment, j'ai le cœur très sensible, A Cupidon je sais mal résister, Aussi je trouve excessiv'ment pénible D' vouloir défendre aux autres de s'aimer; Chacun le sait, j6 ne suis pas sévère, Je permets tout, j'ai l'esprit libéral; N' vous gênez pas, rhiflonnez l'hôtelière Ou bien rossez mon valet Gristoval.
Tout ça, ça m'est égal ! etc.
Si vous m'empêchez de fermer à l'heure réglementaire, vous me ferez pincer.
PABLO
Ch ! ça serait donamage. {Il lui prend la taille et i'<mbrasse.)
ANTONIO, même Jeu.
Oh! oui, par exemple!
cRisTovAL, s* interposant.
Dites donc, si vous n'embrassiez pas I