‹ Le journal de Quebec et le tombeau de ChamplainChapitre 11 sur 12 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Je crois avoir prouvé surabondamment, dans mes deux brochures, que la découverte du tombeau de Champlain n'est pas due à l'étude des documents historiques du pays, mais bien aux renseignements que MM. Laverdière et Casgrain ont reçus de moi et de M. O'Donnell, touchant la tombe de l'escalier-Champiain.

S'il en était autrement, pourquoi nos divers historiens, qui ont tant étudié l'histoire détaillée du pays, ainsi que les nombreuses personnes instruites répandues sur toute la surface du pays, n'auraient-ils pu faire cette découverte dans leur cabinet, comme MM. Laverdière et Gasgrain, par la seule étude des textes, par la seule pénétration de l'esprit?

Une autre raison. Pourquoi ces messieurs auraient-ils attendu juste l'époque où je leur ai communiqué les renseignements que le public connaît, pour faire cette importante découverte ? eux qui étudient depuis si longtemps Champlain, Sagard, Relations et Journal des Jésuites, Registres et Archives de Québec, etc., etc. ? Leur fallait-il donc absolument attendre mon information du 5 novembre pour opérer cette découverte le 10?

Quant à la discussion des Faits historiques, que le Journal attaque sans offrir de preuves du contraire, j'ai lieu de croire également que les nombreuses autorités que j'ai citées à l'appui de mon raisonnement, ont porté la conviction dans l'esprit de mes antagonistes.

Dans tous les cas, cette polémique aura pour effet d'en gager les hommes qui s'occupent d'histoire à bien considérer les faits débattus avant d'offrir au pays le fruit de leurs méditations. Quant au genre bouffon inauguré par le Journal de Québec dans cette polémique, il est à croire qu'il ne se reproduira pas de sitôt, et qu'on y songera à deux fois avant de s'en servir.

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