PARIS VIVAM
la l'aec collée aux vitres, assistent au tirage des feuilles tendues, roulées, lissées dans le ilexible et vertigineux battement des raquettes.
Si c'est un jour de grosse nouvelle, la foule envahit la salle des dépèches, commentant lévénement, soulignant de réflexions cocasses le papier bleu épingle dans le liège ; puis elle s'arrête, baguenaude, flâne au hasard des choses entrevues ou regardées, autographes d'assassins, portraits d'actrices, caricatures, statuettes, bustes, fouillis de tout et (le rien où la badauderie s'accroche. Sic'est un jour d'élection à tam-tam, la rue s'agite, déjà soulevée d'une curiosité, prête à rouler ses vagues de peuple sous les fenêtres, devant les transparents qui s'illuminent d'une clarté rose et blanche, brusquement traversée du noir des chiffres annonçant les suffrages obtenus.
Quelques journalistes causent sur la chaussée. Des gens se les montrent, quand ils valent la peine d'être montrés. Un camelot soulève sa casquette : « Salut, citoyen! » Et se tournant vers les camarades : a Ce que je l'ai entendu jaspiner dans les réunions, celui-là!» Mais le grand succès va au critique dramatique, un homme qui dore et dédore les étoiles, intimide Coquelin, fait trembler Sarah Bernhardt, réprimande les auteurs, soupèse l'esprit, passe l'intrigue au fll de la phrase, déshabille les caractères, signale les trous, blague les effets, rive les clous, pulvérise l'action, régente la scène du bout de sa lorgnette
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braquée, mène l'(i|)inion, conseille les loges, avertit les