‹ Le jour et la nuit; opéra-bouffe en trois actes. Paroles de Albert Vanloo & Eugène LeterrierChapitre 97 sur 107 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Si je mène par le chemin

Quelque brave notaire Allant au village voisin

Remplir son ministère; Si je conduis un bon curé

Relisant son office, Un magistrat très vénéré Qui va rendre justice, Un médecin grave et savant Qu'un malade demande.

Un banquier à chaque client Portant son dividende,. .

Joyeux muletier Sachant mon métier, A m.a mule qui trottine Doucement et sans cahots.

Je dis o'une voix câline, Qu'accompagnent ses grelots:

Va ton train, mule légère, Pour l'endroit ou nous allons Le temps n'est pas une affaire Assez tôt nous y serons.

Va, troUine,

Va, chemine, Au doux son de ton tin-tin I

Va, trottine,

Va, chemine Va, ma mule, va ton train !.•

Mais si quelque bel amoureux

Au regard plein de flamme S'en va, pressé, brûlant, fiévreux.

Pour rejoindre sa dame; Si je mène un mari jaloux

Et dont l'œil étincelle, Qui veut au galant rendez-vou*

Surprendre l'infidèle ; Si je mène quelque héritier

Vers l'oncle qu'on enterre, Ou bien si je mène un caissier

Qui gagne fa fiontière...

Joyeux muletier

Sachant mon métier, A ma mule qui dévore Le chemin qu'elle connaît, Je dis, l'excitant encore De la voix et du fouet :

Va bon train, mule légère, Pour l'endroit où nous allons, Le temps vaut de l'or, ma chèrè^ Trop tard, nous arriverons I

Vitel vite!

Qu'on évite "Sous les retards du chemin !

Vite! Vite!

Va, petite!

Va ma mule, ra bon train 1

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