‹ Le journal des orchidéesChapitre 135 sur 192 · COULEURS COMBINÉES · texte numérisé non relu

COULEURS COMBINÉES

Albo marginatus.

Albo-purpureus.

Albo-sanguineus.

Atropurpureus.

Atrorubens.

Atrosanguineus.

Atroviridis.

Bovdé de blanc.

Blanc pourpré.

Blanc et rouge-sang.

Pourpre foncé.

Rougeñtre sombre.

Couleur de sang foncé.

Vert foncé.

1% NOVEMBRE 1891 259 Aureo-flavus. Blond doré.

Aureo-purpuratus. Doré et pourpré.

Auro-roseus. Rose et doré.

Bicolor, discolor. De deux couleurs.

Fuscoviridis. Vert-brun.

Guttatus. Portant des taches en forme de gouttes. Latimaculatus. À taches larges.

Lineatus. Ligné.

Luteo-marginatus. Bordé de jaune.

Luteo-purpureus. Jaune et pourpre. multicolor. De plusieurs couleurs.

nebulosus. Mayqué de nébulosités.

Oculatus, ocellatus. Orné d'yeux.

Pauci-maculatus. À taches peu nombreuses.

Quadricolor. De quatre couleurs.

Quinquecolor. De cinq couleurs.

Roseo-oculatus. Portant des taches voses en foymes d'yeux.

1 EAN D

(Sera continué.)

UN. DERNIER MOT AU SUJET DES CATTLEVA LABIATA AUTUMNALIS ET C. WAROCQUEANA

Nous avions annoncé notre intention de clore définitivement la polémique engagée sur ces deux plantes, ou plutôt sur cette seule et unique plante, car la synonymie des deux noms n’est plus aujourd’hui contestée que par un concurrent quelque peu récusable dans ce débat. Nous croyons cependant utile de produire encore le document suivant, tiré du Gardeners Chronicle du 17 octobre dernier, où il a paru sous la signature de M. R. A. ROLFE :

« Je reçois de nouveaux matériaux relatifs à la question de l'identité du « C. Warocqueana avec l’ancien type à floraison automnale, sous la forme de « six fleurs différentes, provenant d’autant de plantes, qui me sont envoyées « par MM. LiINDEN, de Bruxelles. Elles présentent tous les caractères de « l’ancienne plante, et, ainsi que je l’ai déjà dit, elles ne peuvent pas s’en « distinguer. Comme je l’avais observé dans celles que j'avais reçues de la « même source à l’automne dernier, elles sont plus grandes qu'aucun des « modèles de l’ancien type qui sont conservés à Kew, mais ce fait peut « aisément s'expliquer, et ne constitue pas une différence appréciable. Elles « possèdent le même éclatant coloris, fleurissent à la même époque, et comme

« j'apprends qu’elles proviennent du Brésil, je ne puis que confirmer l’opinion « que j'avais exprimée précédemment, à savoir que le C. Warocqueana n’est « qu’un synonyme du C. labiata, et que par conséquent le nom le plus récent « doit être modifié. Il existe des différences sensibles entre les six fleurs au « point de vue de la largeur des pétales et du labelle, du coloris, et de la « grandeur de la macule jaune du disque, mais il n’y a rien là qui n’ait été « observé depuis de longues années. » :

Le Gardeners’ Chronicle revient à diverses reprises aux Cattleya labiata autumnalis « alias Warocqueana » dans son numéro du 24 octobre et dit qu'il y a actuellement en fleurs chez E. MooN, Esq., à Watford, une variété supérieure surpassant même celle figurée dans la Lindema et dans d’autres publications.

Le Gardening World et spécialement le Northern Gardener font les plus grands éloges de notre nouvelle découverte et se joignent à M. RoOLFE (lequel publie dans le dernier numéro du Gardeners Chromcle un nouvel article très concluant) pour dire que les Cattleya labiata autumnalis et Cattleya Warocqueana sont de vrais synonymes et que ce dernier nom doit être abandonné.

L’honneur d’avoir réintroduit, il y a déjà dix-huit mois, le Cattleya labiata autumnalis nous revient donc sans conteste, malgré les prétentions contraires de M. SANDER qui n’a réintroduit qu’en septembre dernier une espèce à laquelle il donne ce nom et s’est même servi de cette introduction pour se sacrer « the Orchid King. » Nous dirons dans notre prochain numéro à qui revient en Angleterre cette couronne usurpée.

Les appréciations des journaux anglais, ainsi que celles reçues des plus grands connaisseurs, tant du continent que d'Angleterre, et notamment de Sir TREVOR LAWRENCE, de MM. R. H. MEASURES, JAMES ANDERSON, etc., me font dédaigner toutes les attaques dont j'ai été l’objet et les vers de mirliton qu’on a essayé de répandre, dans ces derniers temps, pour nous spolier de notre grande introduction. Il y a longtemps que je suis blasé sur la désolante jalousie qui sévit avec plus d’âcreté dans l’industrie horticole que partout ailleurs. Ma situation à la tête de l’un des principaux établissements du monde m'a mis depuis quinze ans en butte à toutes les vilenies... Elles ne m'ont pas fait prendre l'humanité en horreur; j’ai pris mon parti de ce triste côté du struggle for life, et je m’en console au milieu de mes chères fleurs.

LE

L'ORCHIDÉENNE

ÉOCLIETE D'AMATEURS. D’'ORCHIDÉES

Page 1